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Marche du 27 novembre 2021 : Le mouvement « Je suis Burkina » appelle ses militants à s’en démarquer

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 25 novembre 2021 à 14h15min
Marche du 27 novembre 2021 : Le mouvement « Je suis Burkina » appelle ses militants à s’en démarquer

Le mouvement « Je suis Burkina » ne sera pas de la marche du 27 novembre 2021. Par conséquent, il invite ses militants à s’en démarquer, car il estime que cette marche est inopportune. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 25 novembre 2021 à Bobo-Dioulasso.

Le mouvement « Je suis Burkina » a voulu de cette rencontre avec les hommes de médias, pour parler de la situation socio-politique et sécuritaire que traverse notre pays, le Burkina Faso. En effet, depuis quelques années, le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent avec des attaques perpétrées par des groupes armés contre, non seulement les positions des FDS (forces de défense et de sécurité), mais également contre les populations civiles.

Pour les conférenciers, cette crise sécuritaire a de graves conséquences sur le vécu quotidien des citoyens et sur le développement du pays, en témoignent le drame de Solhan et l’attaque du détachement de Inata. « Ces deux situations qui sont venues s’ajouter à la liste déjà longue des actes terroristes, ont fini par jeter l’effroi, la stupeur et le sentiment légitime de révolte chez les populations. Ce, sans que l’Etat ne puisse montrer des signes de détermination à enrayer conséquemment ce mal qui gangrène la vie des citoyens », a déploré le porte-parole du mouvement, Lamine Coulibaly.

Lamine Coulibaly, porte-parole du mouvement "Je suis Burkina"

C’est face à cette situation « chaotique » que les populations ont commencé à se faire entendre pour exiger des gouvernants, des garanties de leur sécurité sur toute l’étendue du territoire du Burkina Faso. Pour le porte-parole du mouvement, devant une telle situation d’une extrême gravité, la nécessité et l’urgence de l’implication de tous les patriotes « sincères » s’avère plus qu’impérieuse pour sauver le pays. C’est ainsi que des organisations de la société civile disent vouloir prendre le taureau par les cornes. Elles appellent les Burkinabè à une grande marche le samedi 27 novembre prochain sur l’ensemble du territoire national.

« La démission du président Kaboré ne saurait être la solution adaptée »

Le mouvement « Je suis Burkina », à travers cette conférence de presse, dit vouloir prendre ses responsabilités et le rôle qu’échoit à la société civile en pareille circonstance. Aussi, il dit être préoccupé par la détérioration croissante du front social, politique et sécuritaire ; et soucieux de la préservation de la paix et l’unité nationale. C’est pourquoi, il attire l’attention des Burkinabè sur « les risques graves d’approfondissement de la fracture sociale ».

Par la voix de son porte-parole, Lamine Coulibaly, le mouvement exige du gouvernement, de faire la lumière sur le drame de Inata et d’engager des actions fortes et concrètes pour que, dit-il, « plus jamais les failles injustifiables qui sapent le moral des troupes à l’image de celles vécues par ce détachement ne se répètent dans le rang des FDS ». Cependant, il lance un appel à tout patriote, à se démarquer des actions « anticonstitutionnelles » susceptibles de mettre à mal la stabilité des institutions, la paix et la cohésion sociale. Autrement dit, le mouvement se démarque de la marche du 27 novembre prochain.

Par ailleurs, les conférenciers invitent les citoyens à se constituer en une force de propositions d’actions citoyennes de consolidation de la paix et de la cohésion sociale, afin de renforcer la résilience face à l’adversité. Toutefois, ils restent convaincus que la démission du président Kaboré, réclamée par certains compatriotes, ne saurait être la solution la plus adaptée à notre contexte. « Cette démission contribuera plutôt à fragiliser davantage les fondements de notre Nation, à consolider l’étiquette de pays instable et ingouvernable collée à tort à notre Faso », a laissé entendre Lamine Coulibaly.

Par conséquent, le mouvement suggère au peuple burkinabè et à tous les patriotes soucieux de la préservation de l’intégrité du territoire, d’engager des actions citoyennes fortes de solidarité et de soutien aux FDS engagées sur le front pour que « les fondements de la Nation restent solides et inviolables ». Au cours de cette rencontre, les conférenciers ont donné leur analyse par rapport à l’actualité concernant le blocage du convoi militaire français et de la suspension de l’internet mobile au Burkina Faso.

« C’est regrettable que le convoi de l’armée française soit bloqué par des citoyens. Nous avons tendance à rejeter la faute sur les autres et nous ne nous posons jamais la question pour savoir qu’est-ce-que nous faisons pour le pays. Si nous sommes soudés, est-ce-que quelqu’un d’autre peut quitter ailleurs venir nous séparer ? », s’est-il interrogé.

Avant d’ajouter que le blocage de ce convoi n’était pas la meilleure solution. C’est pourquoi, il invite les Burkinabè à ne pas s’en prendre aux étrangers. Car, dit-il, « ce sont nos frères qui nous tuent et il faut que nous arrivions à nous réconcilier entre nous d’abord ». Tout en regrettant aussi la suspension de l’internet mobile, Lamine Coulibaly se réserve de faire des commentaires. Pour lui, si cette situation va permettre à l’Etat de calmer les tensions, elle est la bienvenue.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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