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Coopération Burkina - France : « Il y a des choses à améliorer », estime le capitaine Ibrahim Traoré

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Publié le lundi 3 octobre 2022 à 11h46min

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Coopération Burkina - France : « Il y a des choses à améliorer », estime le capitaine Ibrahim Traoré

Le Capitaine Ibrahim Traoré est le nouveau président du MPSR. Il assure l’expédition des affaires courantes de l’Etat jusqu’à la prestation de serment du nouveau président désigné. Au lendemain du coup d’État, il a accordé une interview à la Radio France Internationale (RFI). Nous vous proposons l’intégralité de cette interview.

RFI : Capitaine, bonjour

Capitaine Ibrahim Traoré : Bonjour

RFI : Quelle est la situation politique ?

Capitaine IB : Il y a eu une concertation entre les chefs traditionnels et religieux depuis hier matin aux environs de 9h. J’ai eu un contact téléphonique avec eux.

RFI : Savez-vous où est le colonel Damiba ?

Capitaine IB : À l’instant où je vous parle, je ne pourrai pas vous dire là où il se trouve pour question de sécurité. Mais il va bien. Il va très bien.

RFI : Est-ce qu’il est sur le territoire de Burkina Faso ?

Capitaine IB : Rires. Peut-être que vous avez d’autres informations à me donner ?

RFI : Je vous pose la question, parce que plusieurs sources disent qu’il est au Togo.

Capitaine IB : Probablement. Je n’ai pas d’informations sur une extraction où tout autre évènement de ce genre.

RFI : Mais c’est probable ?

Capitaine IB : Comme vous avez une source qui vous l’a dit, donc c’est probable.

RFI : Est-ce que vous lui avez parlé ces derniers jours ?

Capitaine IB : Ah oui. Même ce matin, je lui ai parlé.

RFI : Et alors ?

Capitaine IB : Il n’y a pas de problème entre le colonel Damiba et moi. Ce n’est pas un problème personnel. Nous avons pu parler des sept conditions.

RFI : C’est ça. Il vous a dit qu’il ne démissionnerait que si les sept conditions qu’il a posées sont acceptées ?

Capitaine IB : Je ne dirais pas que ce sont des conditions en tant que tel. Je dirais plutôt de sept accompagnements parce que ce sont des souhaits.

RFI : Justement, parmi les souhaits que vous a exprimés le LCL Damiba, il y a le respect des engagements pris avec la CEDEAO et notamment le retour à l’ordre constitutionnel en juillet 2024 ?

Capitaine IB : On souhaite que le retour à l’ordre constitutionnel normal soit même avant cette date si la situation se présage. C’est notre souhait.

RFI : Ce dimanche soir, un communiqué de militaires qui vous soutiennent a dit que vous êtes chargés de l’expédition des affaires courantes, mais seulement jusqu’au assises des forces vives qui désigneront un président de transition. Est-ce que vous confirmez ?

Capitaine IB : Oui je le confirme parce qu’il y a les assises qui vont désigner un président de la transition. Pour l’instant, nous expédions les affaires courantes.

RFI : Et ces assises, est-ce que vous souhaitez qu’elles se tiennent avant la fin de l’année ?

Capitaine IB : Ah oui. Bien-sûr avant la fin de l’année. On souhaite que ça se passe le plus vite possible.

RFI : Et à l’issue de ces assises est-ce qu’on verra un président civil ou un président militaire ?

Capitaine IB : Civil ou militaire.

RFI : Votre préférence, mon capitaine ?

Capitaine IB : Je n’ai pas de préférence, ça dépendra de ce qui sortira des assises.

RFI : Et vous-même mon capitaine, est-ce que vous pensez pouvoir poursuivre à la tête du pays après les assises où est-ce que vous comptez passer le relai à ce moment là ?

Capitaine IB : Rires. Pourquoi continuer ? Nous, nous ne sommes pas venus pour continuer. Nous ne sommes pas venus pour un but particulier. Ce qui nous intéresse, c’est améliorer la situation sécuritaire. C’est le développement socio économique. Ce sont les assises qui vont désigner le président, le reste ça ne nous concerne pas trop. On sera là pour donner des idées.

RFI : Ce samedi, des manifestants s’en sont pris à trois emprises françaises au Burkina, deux à Ouagadougou et une à Bobo-Dioulasso. Quelle est votre réaction ?

Capitaine IB : Nous condamnons ces dérives de la foule. Avec la communication, je crois que ça rentre dans l’ordre.

RFI : Quel appel lancez-vous à ces manifestants ?

Capitaine IB : D’être patriotes et de ne pas se livrer aux actes de vandalisme. Pourquoi attaquer, pourquoi détruire ? Nous passons des messages, nous déplorons ces actes.

RFI : Vous avez marqué votre ferme volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à aider dans la lutte contre le terrorisme. À quels autres partenaires pensez-vous ?

Capitaine IB : l n’y a pas une cible prioritaire. Tous ceux qui pourraient nous aider.

RFI : Parce que depuis trois jours les manifestants qui vous soutiennent brandissent des drapeaux russes ?

Capitaine IB : La Russie est un État comme les autres. Nous sommes déjà en partenariat comme vous pouvez le constater. Même dans notre armée, nous utilisons beaucoup de matériels russes. Donc, c’est déjà un partenaire pour le Burkina Faso.

RFI : Est-ce que vous souhaitez continuer un partenariat avec la France ou pas ?

Capitaine IB : S’il y a une ambassade ici, c’est qu’on est déjà partenaire, maintenant peut-être qu’on va parler des termes du partenariat. Il y a des choses à améliorer.

Lefaso.net
Source : RFI

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Messages

  • Le président Compaoré avait su coopéré avec le même pays pendant des années qui lui permettait d’engrangé le développement dans bien des domaines. Mais à votre tour on constate déjà la désolation. Pendant même le fort de la révolution sankariste très hostile à la France aucun site diplomatique ne s’inquiétait à Ouagadougou. A votre tour j’imagine l’angoisse dans les locaux de l’ambassade de France à Ouagadougou.
    La coopération d’un pays à un autre est faite par un principe d’intérêt commun de partenariat. Les acquis de cette coopération n’est pas un droit mais un don renouvelé dans une volonté de bienveillance.

    • @ Caca de toujours :
      Laisse-moi t’aider ici : tu dis ’

      Le président Compaoré avait su coopéré avec le même pays pendant des années qui lui permettait d’engrangé le développement dans bien des domaines’

      Je dirais plutôt :

      Le réfugié Blaise Compaoré avait su coopéré avec les terroristes pendant des années qui lui a permis de rester au pouvoir jusqu’au point même de vouloir y mourir afin de ne pas à répondre à l’assassinat de Sankara et ses compagnons d’infortune. Cette coopération avec les terroristes, ceux qui terrorisent aujourd’hui, n’était pas limitée à épargner notre territoire des attaques infligées sur nos pays frères de la sous-région mais le sous-sol des territoires pour lesquels le Mali et le Niger ont été pris pour cible. Du coup le réfugié Blaise Compaoré fut partie prenante dans la désolation visitée sur les populations de ces deux pays-là.

      Le Burkina est victime de ces attaques terroristes, cause indéniable des différents coup d’état. D’emblée, on peut prétendre avec certitude que Blaise est la cause principale de ses attaques car il soupait avec eux, ici même, à Ouaga.
      Il faut commencer par ne pas commencer sinon, on finit par ne plus être capable de freiner les dégats. Entretemps, il se le coule douce chez sa belle famille.

    • Tu es vraiment Caca.
      Président TRAORE ne vous fatiguez même pas avec ces gens aux pseudonymes et propos (@Caca) bizarres.
      S’il plait à Dieu il va apprécier votre gestion

  • Bravo mon capitaine.
    Interview réussi. Toujours compter sur nous mêmes et en nos capacités endogènes à régler nos différents et définir le chemin de notre avenir.
    La Partie ou la Mort, Nous Vaincrons.

  • Bien répondu, mon capitaine !. Je sens que les choses vont effectivement s’améliorer avec de telles réponses.

  • Mon capitaine, arrêter même de leur parler svp !
    Faite comme Goita, ne parler pas beaucoup. Désigner quelqu’un qui parlera à votre place. Et penser à la fusion entre le BF et le Mali, aussi la guinée C. Jeter des bases solides...Faites ce que ces institutions bizarres, (CEDEAO, UA...) n’ont jamais pu faire. Force à tous ceux qui aiment et travaillent pour le bien de leur peuple.

    • @Boss
      Parfaitement d’avis avec vous. D’autant que la première interview est accordée à une chaine qui n’a sûrement pas les même objectifs que le peuple burkinabé et africain.
      Prière au capitaine de se choisir un porte parole reflétant les attentes du peuple. Il faut qu’il se rende compte des pièges dans lesquels il va être acculé de tous parts.
      Mon capitaine. L’autre est tombé parce qu’il était le vassale de Wattara d’abord et la France ensuite.
      Mon capitaine. les applaudissements et les illusions de puissance que provoque la liesse populaire ne dure que le temps d’une fumée qui s’envole. Nous avons applaudis des deux mains et battus le paver pour vous frayer le chemin menant à une bonne écriture de notre histoire commune.
      Mon capitaine. vous pouvez rentrer et rester dans l’histoire mais cela par des actions courageuses allant dans le sens du peuple.
      Mon capitaine. Je souhaite de tout coeur que réussissez. Mais sans l’équilibrisme primaire avec lequel damiba s’est perdu.
      Tout le Burkina est avec vous et est le bouclier nécessaire dont vous avez besoin. Il n’est pas question de satisfaire votre belle famille qui a d’ailleurs tout mon respect. Vous êtes appeler par l’histoire pour marquer à l’infini votre empreinte. Arrêter de vouloir plaire et agissez !!!

  • Merci au nouveau président pour avoir su éviter les piège que le journaliste de RFI lui tendait dans cet interview.
    Si je peux lui donner un conseil, il n’a qu’à vendre chèrement sa parole dans ce sens qu’il ferait bien de se garder de répondre aux sollicitations médiatique et de ne communiquer que parce que lui a bien muri ce qu’il veut communiquer. En d’autre termes, il serait prudent de ne pas laisser les médias le détourner de ses priorités. Il pourrait meme avoir un porte-parole afin de ne pas toujours s’exposer dans l’espace public. Comme dit le sage de la Bible, ’’l’abondance de parole ne va pas sans péché’’ et le chanteur africain disait que ’’ trop parler, c’est maladie’’. Alors ce premier responsable, compte-tenu de la délicatesse de sa mission dans cette situation si urgente ferait bien de se prémunir contre les péches et les maladies de la parole publique. Parler peu et bien et laisser d’autre communiquer sur le reste. Cela fait partie de l’art de gouverner.

  • Merci au nouveau président pour avoir su éviter les piège que le journaliste de RFI lui tendait dans cet interview.
    Si je peux lui donner un conseil, il n’a qu’à vendre chèrement sa parole dans ce sens qu’il ferait bien de se garder de répondre aux sollicitations médiatique et de ne communiquer que parce que lui a bien muri ce qu’il veut communiquer. En d’autre termes, il serait prudent de ne pas laisser les médias le détourner de ses priorités. Il pourrait meme avoir un porte-parole afin de ne pas toujours s’exposer dans l’espace public. Comme dit le sage de la Bible, ’’l’abondance de parole ne va pas sans péché’’ et le chanteur africain disait que ’’ trop parler, c’est maladie’’. Alors ce premier responsable, compte-tenu de la délicatesse de sa mission dans cette situation si urgente ferait bien de se prémunir contre les péches et les maladies de la parole publique. Parler peu et bien et laisser d’autre communiquer sur le reste. Cela fait partie de l’art de gouverner.

  • J’attire l’attention du capitaine. Il faut beaucoup éviter d’accorder des interviews aux médias étrangers surtout dès les premiers moments de votre pouvoir. C’est un test de niveau qu’ils vous administrent dans le but de préparer une poison.

  • Le Burkina est un pays de savane, et tout le monde se connaît. Les terroristes sont aux portes de Kaya. Dites moi capitaine qu’est ce que vous avez fait. RIEN. Vous êtes comme vous même vous le dites un expert de coup d’état. Les coups d’état font reculer le pays. Et la guerre n’est pas faite par une seule personne. Quand on est loin du pouvoir , on ne voit pas les réalités. Votre populisme va vous rattraper
    Bonne chance

    • Pascaline on comprend ta douleur certainement un ancien client du Reso ALT qui rumine la douleur d avoir perdu ses avantages.Yako a toi.Ainsi va la vie.Ce qu on gagne sans merite se perd vite encore yako.

  • Traore, il faut commencer par eliminer ces medias : ne leur parle pas ! ce n’est pas la guerre que tu leur fait, tu as trop de choses a faire pour te lancer dans ca la meme ! Il aurait fallu ne pas leur parler meme ! RFI, jeune afrique etc seront tes fossoyeurs
    SOME

  • Le capitaine Ibrahim Traoré a commis la première grosse erreur, pour avoir parler dans la précipitation à ces médias mensonge que sont rfi et France 24. Tu dis que tu gères les affaires courantes, mais c’est toi qui prends déjà des engagements très énormes sans avoir au préalable consulté les forces vives de la nation. Combien de déplacés internes avons-nous actuellement au Burkina. Au lieu de s’occuper de ça, la CEDEAO met la pression pour organiser un semblant d’élection au cours de laquelle elle pourra placer u valet françafricain pour continuer à nous maintenir soya la domination française. Vous-tu l’ampleur de la tâche qu’il y a à faire, et tu oses dire que les délais fixés pour juillet 2024 sont même trop loin. Il faut éviter de te précipiter dans tes actions. Fais-toi entourer de personnes ressources très aguerris pour éviter certains pièges.

  • Si vous voulez reussir il faudra vite vous éloigner des ignorants qui se prennent pour panafric…
    Sinon vous ne vous en sortirez jamais une fois dans leur piège. A bon entendeur..,

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