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Traitement du minerai au Burkina : Le consortium Eau vive internationale et l’Agence de l’eau des Cascades et du Mouhoun dote les orpailleurs de Poura de la nouvelle technologie "Gold Kacha"

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Publié le vendredi 13 mai 2022 à 17h28min

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Traitement du minerai au Burkina : Le consortium Eau vive internationale et l’Agence de l’eau des Cascades et du Mouhoun dote les orpailleurs de Poura de la nouvelle technologie

C’est la mine d’or de Poura, province des Balé, dans la région de la Boucle du Mouhoun qui a abrité la cérémonie de lancement officiel de l’expérimentation d’une nouvelle machine baptisée "Gold Kacha" de traitement de l’or, le jeudi 12 mai 2022. Cette initiative du consortium s’inscrit dans le cadre du projet : « Poursuivre et renforcer l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) intégrant les droits humains et le genre dans les espaces de compétences des agences de l’eau des Cascades (AEC) et du Mouhoun (AEM) au Burkina Faso. »

L’activité minière occupe une place capitale dans l’économie du Burkina. En effet, ces deux dernières années, la production d’or au Burkina Faso est passée de 36 à 60 de tonnes l’an. Selon Dieudonné Bationo, directeur pays de l’ONG Eau vive internationale par ailleurs coordonnateur du présent projet, le secteur minier a participé pour plus de 916 milliards de francs CFA de contribution directe au budget de l’État entre 2008 à 2015.

La production artisanale de l’or, quant à elle, est évaluée de 10 à 30 tonnes par an avec plus de 600 sites exploités, occupant par la même occasion plus d’un million de personnes. Conscient que cette activité crée des revenus pour plusieurs Burkinabè, M. Bationo a relevé que la même activité est à l’origine de catastrophes naturelles. « L’orpaillage contribue à la déforestation, à la pollution des eaux souterraines et de surface », dit-il.

Dieudonné Bationo, directeur pays de l’ONG Eau vive internationale et coordonnateur du projet « Poursuivre et renforcer l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau ( GIRE) intégrant les droits humains et le genre dans les espaces de compétences des agences de l’eau des Cascades (AEC) et du Mouhoun AEM) au Burkina Faso »

A l’entendre la création de cette nouvelle technologie à usage non chimique vient à point nommé pour révolutionner le secteur de l’orpaillage dans la mesure où cet outil, fabriqué en Afrique du Sud, n’utilise pas de substances nocives comme le cyanure par exemple pour le traitement de l’or.

Dieudonné Bationo s’est plutôt réjoui des multiples avantages qu’elle offre aux orpailleurs « La machine Gold Kacha leur permettra désormais d’accroître leur rendement en or (plus de 70%) ; de gagner de l’or en dix minutes puisque le lavage d’une tonne de minerai ne dure que moins d’une dizaine de minutes ; de réduire les risques de santé ; de sauvegarder l’environnement en réduisant la pollution des eaux souterraines et de surface etc. »

Une Vue du site d’orpaillage de Poura

Le consortium entend promouvoir cette nouvelle technologie à usage non chimique dans trois autres sites en plus de celui de Poura. Il s’agit des sites aurifères de Secaco (Siby) ; de Yaho et de Diébougou.

Les bénéficiaires de ce joyau que sont les artisans miniers de la commune de Poura étaient ivres de joie lors de sa phase d’expérimentation. Par conséquent, nombreux ont adhéré au projet et se sont engagés à respecter les conditions préalables exigées par les donateurs pour se la procurer soit collectivement soit individuellement et bénéficier de l’accompagnement des partenaires.

Rasmané Kaboré, président des orpailleurs de Poura

Le président du site, Rasmané Kaboré, a au nom de ses collègues, remercié les donateurs pour leur clairvoyance et leur engagement sans faille à revaloriser leur métier. « Désormais, nous allons gagner non seulement en temps mais aussi en rendement. Pour nous, son efficacité et sa rapidité sont de plus de 90% », dit-il.

Aboubacar Gouda et ses amis venus à la recherche du métal doré
Portfolio

Aboubacar Gouda est venu de Fada N’Gourma avec deux de ses amis, il y a à peine trois mois à la recherche du métal doré. Ces trois aventuriers fondent leur espoir sur cette mine. Même si pour l’instant tout semble sombre pour eux, ils nourrissent l’espoir de trouver leur compte sur ce site afin d’acheter cette machine pour faire des affaires beaucoup plus rentables. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Dofinitta Augustin Khan
Lefaso.net

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