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CERCLE : L’école des Pères jésuites du Burkina qui forge l’admiration de tous

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 17 mai 2021 à 14h58min
CERCLE : L’école des Pères jésuites du Burkina qui forge l’admiration de tous

Un jardin couvert de maïs, une grotte pour la prière, des fleurs verdoyantes, un silence comme si on était dans un monastère. Nous sommes bien au CERCLE (le Centre d’études, de réflexion pour collégiens, lycéens et étudiants) situé derrière la paroisse Saint Pierre de Gounghin. Au cœur de ce silence, sonne la réussite scolaire. Des élèves jadis abandonnés, refermés sur eux-mêmes à cause de l’échec, se retrouvent pleins de confiance et de courage. C’est bien l’œuvre du centre qui redonne un souffle nouveau, une espérance de réussite. Le CERCLE a une expérience dans le domaine de la formation intellectuelle et tout l’être. Comment une école comme le CERCLE parvient à donner le savoir complet aux apprenants ? Quel est le secret qui forge son admiration et qui fait parler tant de lui ? Pour comprendre le suivi scolaire de ce centre, nous sommes allés à la rencontre de ses pensionnaires. Une sortie qui nous a permis de comprendre sa philosophie de réussite.

Crée depuis 1985 par les Pères jésuites, le CERCLE est un centre qui accueille uniquement les élèves (filles et garçons) qui ont déjà passé une ou plusieurs fois une classe d’examen sans succès. Les élèves viennent de plusieurs lycées de la ville de Ouagadougou. Des élèves enthousiastes que nous avons rencontrés racontent leur parcours. Apollinaire Kaboré, élève en classe de terminale A : « Au début j’étais découragé de mon échec. Mécontent, mais de plus en plus, avec la méthode du CERCLE, je me retrouve. » Il ajoute : « J’ai maintenant confiance en moi même car ce que je reçois ici me fait espérer que ma réussite n’est pas loin. »

Carolle Nikiema, élève en classe de troisième qui passe pour la deuxième fois le BEPC pense que « la formation spirituelle (messe et prière) facilite efficacement leur apprentissage ». Elle ajoute que les élèves sont sérieux puisque la discipline est de rigueur. « L’apprentissage des instruments de musique, de l’ordinateur et des cours civiques nous plongent dans une conviction de persévérance », dit-elle.

Quant à Bernandine Zoungrana, élève en classe de terminale D, elle relève : « L’environnement extérieur contribue à notre bien-être. C’est un espace qui nous mène vers des horizons de réussite. C’est pourquoi l’espoir est permis ».

Si l’échec existe, il ne peut avoir le dernier mot

Nombreux sont ces élèves d’autres écoles qui avaient échoué mais arrivés dans ce centre, ils ont fait une autre expérience. Celle de la réussite. Naomie Ouédraogo, policière municipale, ancienne élève du CERCLE, a réussi brillamment à son examen. Pour elle, l’interdiction des téléphones, la présence obligatoire aux cours et la qualité de l’enseignement ont forgé sa réussite. Elle retient qu’un des surveillants qui a retiré son téléphone en son temps, lui a fait du bien. « Aujourd’hui je suis heureuse d’être policière, heureuse d’appartenir au CERCLE ».

Pélagie Elibié Bamouni, ancienne élève de Terminale au CERCLE a réussi à son Bac avec 12,19 de moyenne. Aujourd’hui étudiante et pompiste, elle était auparavant au lycée de Tenado avec 09 de moyenne. Elle retient que l’obéissance au règlement de l’école est un chemin de réussite. Selon elle, les grèves ne favorisent pas l’apprentissage.

François Kaboré, Père jésuite et directeur du CERCLE, estime que la formation scolaire et universitaire doit être intégrale. « Nous accueillons l’enfant dans sa totalité. La rigueur des enseignants est fondamentale dans notre école. En plus de dispenser le savoir, une formation humaine et spirituelle est enseignée aux élèves. C’est pourquoi les enseignants doivent être des modèles pour les élèves ».

Des difficultés inhérentes au centre

Le directeur du centre rencontre quelques difficultés d’ordre financier surtout que la scolarité est à la baisse. Une œuvre sociale mais qui demande un certain moyen. L’autre est que les élèves formés ne restent pas pour longtemps, étant dans des classes d’examen. Ce qui fait que la formation des clubs est à courte durée.

Quant aux parents d’élèves, leurs enfants connaissent un changement de vie notable juste après leur passage au CERCLE. Pour Daouda Soro, parent d’élèves, le CERCLE a contribué positivement à l’encadrement de ses enfants.

De nombreux élèves que nous avons rencontrés témoignent que leur réussite vient de la prière, du silence intérieur et extérieur du centre. Pour dire que la vie n’est pas que charnelle mais elle est aussi spirituelle. Venir au CERCLE et on ne dira plus « Mon Père, on se cherche ».

Gérard BEOGO

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