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Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • jeudi 22 septembre 2022 à 22h20min
Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

Le 16 septembre 2022, le Premier ministre Albert Ouédraogo publiait une note qui mettait fin à la prise en charge des pauses-déjeuner lors des activités délocalisées. Pour certains syndicalistes, cette décision est accueillie de façon mitigée. Certains d’entre eux estiment que si dans le fond la décision se comprend, elle peut cependant poser des difficultés d’ordre pratiques pour ceux qui participent aux ateliers, séminaires et autres symposiums délocalisés.

Il n’y aura plus de de prise en charge des pauses-déjeuner lors des activités délocalisées. C’est la décision du Premier ministre, Dr Albert Ouédraogo, rendue publique dans une circulaire adressée à tout ministre et président d’institution en date du 16 septembre 2022. « Ces pauses déjeuner servies aux participants, qui bénéficient déjà d’une indemnité de mission, constituent une double dépense effectuée au détriment du budget de l’État eu égard aux dispositions des articles 2 et 3 du décret n°2012-735/PRES/PMMEF du 21 septembre 2012 portant indemnité de mission à l’intérieur du pays applicables aux agents de l’État », peut-on lire dans la note. En clair, les frais de missions étant généralement composés de frais de transport, de logement et de nourriture, il n’y a plus de raison que le déjeuner soit encore pris en charge.

Pour certains syndicalistes, cette décision est accueillie de façon mitigée. Certains d’entre eux estiment que si dans le fond la décision se comprend, elle peut cependant poser des difficultés d’ordre pratiques pour ceux qui participent aux ateliers, séminaires et autres symposiums. C’est le cas de Aboubacar Paré, secrétaire général du Syndicat national des encadreurs pédagogiques de l’enseignement secondaire (SYNEPES).

« Dans le fond, cette circulaire se comprend. Maintenant il faut également comprendre la pratique de déjeuner sur les lieux de l’activité qui s’explique pour deux raisons essentielles à mon sens. La première est d’ordre pratique. En effet, lorsqu’une activité est délocalisée, il n’est pas aisé pour les participants de pouvoir se restaurer facilement aux alentours du lieu de la tenue de l’activité. Il faut se déplacer sur une bonne distance avant de pouvoir trouver un bon restaurant. Imaginons que les participants doivent se déplacer à pied sur trois, cinq kilomètres par exemple. Cela va forcément impacter le temps prévu pour cette pause de même que le rendement des participants. Si vous avez un moyen de locomotion personnel, qui prendra en charge les frais de mobilité au niveau interne ? », questionne-t-il.

Aboubacar Paré

Repas sain

Pour M. Paré, ces pauses-déjeuners servis sur place ont l’avantage de permettre aux organisateurs de gérer au mieux le chronogramme et d’être assez efficaces en termes d’assiduité et de concentration des participants. Par ailleurs, ajoute-t-il, avec les repas servis sur place, les participants faisaient parfois le sacrifice d’aller au-delà des horaires de travail afin d’épuiser des contenus parfois assez lourds. « L’autre aspect, c’est le souci d’offrir un repas sain aux participants en déplacement ; car il faut le reconnaître, la question de la restauration se pose dans certaines localités non seulement en termes de disponibilité mais également de qualité. Lors de séjours plus ou moins longs, certains se sont très souvent retrouvés avec des indigestions ou des maladies liées à la qualité des repas consommés. Dans tous les cas, si la mesure est appliquée, il faudra alors trouver des formules devant permettre le bon le déroulement des activités délocalisées tout en garantissant une pause santé convenable aux participants », recommande le secrétaire général du SYNEPES.

Montrer l’exemple

C’est pratiquement le même avis chez Anatole Zongo, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS). Il estime que cette note circulaire du Premier ministre relative à la pause-déjeuner servie lors des ateliers délocalisés vise certainement à rationaliser les dépenses publiques. « A priori cela est une bonne chose et personne ne doit en principe s’opposer à cela », concède-t-il. Cependant, il déplore le fait que le gouvernement ne donne pas l’exemple avant de sommer les travailleurs à emboîter le même pas. « Est-il juste de faire doubler le salaire des ministres et ensuite vouloir que les travailleurs se serrent la ceinture ? », interroge-t-il, avant de conclure que c’est difficilement justifiable car la vie chère frappe tout le monde.

Anatole Zongo

D’après lui, il aurait fallu rehausser le taux alloué au transport pour ceux qui se déplacent car les 20 francs au km servis aux fonctionnaires sont largement insuffisants depuis longtemps avec la hausse du prix du carburant. « Mais vu que cela arrange l’État, il ferme les yeux et continue de faire appliquer ce tarif. C’est bien de rationaliser ou de lutter contre ce qui est considéré comme illégal, mais il faut de prime abord être un modèle et ensuite redresser là où il y a du tort orchestré contre les employés en mission », conclut-il.

« Je pense que la note est populiste », assène de son côté Moussa Nana, rencontré dans la cour de la Bourse du travail de Ouagadougou. « Les missions que les gens partent faire hors de Ouagadougou sont d’abord budgétisées. Les uns et les autres partent souvent avec un car pour faire le travail. Alors s’il n’y a pas de pause-déjeuner sur place et que chacun doit sortir pour aller manger individuellement, comment cela peut se faire ? Cela risque de perturber le travail pour lequel ils sont partis. Je ne sais pas pourquoi ils ont pris cette mesure. Il aurait fallu qu’ils échangent avec les gens pendant longtemps avant de prendre ces mesures que je trouve égoïstes », lâche Moussa Nana.

Rachida Démé
Urielle Lezogo
(Stagiaires)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 22 septembre à 19:29, par Sacksida En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Ecoutez la mesure est non seulement comprehensible mais Elle est juste dans le fond et la forme. Comment voulez vous empocher les frais de Missions y inclus le petit dejeune et les repas, et vouloir en encore des poses-cafe ?Soyez consequent avec vous meme et ayez pitie des Caisses de l’Etat Burkinabe. Vos arguments petite Bourgeoisie ne tiennent pas route car l’on peut donner aux participants une heure ou une heure et trente minutes pour aller se restaurer et revenir continuer le travail pour lequel vous etes en Missions. Ou bien il faudrait revoir la composition des elements des frais de Missions afin de soustraire les montants correspondants aux poses-cafe ; vous ne pouvez pas vouloir le beure et l’argent du beure simultanement. Donc le Buget National doit etre consacre uniquement aux desideratas de cette petite Bourgeoisie ; qui devraient etre consequents et revolutionnaire. Surtout la nouvelle generation de petits Bourgeois qui veut en l’espace de trois ou cinq ans, avoir sa maison, sa voiture et une position sociale enviyable ; sachez que vos devancies ont mis une vingtaine d’annees ou plus pour acceder a un certain confort social minimun et bien qu’ils sont des baccalauriat plus trois, quatre ou meme cinq. C’est connu que la Petite Bourgeoisie est versatilles. Mais tant qu’il n’y’aurait pas la rigueur dans la gestion publique, ce pays ne s’en sortirait pas. Salut

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    • Le 23 septembre à 23:44, par SIPA En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

      Déjà, il s’agit des poses déjeuner et non des poses cafés. Ensuite, personne ne conteste le caractère légal de la note. Seulement il ya des conséquences qu’il va falloir prendre en compte et c’est de cela dont parlent les intervenants. En mission, certains travaillent de 8h à 20h dépassant le temps de travail légal journalier et cela pendant 5 jours au moins. Les moyens de transports font défaut et les lieux où se déroulent les travaux sont souvent excentrés. Donc cette affaire de petit bourgeois sort toujours de la bouche de personnes dont l’aigreur contre le fonctionnaire semble être dans les chromosomes.

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  • Le 22 septembre à 20:06, par Youri En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Cette mésure est la bienvenue. Cependant, il faudra revaloriser les frais de mission. Maintenant, celui qui veut servir la pause café aux participants, alors il faudra qu’un certain pourcentage des frais de mission soit retenu pour organiser ces pauses. Si le pretexte est que lors des atéliers et autres séminaires, il n’est pas facile de se restaurer à côté des lieux de réunion, alors que les participants acceptent qu’un pourcentage soit déduit de leur frais de mission afin d’organiser ces pauses café.

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  • Le 22 septembre à 20:39, par INCONNU En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Et si on retenait un certain montant des frais de mission pour les poses en question ?

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  • Le 22 septembre à 20:48, par TANGA En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    A mon avis c’est une très bonne décision.
    Ceux qui vont dans ces réinins délocalisées trouvent des gens là où ils vont. Ils peuvent faire cota et demander à une femme de leur faire à manger.
    Quand on délocalise, c’est aussi pour permettre à tout un chacun de changer d’air, de voir comme c’est ailleurs par rapport à là où lui se trouve. Il fait vivre souvent les conditions des autres pour les comprendre. C’est ainsi que quand on vous nommé, vous pourrez penser à ces populations.
    Vous pouvez aussi vous organiser, faire cota et importer votre casse croute d’une autre localité. Moment à partir duquel, les populations des lieux vous jugeront.

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  • Le 22 septembre à 21:32, par Rawa En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    En quoi c’est populiste !? Chacun se joue les SANKARA mais quand on touche à son petit confort personnel ça saute saute que c’est populiste. Y a un trop perçu. Vous empochez l’argent de la nourriture et vous êtes servi encore. C’est simple alors. On peut remettre votre pause déjeuner mais soustraire des frais de mission. C’est simple. Séminaire par-ci séminaire par là. Vous foutez quoi de bon dans cette administration publique dépassé et sans rendement véritable !?

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  • Le 23 septembre à 03:32, par Baignoire Bai En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Cette serait la bienvenue si on adjoignait les résultats analytiques d’une étude de faisabilité expérimentée. Les pauses ne sont pas seulement la nourriture mais aussi un moyen de contenir les participants et d’eviter certains risques qui peuvent être d’ordre accidents, intoxications alimentaires et même des agressions.
    En fait moi je dirais haut et fort qu’un décideur n’est pas la centrale des connaissances mais plutôt un rassembleur des expériences de bonnes gouvernance et de cohésion sociale. Il reste à dire aussi qu’il n’y aura plus de cantine scolaire et le pays continuera d’être divisé. Dans la société africaine, la signification de ’’manger ensemble ’’ va au delà du plat présenté. Un résident qui doit à chaque fois renter chez lui pour manger et revenir ne donne aucune assurance de terminer la session si elle devrait s’étaler sur une semaine. Je pense que changer de régime ne veut pas dire tout changer et reprendre. Arrêtez de fabriquer de nouveaux ennemis et cultivons la paix, ,à cohésion sociale, l’amour du prochain pou un Burkina solidaire. Nous on croyait que le PAS est fini . Donc les perdiems seront payés au jour le jour alors ? J’ai comme l’impression que les Burkinabe sont intelligents dans la diaspora qu’au pays.

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  • Le 23 septembre à 07:26, par NZ En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Cette loi est à revoir pour donner la possibilité aux gestionnaires de deduire les pause-déjeuners des frais de restaurations. Ainsi l’organisateur se chargera d’offrir le déjeuner aux participants fonctionnaires. La lettre du PM est normal mais les préoccupations soulevées par ceux intérrogés sont justes également. Il faut en tenir compte.

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  • Le 23 septembre à 08:08, par Naso En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Cette mesure du gouvernement est amplement justifiée d’autant plus que les perdiems servis lors des missions se décomposent en petit dejeuner, dejeuner, diner, accessoires et hébergement. Il faudra faire le choix entre servir les pauses et retirer au moins le déjeuner ou garder cela sans servir les pauses.

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  • Le 23 septembre à 08:15, par Wendmi En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Le problème dans nos pays est qu’on laisse des situations anormales perdurer à telle enseigne qu’elles deviennent de fait des pratiques "normales". Aujourd’hui, dire que l’on va juguler les services de pauses cafés et déjeuners est vu comme une sanction. Alors que c’est en voulant faciliter certaines choses que la pratique s’est retrouvée néfaste pour le budget de l’Etat. Pouvez-vous imaginer les prestataires de pauses cafés et déjeuners qui font des affaires avec les organisateurs des rencontres et autres ateliers dans lors des missions officielles des agents de l’Etat ? Dieu seul sait les deals qui se font autour de cette activité. La mesure du PM au-delà des travailleurs de l’Etat va créer un vrai manque à gagner au sein des prestataires. Je regarde simplement une ville comme Koudougou....

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  • Le 23 septembre à 08:24, par LUI En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Deux solutions, 1)on retire la prime de nourriture de la prise en charge. 2) Ce qui est sur les mêmes prestataires continueront de venir servir des plats de leur propre initiative. Seule la mafia qui s’étaient organisée autour de l’activité trouve à redire car il n’auront plus à surfacturer.

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  • Le 23 septembre à 08:31, par john En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    je pense que la décision du premier ministre est juste. Pour ceux qui tiennent à leur pose café c’est simple. Que ces gens ne prennent pas leurs frais de nourriture.

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  • Le 23 septembre à 08:32, par Omar Dao En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    En réalité, une grande majorité des activités délocalisées peuvent être réalisées dans les bureaux. Les administrations et les partenaires ont complètement dévoyé la logique derrière la délocalisation des activités. Actuellement, même pour concevoir, élaborer ou valider un simple rapport, on transporte des services entiers plusieurs fois dans des ateliers à Ziniaré, Koudougou, Manga, Bobo, Kaya, etc. en prétextant que sur place les agents ne seraient pas assez disponibles ou assez concentrés. Mais en réalité, il s’agit simplement de distribuer des frais de mission qui sont pour beaucoup de fonctionnaires bien placés la principale source de leur rémunération. Il y’en a qui ont leurs habitudes à Koudougou, certains y reviennent tellement qu’ils louent des chambres ou des mini-villas à l’année (c’est très économique par rapport aux chambres d’hôtel).

    J’ai toujours pensé que si on pouvait rationnaliser tout ça et obliger les agents à travailler dans leurs bureaux, on pourrait doubler les salaires. Malheureusement, c’est à ceux que cela profite le plus qu’il revient de prendre la décision de rationnaliser. Certains hauts responsables sont même parfois à plusieurs ateliers délocalisés au Burkina et en même temps dans une mission à l’étranger... Comment peuvent-ils changer un système aussi juteux pour eux ?

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  • Le 23 septembre à 08:52, par zemosse En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Je propose que les pauses café soient payants. On fait venir une restauratrice qui sert à manger contre rémunération. Toutes ces critiques sont tout simplement incroyables et pitoyables

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  • Le 23 septembre à 10:49, par NONGMA En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    C’est une bonne décision car ils bénéficient déjà des frais de mission. Mais comment demander aux autres de serrer la ceinture quand on ne montre par soi même l’exemple ???? Vous augmentez vos salaires et vous trouvez que les autres bénéficient doublement de frais de déjeuner ??? Il faut d’abord être un exemple avant de le demander aux autres.

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  • Le 23 septembre à 10:53, par boss En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Continuer avec ce genre de mesures et SURTOUT commencer par vous-même ; DONNER L’EXEMPLE !

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  • Le 23 septembre à 11:26, par BRAVO SEM PM En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Moi, je suis un fonctionnaire et j’ai l’habitude des pause-déjeuners mais j’accueille favorablement la mesure de SEM le Premier Ministre. Je l’encourage à attaquer maintenant le système des « double signature » qui fait que certains fonctionnaires font plus de 30 jours de missions par mois, je dis bien plus de 30 jours. Exemple concret : un fonctionnaire et la plupart les responsables (DR, DP…) est convié à un atelier dans sa localité d’origine du lundi au vendredi, dans la même semaine, le même fonctionnaire est convié à un autre atelier dans la capitale du mardi au vendredi. Le fonctionnaire se présente le lundi à l’atelier de sa localité et rempli la liste de présence. Mais, le même soir, il se déplace dans la capitale pour l’atelier du mardi ou il reste jusqu’au vendredi. A son retour dans sa localité, il passe signer les 4 jours et se fait payer pour les 5 jours de l’atelier. Comme c’est entre « eux » cela passe facilement parce que « chacun aura son tour ». Ainsi donc, pour la semaine du lundi au vendredi, le fonctionnaire se fait payer 10 jours de missions pour 5 jours de travail. Pendant ce temps, ces collègues sont obligés de rester au bureau pour les activités.

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  • Le 23 septembre à 11:31, par BRAVO SEM PM En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Moi, je suis un fonctionnaire et j’ai l’habitude des pause-déjeuners mais j’accueille favorablement la mesure de SEM le Premier Ministre. Je l’encourage à attaquer maintenant le système des « double signature » qui fait que certains fonctionnaires font plus de 30 jours de missions par mois, je dis bien plus de 30 jours. Exemple concret : un fonctionnaire et la plupart les responsables (DR, DP…) est convié à un atelier dans sa localité d’origine du lundi au vendredi, dans la même semaine, le même fonctionnaire est convié à un autre atelier dans la capitale du mardi au vendredi. Le fonctionnaire se présente le lundi à l’atelier de sa localité et rempli la liste de présence. Mais, le même soir, il se déplace dans la capitale pour l’atelier du mardi ou il reste jusqu’au vendredi. A son retour dans sa localité, il passe signer les 4 jours et se fait payer pour les 5 jours de l’atelier. Comme c’est entre « eux » cela passe facilement parce que « chacun aura son tour ». Ainsi donc, pour la semaine du lundi au vendredi, le fonctionnaire se fait payer 10 jours de missions pour 5 jours de travail. Pendant ce temps, ces collègues sont obligés de rester au bureau pour les activités.

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  • Le 23 septembre à 12:12, par Insouciance En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Du 15 au 22 septembre 2022, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a séjourné à New York aux USA, pour prendre part au Sommet mondial sur la transformation de l’éducation.
    C’est ça qui est la vérité

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  • Le 23 septembre à 12:26, par Férima En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Salut a tous
    Chers séminaristes et ateliyistes quand vous partez en mission à l’extérieur qui paye vos frais de restauration vous partez non
    Sacrés fonctionnaires prêts à insulter et regretter hypocritement Sankara
    On veut l’affecter a pa a 200 km de Ouaga il dit que sa maman est malade on lui propose l’ambassade au Japon a plus de 2000 km il se bat pour sa chose
    Les ministres SG et dircab prennent des frais de mission mais les Daf et les DR payent leur hôtel et la c’est des collaborateurs efficaces
    Allons seulement

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  • Le 23 septembre à 12:28, par Sylla En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    je pense qu’il faut que le gouvernement revoit leur note par rapport aux pauses café et déjeuner. ce n’est pas ca qui pompe la caisse de l’Etat. la grille salariale des fonctionnaires de l’état est différente de la grille salariale des agents de santé et les magistrats. quand on prend les missions ce n’est pas tout le monde qui a les mêmes frais de mission. pour d’autres s’est élevés. on fait comment dan ca.
    je donne juste un mois et vous verra que les pauses vont continuer. il y a les salaires de certains agents de la fonction publique qui sont plus élevées que certains. donc en conclusion au lieu de supprimer c’est de revoir le fournisseur si eux même ne multiplie pas le montant des pauses par 2 ou 3 pour se sucrer tout est possible dans le pays. que Dieu nous aide.

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  • Le 23 septembre à 14:16, par Passakziri En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    moi je considère cette mesure comme une épée dans l’eau et un non sens.
    veut-on économiser sur les coûts des formations ? On s’en serait pris autrement en supprimant lesr perdiems de formation, parce que celui qui cherche le savoir devrait être prêt à débourser pour l’acquérir à travers la formation continue. Mais, non, au Burkina, grâce aux fonds injectés par des " partenaires techniques et financiers ", on paie plûtot pour que les gens se forment, et comme en convertissant les euros et les dollars en CFA ces partenaires ne sont pas obligés de compter, alors les séminaires et ateliers sont devenus la seconde source de salaire pour les travailleurs burkinabé qui s’intéressent plûtot aux numéraires à la fin qu’au contenu de la formation qu’on oublie de toutes les facons avec la première Brakina fraîche dans laquelle nageront des morceau de viandes bien assaisonées. ces perdiems sont le lit de malversations et detournement depuis des decenies , les pauses cafés étant juste une infime partie des sommes que les organisateurs et bailleurs y laissent. Donc voyons que cette mesure ne changera rien à la dépense publique quand mois pour mois des dizaines de millions sont dilapidés comme salaires mirobolants de ministres, de députés etc dont l’apport est en pointillets. Donc Mr le PM, au lieu de faire soufrir les pauvres participants qui seront obligés de s’alimenter dans des conditions hygiéniques labiles , avec risques de diarrhées et vomissements pouvant alors conduire à des absences du travail après la formation, je pense que c’est insensé d instaurer une telle mesure dont la répercussion est négligeable.

    Passakziri

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  • Le 23 septembre à 14:22, par @@GOG En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Je suis pour la fin de la prise en charge des pauses cafés.Le PM a été très juste et vigilant.
    Maintenant ,celui qui ne supporte pas la décision peut retirer son nom lors de l’élaboration des ordres de mission.
    Personnellement,je fais des missions où il n’y a pas de pauses cafés.Je n’en suis pas mort.Pour question d’équiété et de justice , je suis toyjours prét à le faire si on me donne l’occasion . J’encourage le PM à aller en profondeur ,car il existe encore ces types de détournement déguisés dans la fonction publique:par des arrêtés négociés,des agents se sucrent injustement au mépris d’autres agents et au détriment des caisses de l’Etat.

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  • Le 26 septembre à 08:35, par Alph@2025 En réponse à : Fin de la prise en charge des pauses-déjeuner : « La décision va poser d’énormes problèmes dans la pratique »

    Certains se plaignent des conséquences de cette mesure prise par le PM. Ils ont sans doute raison. Mais nous avons connu plus grave : sous la transition de 2014-2015, le ministre du travail de l’époque a décidé unilatéralement de la journée continue. Aucune disposition n’avait été préparée pour la restauration des travailleurs. On n’a pas pensé à ceux qui devaient déposer certains membres de leur famille à leur lieu de formation ; on n’a tout simplement pas imaginé que dans certaines familles , Mr et Mme pouvaient avoir des horaires différents. Plus grave : le secteur privé s’est aligné sur ces horaires. Voilà que les banques et les assurances, au lieu de profiter de ces nouveaux horaires pour recevoir les clients en dehors des horaires de la fonction publique, se sont mis à copier ceux ci. Sous la révolution un essai de la journée continue avait été fait. Le bilan de cet essai a montré qu’il valait mieux garder les anciens horaires. Depuis que LOADA a imposé la journée continue au BF, a t’on un jour fait le bilan de cette disposition, ne serait ce que pour prendre des dispositions pour remédier aux inconvénients de cette mesure ? Pas à ma connaissance.
    Eh bien, le ciel nous est-il tombé sur la tête ? Que nenni. les burkinabè se sont auto adaptés à ces nouvelles dispositions. Des vocations de restaurateurs sont nées, comme par une génération spontanée, pour assurer les repas des travailleurs pendant les pauses de midi.
    Dans le cas de la présente mesure édictée par le PM, il en sera de même : l’auto adaptation ! Le vrai problème est que certains devront amputer leurs per diem des frais de restauration, d’où, baisse de leur revenus.
    L’autre conséquence sera la baisse du nombre de formations et de réunions délocalisées. En fait, certains y allaient juste le premier jour, afin d’émarger sur la liste de présence, juste pour justifier le perdiem, Et on profite de la délocalisation pour gérer ses propres affaires ou pour rencontrer une petite amie ou un amant en toute discrétion.

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