LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Il faut penser tout ce qu’il y a de pensable dans l’impensable” De Vladimir Jankélévitch

Concours de la fonction publique : Le ministre Bassolma Bazié s’offusque du retard dans la publication des résultats

LEFASO.NET

Publié le vendredi 4 novembre 2022 à 22h30min

PARTAGER :                          
Concours de la fonction publique : Le ministre Bassolma Bazié s’offusque du retard dans la publication des résultats

Au cours d’une rencontre de cadrage tenue ce 4 novembre 2022 avec l’équipe technique chargée de l’organisation des concours, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Bassolma Bazié a déploré le retard pris dans la publication des résultats des concours session 2022.

« J’ai été absent seulement un mois. Selon notre planification, à cette date, les candidats admis devraient être dans les écoles de formation. Et nous devons être en train de planifier l’organisation des concours professionnels et directs de la session 2023. Mais au grand regret, je suis revenu trouver que les choses piétinent et ce n’est pas normal. Quand on pense que nous avons tout mis en œuvre pour mettre à disposition toute la logistique et les ressources nécessaires pour que les concours professionnels et directs de cette année se déroulent dans de meilleures conditions que les années antérieures. Nous avons bataillé pour avoir les ressources financières nécessaires. C’est donc honteux que nous soyons à ce stade. Des acquis des années passées comme la délivrance des résultats en un temps record ont connu un recul sans précédent. Il y a urgence à sauver la crédibilité de l’Etat », s’est offusqué le ministre.

Tour à tour, chaque membre de l’équipe, à différent niveau de responsabilité, a pris la parole pour expliquer les difficultés rencontrées. Une analyse profonde de la situation a été faite et des pistes de solutions ont été proposées pour lever les goulots d’étranglements afin de mettre les résultats à la disposition des candidats dans les plus brefs délais, peut-on lire sur la page Facebook du ministère.

Des analyses, il ressort que les difficultés résident au niveau du système de correction du E-concours géré depuis l’extérieur par le prestataire qui s’occupe de la plateforme.

« Nous avons honoré notre engagement en signant un contrat avec un prestataire chargé de nous accompagner dans l’organisation des concours, de l’inscription des candidats, en passant par l’administration des épreuves jusqu’à la délibération des résultats. Il y a lieu que les uns et les autres honorent aussi les leurs. S’il y a une plainte qui doit être déposée en justice contre une tierce personne, nous allons le faire. Il ne faut pas laisser des individus venir ternir l’image de notre Administration », s’est insurgé le ministre.

Poursuivant sur un ton de déception et de colère, Bassolma Bazié a indiqué avoir initié la rencontre pour situer les responsabilités et prendre les décisions qui siéent.
« Trop c’est trop. Des ordinateurs ont été dérobés dans les salles, nous n’avons pas eu de retour ; la plateforme lors des inscriptions a rencontré des difficultés, aucune action n’a été entreprise contre qui que ce soit et pourtant le montant du contrat du prestataire chargé de la gestion de la plateforme E-concours a connu une augmentation sensible par rapport aux années antérieures et les résultats sont toujours bloqués. Et c’est l’Etat qui prend les coups ? Non. Il nous faut situer les responsabilités et taper du doigt sur la table s’il le faut. Si quelqu’un doit répondre, il va répondre ».

Sur 92 concours directs, 78 n’ont pas encore été délibérés et les résultats de 14 concours professionnels dont huit de la santé et six du MENAPLN, session 2022 sont toujours bloqués.

Lefaso.net

Source : DCRP/MFPTPS

PARTAGER :                              

Messages

  • Enfin un ministre qui nous transparent. Merci Basolama. Nous sommes des adultes et aimons quant on nous parle clairement comme ça. Là nous savons la bonne foie du ministre et savons d’où vient le problème. Le prestataire doit répondre de son comportement.
    Merci.

    • @PIONG YANG,le prestataire doit en effet répondre de sa forfaiture mais aussi tous ces voleurs d’ordinateurs portables et il ne faudra pas qu’on me dise que ce sont des candidats ou le fameux prestataire.Là clairement ces voleurs se retrouvent parmi les superviseurs et ils sont facilement identifiables.Ensuite est ce que le Burkina manque de talents en informatique pour qu’on confie notre concours national électronique a un prestataire étranger pour gérer de simple QCM ?C’est tout simplement honteux.Au passage qui pourra nous dire le pays de ce fameux prestataire ?

    • Bonjour Mafoi,
      J’ai été réellement interpellé par la même chose que vous.
      "Nous autres" petits burkinabè, avec nos petits moyens, pouvons nous réellement nous permettre de faire appel à des cabinets privés ? Et pour quel coût ? Depuis quand est-ce le cas ? Quel ministre a-t-il eu cette riche idée ? Quel parlement l’a votée ?
      Et comme vous le soulignez, le Faso regorge de talents et de fonctionnaires qui s’ennuient, si l’on confie des affaires aussi importantes au privé, on pourrait finir par se demander à quoi servent nos trop nombreux fonctionnaires.
      En France, où les moyens de l’état et du pays en général, n’ont rien de commun avec les nôtres, Macron a du faire face à une polémique soulevée par l’affaire McKinsey, cabinet privé américain, qui était chargé de conseiller le gouvernement pendant la pandémie. On a vu le résultat. Mais bon, la France a certainement de l’argent à gaspiller et ce qui se passe là-bas ne me regarde pas.
      Ici, par contre, dans le contexte dramatique que nous connaissons, quand on nous parle de restrictions de dépenses de l’état,... ça fleure bon le scandale.

  • Cette année est la pire des années en terme d’organisation des concours de la fonction publique. Cela montre que les gens ne veulent pas travailler ou ils travaillent pour leurs ventre. Où est passé le concept Modernisation de l’Administration publique que certains ont chanté dans les médias ? Même avec la correction manuelle qu’on a connu dans le passé on a pas vu un tel retard.

  • Poursuivant avec un ton de colere.......hum
    ..on oublie d où on vient.Si l ex ministre Ouaro avait adopté ce meme ton de colere je suis certain qu une personne allait transpirer.

  • Si l’on peut admirer le fait que le ministre en fasse un problème et cherche à situer les responsabilités, il est temps de cultiver le consommons local dans tout son sens, il ya Des burkinabes a même de gérer cette plateforme confions la gestion de cette plateforme au ministère du numérique et valorisons l’expertise burkinabe e

  • Bonsoir Mr le ministre
    Vraiment d’accord avec votre intervention ; dans l’administration burkinabé beaucoup de dossiers sont en souffrance et cela souvent pendant plus de trois ans. Notre dossier est dans ce cas, aussi nous espérons que votre mise au point fera bouger positivement les lignes. Notre second souhait est que si un dossier ne peut être traiter pour quelle que soient les raisons ; le signifier aux intéressés est recommandé, cela pour qu’ils puissent explorer d’autres possibilités au lieu de rester dans de faux espoirs.
    Cordialement à vous.

  • Bravo M. le Ministre. Il faut sévir sans pitié. En effet, trop c est trop. Ce pays a beaucoup souffert et il faudra que les Burkinabè sachent que ce qui se passe dans l administration publique est aussi pire que le terrorisme. Tant que chaque Ministre ne tapera pas honnêtement sur la table, le pays ne sortira pas des difficultés que nous connaissons. Un Ministre, ce n est ni la voiture Ministériel ni le costume mais le brave au travail. Le Président Thomas SANKARA à eu l aval du peuple lorsque le 26 mars 1983 , alors premier ministre il demandait au peuple si il voulait qu il maintienne dans l administration les fonctionnaires pourris. Le peuple a dit "NON" et a demandé de les chasser. Alors, il faut les chasser disait Thom SANK. Le peuple a parlé. Monsieur le Ministre, il faut les chasser même s il est un BAZIE. Comme disait Thom SANK, cela va vous coûter le poste ou peut être la vie mais le peuple est là pour continuer la lutte coûte que coûte. Courage et que Dieu bénisse le Burkina Faso.

  • S il y a bien un Burkinabè qui est pour et sans réserve pour la valorisation de l expertise nationale, c est bien Basolma " le Général ". Maintenant, il faudra que les compétences nationales montrent de quoi, elles sont capables en termes d intégrité. L intégrité, le courage sont un minimum de valeur pour le développement d un pays. Thomas SANKARA, ce Burkinabè intègre n a pas eu l argent, ni de duplex, ni de châteaux mais il est devenu comme le Christ. Immortel. Personne et personne ne pourra acheter l Immortalité avec l argent. Ayons le courage et la peur de Dieu et jetons un coup d œil sur le nombre de chômeurs au Burkina. Quoi que l on dise,il nous faut des Ministres qui sont rigoureux. Basolma en est un et les autres doivent suivre l exemple. Les marches de soutien à tel ou tel ministre, député etc etc doivent prendre fin. Personne n a le monopole du bon travail. Il suffit d une bonne volonté. Notre pays a les terroristes à combattre mais il y a aussi les voleurs du pays à combattre sans pitié. Il faut avoir le courage de remuer le cocotier à tous les niveaux. Le respectable et respecté Doyen Pr Laurent BADO est des modèles du pays qu il faut valoriser.

  • Voilà un ministre qui nous rassure enfin,Bassolma est un homme intègre. Et je savais qu’il allait réagir.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Royaume Gulma : D’où viennent les Moyenga ?