Actualités :: On murmure

* Suspension des cours dans les lycées et collèges du Kourittenga !

Kantigui a appris que depuis fin octobre, les professeurs vacataires (internes et externes) des établissements secondaires du Kourittenga ont suspendu les cours. Ils revendiquent une élévation du tarif horaire de 1500 FCFA à 1800 FCFA.

Selon les informations, l’administration des différents établissements aurait opposé un refus catégorique, même à une quelconque négociation. Toute chose qui aurait, semble-t-il, durci les positions. Kantigui souhaite que le dialogue s’instaure au plus vite car les perturbations des cours seront fatales.


* De quoi sont donc morts les " tirailleurs sénégalais " de la guerre de 14-18 ?

Kantigui a reçu un papier d’humeur de Cyriaque Paré, attaché de presse à l’ambassade du Burkina à Paris. La France a célébré hier 11 novembre, le 85e anniversaire de l’armistice qui a signé la fin de la première guerre mondiale. A la veille de cette historique journée, j’apprends par RFI que le gouvernement français a décidé de mettre en ligne un site Internet que certains journaux présentent comme "l’un des plus importants services en ligne grand public de l’administration" et qui, selon ses auteurs (en l’occurrence le ministère français de la Défense) a " . . . pour vocation d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l’époque contemporaine ".

Je me précipite sur mon ordinateur pour découvrir cette mine d’informations. Grâce aux outils de recherche, je n’ai pas de peine à retrouver le site web en question (http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr), même si le journaliste de RFI a donné une adresse fort incomplète.

Dieu ( ?) merci, il y a un moteur de recherche, un peu limité (Nom, prénom essentiellement comme mots-clés) mais il y en a un ! Naturellement ( !), le premier nom qui me vient en tête, c’est "Paré ". Je me lance à la recherche d’un hypothétique grand-père qui aurait accompli des hauts-faits durant ce conflit mondial que l’on appelle la "Grande guerre", avec son ahurissant bilan humain : 8 millions de morts dont, 4 millions en France (et ses colonies de l’époque certainement).

ll y a bien une bonne vingtaine de "Paré" mais ce sont des Pierre, Abel, André, etc. Point de "Zahoré", "Képian" "Zabado", "Boyo", etc. Comme nous partageons ce célèbre nom de famille avec nos "ancêtres les Gaulois", je comprends vite qu’il ne s’agit point de "Paré" tropicaux. Je change donc de registre et opte pour quelque chose de plus "exotique". J’essaie "Ouédraogo", le "nom commun de personne" le plus répandu parmi les sujets de sa majesté le Moro Naba ; sujets qui se sont taillé une grande célébrité lors des guerres "coloniales". Mais là, surprise désagréable, "Aucune réponse ne correspond à votre recherche" me dit le moteur de recherche. Et " Sawadogo " ? Rien !"Ilboudo" ? Non plus ! N’en parlons pas des "Compaoré" et autres "Belemkoabga". Pour sauver l’honneur (façon de parler !), je retrouve quand même un "Kaboré Niandé" ? un "1ère classe " du 28è Bataillon sénégalais, recruté à Ouagadougou, et mort le 8 mai l 9 l 7 dans l ’Aisne. De quoi est-il mort ce héros ? Sa fiche me dit "Genre de mort : inconnu" mais que sa maladie a été "contractée en service commandé". Quand même !

Encouragé par ce début de résultat, je poursuis mes recherches avec d’autres patronymes africains. J’ai un "bataillon" de Ouattara. Diouf, Koné, Diallo, Ba, etc. Mais pour la plupart, l’on me dit que "la personne recherchée a bien obtenu la mention "Mort pour la France". Toutefois, conformément aux dispositions de la loi du 3 janvier 1979 sur les archives, la fiche le concernant comportait des informations à caractère médical ne peut être communiqué sur Internet". Sans autre mention que leur nom et prénom ! Bien courte comme "mémoire" !

Alors, question à un galon, de quoi sont morts les "tirailleurs sénégalais" de la Grande Guerre pour que l’on ne puisse pas diffuser les informations les concernant ?

Par rapport à leurs compagnons franco-français (que l’on appelle avec un humour un peu rugueux, mais bien militaire, "Les poilus"), vont-ils subir la même injustice dans "la mémoire des hommes électronique que dans les pensions ?


* Les félicitations de la BAD au Burkina Faso

Kantigui a ouï dire que les conseils de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé le 16 juillet 2003, une allocation de 83,76 millions d’UC dont 22,61 millions d’UC sous forme de dons au Burkina Faso. Cette décision de la BAD viserait à accompagner le gouvernement dans ses efforts de réduction de la pauvreté à travers l’appui à l’agriculture et au développement rural, le développement des infrastructures économiques et des ressources humaines et le soutien à la lutte contre le VIH/Sida.

Ainsi, la BAD reconnaît les performances macroéconomiques enregistrées par le Burkina Faso au cours de la période 1999-2002. Voilà des "fleurs" qui viennent à point nommé pour le gouvernement de Paramanga Ernest Yonli.


* Des étudiants correcteurs à l’Université de Ouagadougou

Kantigui a ouï dire que des enseignants aussi éminents qu’intelligents de l’Université de Ouagadougou feraient corriger les copies d’examen par des étudiants.

Les enseignants qui s’adonnent à cette pratique sont ceux qui cherchent gros c’est-à-dire beaucoup de fric. Ils ont tellement dispersé leur temps entre ONG, institutions et autres nids de "gombo" qu’ils ne peuvent plus s’acquitter de certaines exigences académiques.

Ainsi, ces enseignants confieraient la correction des copies d’examen à des étudiants. Ces étudiants-correcteurs seraient choisis sur la base d’affinités régionaliste ou politique. Comment voulez-vous qu’un étudiant puisse apprécier à sa juste valeur la copie d’un autre étudiant ?

Kantigui comprend maintenant pourquoi il y a beaucoup de contestations sur le campus après la proclamation des résultats. A chaque délibération, les réclamations sont légion. Pire encore, il y a des succès et des notes qui surprennent plus d’un sur le campus.

Kantigui croit que ces pratiques n’honorent pas l’Université de Ouagadougou. Elles portent fortement atteinte à la crédibilité de ce haut lieu de l’intelligentsia burkinabè. C’est pourquoi, Kantigui en appelle donc à la probité intellectuelle des uns et des autres pour que cesse cette autre "impunité" sur le campus.


* Fadoul Technibois : les travailleurs en grève pour non paiement de salaires

Kantigui a ouï dire que l’ambiance n’est pas rose au sein d’une des entreprises prestigieuses du Groupe Fadoul. Pour cause de retard de paiement de salaires, deux mois selon certains, les employés ont sorti leurs "griffes". Ils réclament leur dû. Kantigui suit l’évolution de cette affaire. L’absence du PDG expliquerait cette situation. C’est plausible quand on sait que M. Fadoul est très mobile, le Groupe ayant des activités dans les pays voisins et même au-delà.

Un sit-in est observé devant les locaux de l’Entreprise Fadoul

Technibois.

Aux dernières nouvelles, les employés ont eu satisfaction. Les salaires sont tombés et c’est le rang à la caisse. Kantigui se réjouit de ce dénouement heureux.


* Un faussairre arrêté

Selon les informations parvenues à Kantigui, un faussaire aurait été arrêté par la police. Sa spécialité, nous a-t-on laissé savoir, est la fabrication de fausses pièces de cent francs CFA. Après les billets, voici venues donc les pièces qui passent en contrefaçon. Ce faussaire, si les informations de Kantigui sont vérifiées, serait le deuxième faussaire de pièces de 100 F à être arrêté. Ces fausses pièces, mises à part leurs bordures plus larges et leurs traits un peu plus épais, sont difficilement reconnaissables par rapport aux originales. Le second qui croyait avoir plus de succès que le premier grâce à la police, a vu son projet mourir dans l’œuf. Bravo donc à la police !


* Le gouvernement et sa communication

Il n’est jamais trop tard pour agir. Que de critiques sur la sombre lisibilité et visibilité de la communication gouvernementale. Le Premier ministre Paramanga Ernest Yonli veut-il secouer le cocotier ? En effet, Kantigui a ouï dire que très bientôt, le gouvernement veut passer à l’offensive et mettre fin à un mutisme coupable. Désormais, le gouvernement va communiquer. Le porte-parole de l’institution gouvernementale est à pied-d’œuvre pour engager son armada dans la bataille de la communication. Déjà, certains médias ont désigné leurs représentants au point de presse du gouvernement. Avec cette volonté politique fortement exprimée, c’est la mission du Porte-parole qui est ainsi valorisée. Alors, journalistes à vos marques !


* Suspects sérieux et coup d’Etat manqué

Vouloir une chose et son contraire. Telle est la prouesse que veulent réaliser certains activistes politiques et des médias qui prêchent leur bonne parole. Eh bien ! Kantigui constate que ces mêmes politiciens et leurs médias refusent de croire à la vérité du coup d’Etat manqué. Pendant ce temps, ils trouvent des suspects sérieux ou des suspects en liberté dans l’entourage proche du président Blaise Compaoré. S’il y a des suspects sérieux ou en liberté, cela devrait donc dire que le coup d’Etat n’est pas un canular. A moins que certains ne recherchent les coupables que dans le camp du pouvoir oubliant royalement leur propre camp. Cela est de bonne guerre, mais la tactique est anachronique. Devant la gravité de l’acte, il est important d’éviter la campagne médiatique de chapelle. Et pour ceux qui veulent être sceptiques encore, Accra III qui se penchera sur cette tentative manquée finira certainement par les convaincre. Car, comment comprendre que des chefs d’Etats puissent se réunir et épiloguer sur un coup d’Etat qui n’a jamais existé ? Comprendre donc qui voudra !


Journalistes et politiciens : Alliances dangereuses

Depuis un certain 13 décembre 1998, les observateurs avisés de la scène politique burkinabè analysent avec esprit de responsabilité des alliances entre journalistes et politiciens. Il a fallu après l’assassinat de Norbert Zongo pour que l’on sache qu’avec certains hommes politiques, il a contribué à mettre en place le front politique qui deviendra le Groupe du 14 février (G 14).

Et il a fallu aussi, cette crise grave née du drame de Sapouy pour que certains acteurs politiques de l’opposition, à défaut de trôner au fauteuil présidentiel, aient opté pour le "colaborationnisme" dans le premier gouvernement de large ouverture. On se souvient qu’à l’époque Norbert Zongo ne cessait de faire cas des menaces et intimidations à son endroit.

Coïncidence, Kantigui constate qu’un scénario identique est en train d’être monté. Certains "héritiers" de Norbert Zongo qui étaient à froid avec les "amis" d’hier parce qu’ils avaient rejoint la "soupe" se rapprochent et font feu de tout bois sur la même cible : le pouvoir.

De nouveau, il est question de menaces et d’intimidations. Et ce sont les mêmes hommes politiques qui sont les premiers sur les lieux et feignent de verser des larmes de crocodile. Et lorsque les journalistes affirment mener "une lutte commune" que les politiciens, il y a là des alliances dangereuses. Alors attention ! Parfois ce ne sont pas ceux qui menacent qui passent à l’acte et assassinent. Un assassinat peut en cacher un autre qui peut être un révélateur. Et cette question reviendra. A qui profite le crime ? Alors, chers confrères méfiez-vous des faux amis. Parole de Kantigui.


Kantigui a ouï dire qu’un collectif de revendications de certains gros ouvrages pour la Boucle du Mouhoun est en train de voir jour à Dédougou. Selon certaines indiscrétions, le démarrage des travaux de bitumage de la route Bobo-Dédougou qui tarde à voir le jour serait à l’origine de la création de cette structure. Kantigui a également ouï dire que ce collectif a dans sa ligne de mire le bitumage de la route Koudougou-Dédougou et le désenclavement en télécommunication de la Boucle du Mouhoun.

Kantigui a ouï dire que l’ONATEL de Dédougou sévèrement critiqué ces derniers mois pour l’inconstance de son réseau fixe et mobile serait, discrètement, en train d’installer une nouvelle centrale téléphonique d’une grande capacité de lignes. Selon certaines indiscrétions proches de l’Office national des télécommunications, ce n’est pour autant pas la fin du calvaire pour les usagers du téléphone de la Boucle du Mouhoun. Et pour cause ! La question du réseau, principal problème de Dédougou, reste entière.

Kantigui
Sidwaya

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