Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «L’autonomie et l’indépendance peuvent se transformer en égoïsme et en licence, l’ambition en cupidité, un désir effréné de réussir à tout prix.» Barack Obama

Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 6 mai 2021 à 23h25min
Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

Des propriétaires terriens de la commune rurale de Pabré disent non aux réformes foncières annoncées par le gouvernement. Regroupés au sein de l’association Nakolbzanga, ils sont plutôt engagés dans des projets immobiliers structurants. Ils l’ont fait savoir ce jeudi 6 mai 2021 à Pabré, province du Kadiogo, au cours d’une conférence de presse organisée à cet effet.

Des propriétaires terriens de la commune de Pabré, province du Kadiogo, région du Centre, ne sont pas du tout d’accord avec les réformes foncières annoncées par le gouvernement. Ils l’ont fait savoir ce jeudi 6 mai 2021. C’était au cours d’une rencontre avec la presse tenue à cet effet.

Regroupés au sein de l’association Nakolbzanga, ces propriétaires terriens ont indiqué que le gouvernement, dans ses nouvelles réformes, veut leur retirer la propriété des terres. Pourtant pour Mady Sawadogo, secrétaire général de l’association, de par le passé, ils ont été victimes de pillages de leurs biens. A l’en croire, des lotissements ont été faits sans que les propriétaires terriens ne bénéficient des retombées.

A sa suite, les chefs coutumiers, les chefs de terre et les femmes ont pris la parole pour dénoncer ces nouvelles réformes à venir. Pour eux, il faut les laisser disposer de leurs terres comme ils le veulent.

Les propriétaires terriens lors de la rencontre

En lieu et place du retour de l’Etat dans la gestion des terres, ces propriétaires terriens disent avoir préféré s’engager dans des projets immobiliers structurants. Ceci, en vue de mettre en valeur leurs terres au lieu de les morceler en zone non loties ou de les vendre de manière isolée.

Pour cela, des familles ont déjà signé des protocoles d’accord dans ce sens avec des promoteurs immobiliers. 22 villages de la commune de Pabré sont concernés par le projet structurant avec les sociétés immobilières.

Les propriétaires terriens préviennent donc le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville qu’ils ne feront pas marche arrière. Toutefois, ils invitent le gouvernement à la concertation. Selon eux, l’on doit avancer et préserver la cohésion sociale dans le pays.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 mai à 14:52, par Wendmi En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Quelle honte ? Les gens sont tellement avides d’argent à telle enseigne qu’ils réfléchissent comme si après leur vie il n’y aura pas une autre sur cette terre du Burkina. Pensez à ceux qui viendront après vous.

    Répondre à ce message

  • Le 6 mai à 15:19, par ancien En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Vous là, écoutez-moi très bien.
    On ne va pas tout accepter au nom de la cohésion sociale.
    Si la cohésion sociale ne vous est profitable, oser la détruire alors.

    Répondre à ce message

  • Le 6 mai à 15:33, par Force reste à l’Etat En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Comme ça, on vous laisse vendre la terre pour payer des motos, pour prendre 2,3 voire 4 femmes. Et après c’est pour venir pleurer avec l’Etat qu’on n’a rien pour manger, c’est à dire plus de terre pour cultiver. Si vos grand-parents avaient vendu ces terres, vous croyez que vous seriez vivants aujourd’hui.
    Ces promoteurs immobiliers véreux, sans foi ni loi, friands de billets de banque vont s’accaparer de vos champs et après avoir bouffé cet argent frais, vous aurez vos yeux pour pleurer sans compter le sort incertain de vos enfants.

    Répondre à ce message

  • Le 6 mai à 15:40, par winingvènèga En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Cette décision des propriétaires terriens est la bienvenue. ils en ont mis du temps. ce pays là appartient à tous. si Papou et ses larbins veulent marcher avec du diesel alors qu’ils-y aillent. vivement que dans toutes les localités cette même décision soit posée. la patrie ou la mort, nous vaincrons !!!

    Répondre à ce message

  • Le 6 mai à 16:29, par Nekre En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Tout ça là, c’est le problème du gosier. Les interêts, seulement les interêts. Dommage pour ce pays. Thomas Sankara se retrounera dans sa tombe surement. Allons seulement

    Répondre à ce message

  • Le 6 mai à 21:01, par Chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Ces réformes à connotations populistes n’iront nulle part car dans un pays qui a opté pour l’économie de marché, instaurer l’incertitude sur les propriétés privées constitue un non sens. Du reste, nationaliser les terres dans un contexte de corruption généralisée reviendrai à créer les conditions pour que les agents véreux de l’état continuent de s’enrichir sur le dos des légitimes propriétaires terriens.
    La seule chose que l’état peut faire, c’est d’identifier et immatriculer toutes les propriétés afin d’élargir l’assiette fiscale. Ceci aura pour avantage d’améliorer les finances publiques, diminuer la dépendance du pays vis à vis des aides étrangères et amorcer ainsi une véritable politique économique souveraine.
    Tout le reste n’est que discours et escroquerie !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 04:53, par HUG En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.Le temps est le meilleur juge de l histoire.on crie pourtant ce sont les memes qui ont voté le mpp .

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 06:58, par Le baobab En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Les propriétaires terrains ainsi que leurs terres appartiennent à l’Etat.
    La vraie solution à ce problème de terrain,est la dévalorisation des parcelles.
    L’Etat doit fixer le prix maximal d’un mètre carré de parcelle (ex 1000 fcfa) et obliger les opérateurs immobiliers à respecter les différentes clauses de leur contrat avec l’Etat.( Viabilisation des terrains acquis -eau,caniveaux-électricité- etc).
    Pour cela,l’Etat peut créer un fond qui puisse subventionner les projets de viabilisation des terrains par ces opérateurs immobiliers.Un cahier de charge bien élaboré,définira les conditions d’octroi de cette subvention.
    Comme ça,la gestion de cette question reviendra automatiquement à l’Etat qui pourra contrôler tout le monde.

    Le but étant d’aider à la promotion de la politique de logement.

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 07:55, par Tagrou En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Cette rencontre des propriétaires terriens n’est qu’un pur montage des sociétés immobilières.
    C’est vraiment dommage que ces chefs, pourtant nantis d’une certaine sagesse, se laissent embarquer dans une aventure qui ne dit pas son vrai nom.
    On aime dire que l’africain préfère vendre sa natte sans chercher à savoir sur quoi il dormira demain.
    Mais de grâce. Pitié tout de même pour les générations futures.

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 08:38, par Yawoto En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Il y a qu’elle projet structurant initié a Pabre par des sociétés immobilières ? Qu’on nous présente ce projet et qu’on nous dise c’est qu’elle autorité qui a donné quitus pour la mise en place de ce projet. Avec sa proximité avec Ouagadougou, c’est plutôt un pillage organiser qu’on a mis en place pour spolier de pauvres paysans qui veulent manger un peu de gras avant de mourir sans se soucier de leurs enfants. Combien de logements ces sociétés immobilières ont construit à Pabre ? A part parceller et vendre qu’elle nous montrent les projets structurants qui ont été mis en œuvre. Cela fait plus de 10 ans que des gens ont payé pour des opérations de lotissements où il n’y a pas encore eu d’attribution et ce sont des sociétés immobilières qui vont venir régler ce problème ? Comment un groupe d’individus peut -il dire à tout un État qu’il ne peut plus faire marche arrière, ? C’est dans quel pays on se trouve ? Vos intérêts priment-ils sur l’intérêt général ?

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 09:29, par paul En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    La frénésie de la spéculation foncière va créer de sérieux problèmes de développement demain. Si tout le monde vend ses terres aux sociétés immobilières peu scrupuleuses, on va manger quoi demain ? Vos enfants vont cultiver quelles terres si tout est vendus ? C’est tout sauf du développement durable ! comment des terres agricoles peuvent se vendre à plusieurs millions par hectare ?

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 09:46, par KingBaabu En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Que dit la réforme dont on parle ici ? Quelqu’un pourrait-il m’éclairer ?

    Répondre à ce message

  • Le 7 mai à 12:12, par ROSEMONDE THIEBA OUEDRAOGO En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

    Tout cela vient des proprietaires immobilier vereux qui vont corrompre les chefs de villages qui a leur tour vont vorrompre des familles entieres et les inciter al eur vendre leur champs. Ces espaces de culture vous ont ete legue par vos grands parents qui y ont cultive pendant des generations. Qu est ce que vous aller laisser a vos generations furures. plus de champs a cultive l argent qu on vous donne ne durera pa plus d une annee dans vos main. Et apres il n y aura plus de champs plus d argent et vous n aurez plus d endroit pour cultiver. il y n a pas un etat dans un etat . l etat est souverain et la terre doit appartenir a l etat l individu n a qu n droit de jouissance. On ne peut pas continuer a permettre a ces promotteurs de faire ce qu ils veulent il faut arreter ca et tres vite. Les promoteurs doivent travailler avec l etat dans ce cadre et c est l etat qui decidera de leur octroyer des zones ou non, ils ne peuvent pas aller depouiller les villageois de leur terre et pour les mettre dans une misere auquel l etat devrait face plus tard. Que l etat Burkinabe prenne ses responsabilites, L anarchie en la matiere a trop duree

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Loi portant délit d’apparence au Burkina : Le CERCOFI fait l’état des lieux de la répression, un seul dossier sur cinq prêt pour jugement
Gouvernance mutualiste : La fédération des mutuelles professionnelles et caisses de solidarité du Burkina renforce les capacités de ses acteurs
Université Nazi Boni : Les étudiants en quête d’un retour aux sources culturelles
Développement du genre : 17 cadres nationaux et internationaux formés en genre par l’Institut supérieur en science de la population (ISSP)
Remboursement des frais du Hadj 2021 : « C’est une question qui se règle entre l’agence et le pèlerin », selon le ministre Clément Sawadogo
Ouagadougou : La Police municipale s’engage dans la lutte contre la vente des boissons frelatées
Développement territorial intégré : Les maires des communes à fort défis sécuritaires du Centre-Nord se concertent
Journées promotionnelles des semences améliorées : La sécurité alimentaire au Burkina Faso, l’enjeu de la 2e édition
Donnons la parole aux enfants : Ils feront notre fierté à l’âge adulte
Burkina Faso : Plus de trois millions d’enfants recevront une supplémentation en vitamine A
Ministère de l’Eau et de l’Assainissement : Le nouveau directeur général de l’AGETEER, Ibrahim Yanogo, a pris fonction
Promotion de la cohésion sociale au Burkina : Le film « recoudre la calebasse » s’y colle à merveille
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés