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Éducation de la jeune fille au Burkina : Le comité de pilotage du projet PROMESSE-FP en session

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Publié le jeudi 30 juin 2022 à 12h00min

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Éducation de la jeune fille au Burkina : Le comité de pilotage du projet PROMESSE-FP en session

Le projet Promotion de l’accès des filles à un système éducatif et de formation professionnelle de qualité (PROMESSE-FP) tient ce jeudi 30 juin 2022, à Ouagadougou, sa première session du comité de pilotage. Cette session sera mise à profit pour s’assurer du suivi et de l’orientation de la mise en œuvre du projet.

Les filles représentent 32% des effectifs de l’enseignement secondaire. Malgré ce faible taux de scolarisation, la qualité même de l’enseignement secondaire n’est pas garantie, affectant davantage les filles : on fait le constat d’un fort taux de redoublement notamment dans l’enseignement général, 29,41% en 1998-1999. Pour inverser la tendance, le Burkina Faso, avec ses partenaires au développement, ont mis en place des projets et programmes dont le PROMESSE-FP.

Le projet PROMESSE-SP a été lancé officiellement le 9 juillet 2021

Mis en œuvre depuis mai 2021 dans les régions du Sahel, du Nord, de l’Est et du Centre et du Centre-nord par le consortium Solidar suisse, Educo et Alflatoum international avec ses partenaires locaux, le projet PROMESSE-FP est financé par l’ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso, à hauteur de plus de 5 milliards de francs CFA. Il ambitionne, a déclaré le représentant pays de Solidar suisse, Dieudonné Zaongo, d’améliorer l’accès des filles et des femmes à un système éducatif et de formation professionnelle de qualité et à des revenus décents à travers quatre axes stratégiques. Ce sont l’amélioration des compétences des sortants du système éducatif ; la mise en œuvre d’approches innovantes et efficaces de formation professionnelle ; la promotion de cadres de collaboration avec le secteur privé pour favoriser l’accès des filles et des femmes à des revenus décents et enfin, la promotion de la santé sexuelle et reproductive y compris les violences basées sur le genre, les mariages précoces, a énuméré M. Zaongo.

Le représentant pays de Solidar suisse, Dieudonné Zaongo, a appelé à une synergie d’action entre le consortium

De la cohérence avec l’orientation du gouvernement

Il a soutenu que la réussite du projet repose sur une synergie d’actions et une collaboration étroite entre le consortium. A cet effet, le dispositif du suivi-évaluation du projet a mis en place un comité de pilotage qui a un rôle technique de suivi et d’orientation de la mise en œuvre du projet. « La tenue de cette première session du comité est donc un pas important pour l’assurance qualité projet », a-t-il déduit, avant d’affirmer que les bases de la pérennité du projet seront posées à travers cette session.

La session sera mise à profit pour présenter l’état de mise en œuvre du projet, le plan de travail pour 2022, a indiqué le président du comité de pilotage, Koudpiga Yerbanga

Les objectifs visés par le projet sont en cohérence avec l’orientation du gouvernement en matière de formation professionnelle et de création d’emplois des femmes et des jeunes y compris les personnes déplacées internes, a précisé le directeur de la formation professionnelle, Koudpiga Yerbanga, par ailleurs président du comité de pilotage. Cette session, selon lui, revêt une importance capitale pour les acteurs de mise en œuvre du projet, foi de M. Yerbanga. Il a laissé entendre que cette rencontre sera mise à profit pour non seulement mettre en contact les membres du comité de pilotage mais aussi présenter le projet aux membres dudit comité. Il sera aussi question de présenter son état de mise en œuvre, le plan de travail pour 2022 et recueillir les suggestions des membres du comité. « Comptant sur votre expérience, votre connaissance du projet et de votre expertise, je suis persuadé que nous réaliserons cet objectif », s’est-il convaincu.

Obissa Juste MIEN
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