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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

Accueil > Actualités > Conseil des ministres • LEFASO.NET • mercredi 9 septembre 2020 à 23h10min
Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 09 septembre 2020, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et procédé à des nominations.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

- un décret portant approbation des statuts de l’Institut national de formation des Personnels de l’éducation (INFPE).

L’adoption de ce décret permet de doter l’INFPE de textes règlementaires lui permettant de remplir efficacement ses missions.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- un décret portant création de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE).

L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation en établissement public de l’Etat à caractère administratif en vue d’améliorer la qualité de la formation des personnels de la petite enfance et des professeurs des écoles.

- un rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2020, au 30 juin.

Les prévisions de recettes, au titre de la loi de finances initiale pour l’exécution du budget de l’Etat, se chiffrent à 2 233,32 milliards de F CFA, dont 1 894,78 milliards de F CFA pour les recettes ordinaires et 338,54 milliards de F CFA pour les ressources extraordinaires.

La mobilisation des recettes budgétaires se chiffre à 896,48 milliards de F CFA au 30 juin 2020, soit un taux de réalisation de 40,14 % correspondant à une hausse de 26,83 points de pourcentage par rapport à 2019 à la même période.

Le recouvrement des recettes ordinaires se chiffre à 840,11 milliards de F CFA, soit un taux de 44,34% par rapport à celui de 2019 à la même période qui était de 813,83 milliards de F CFA. Quant aux recettes extraordinaires, un montant de 56,37 milliards de F CFA a été enregistré au 30 juin 2020.

La situation des dépenses au 30 juin 2020 du budget de l’Etat, enregistre un niveau de consommation cumulée des crédits de paiement de 1 115,77 milliards de F CFA, sur une prévision annuelle de 2 518,46 milliards de F CFA, contre des réalisations à la même date en 2019 de 978,48 milliards de F CFA.

L’épargne budgétaire est excédentaire de 68,20 milliards de F CFA et le solde global, déficitaire de 219,29 milliards de F CFA.

- trois (03) décrets portant respectivement fixation du classement indiciaire des Contrôleurs d’Etat, des Assistants de vérification et des Enquêteurs, grille indemnitaire du Contrôleur général d’Etat et classement indiciaire des Contrôleurs d’Etat, des Assistants de vérification et des Enquêteurs de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et grille indemnitaire de l’Inspecteur général des finances et des Inspecteurs de finances de l’Inspection générale des finances (IGF).

L’adoption de ces décrets permet de se conformer aux dispositions des articles 25 et 27 de la loi organique n°082-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant attributions, composition et fonctionnement de l’ASCE-LC.

- un rapport relatif au projet de budget de l’Etat, exercice 2021.

Le projet de budget de l’Etat, exercice 2021 se chiffre à 2 241,42 milliards de F CFA en recettes et à 2 782,22 milliards de F CFA en dépenses.

L’épargne budgétaire s’établit à 120,12 milliards de F CFA en détérioration de 132,37 milliards de F CFA par rapport aux prévisions initiales de 2020.

Le déficit budgétaire s’élève à 540,80 milliards de F CFA contre un niveau de 285,14 milliards de F CFA en 2020.

I.1.3. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

- un décret portant nomination de membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or.

L’adoption de ce décret permet la nomination d’un membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or, conformément aux dispositions de l’article 12 du décret n°2018-0967/PRES/ PM/ MMC/ MSECU/ MDNAC/ MJDHPC/ MINEFID/MCIA/MEEVCC du 24 octobre 2018 portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de la Santé :

- un rapport relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe dans le cadre de la mise en œuvre du plan de riposte à l’épidémie de COVID-19 au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise TM Diffusion SARL pour l’acquisition des équipements pour la détection et la prise en charge des cas de COVID-19, d’un montant de huit cent dix-neuf millions quatre-vingt-onze mille six cent soixante-dix (819 091 670)F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de vingt (20) jours.

Le financement est assuré par la Banque mondiale à travers le Projet de renforcement des services de santé (PRSS).

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

- un rapport relatifaux résultats du dépouillement de l’appel d’offres ouvert international n°2018-005/PM/SG/MOAD du 21/11/2018 pour les travaux de construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin : lot A1-bâtiments de la zone technique.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SINOHYDRO CORPORATION LTD pour un montant de onze milliards cinq cent soixante-quatorze millions neuf cent dix-sept mille sept cent quatre-vingts (11 574 917 780) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois.

Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) et le budget de l’Etat.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso à la 57ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue le 07 septembre 2020 à Niamey.

Au cours de ce sommet, les Chefs d’Etat ont examiné plusieurs dossiers notamment la situation de la maladie à Coronavirus dans la sous-région, la menace terroriste dans l’espace G5 Sahel, la situation sociopolitique au Mali et le projet de la monnaie unique de la CEDEAO.

A cette session, le Président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo a été élu par ses Pairs pour assumer la présidence en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an, en remplacement du Président sortant Mahamadou Issoufou du Niger.

II.2. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil le point sur la feuille de route pour la rentrée scolaire 2020-2021.

Dans l’ensemble les préparatifs de la rentrée scolaire 2020-2021 se déroulent de façon satisfaisante.

II.3. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le point de la gestion de l’épidémie de Coronavirus (COVID-19). Le Gouvernement exhorte les populations au respect des mesures barrières pour limiter la propagation de la COVID-19.

II.4. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a fait au Conseil le point des actions menées en faveur des populations sinistrées suite aux pluies diluviennes enregistrées sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil déplore les pertes en vies humaines et les dégâts matériels et déclare l’état de catastrophe naturelle. Il présente ses condoléances aux familles des victimes.

Il a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour renforcer l’assistance aux sinistrés dans les différentes zones concernées.

Le Conseil a instruit à cet effet le ministre chargé des Finances de mobiliser cinq milliards (5 000 000 000) de F CFA au profit du Fonds national de solidarité pour assurer la prise en charge des personnes sinistrées.

Il appelle à la solidarité nationale pour soutenir les sinistrés et invite les populations à la prudence en cette période d’intempéries.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

- Monsieur Poko BAMOGO, Mle 111 449 Z, Commissaire de police, catégorie I, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Membre de la Brigade anti-fraude de l’or au titre du ministère de la Sécurité pour un premier mandat de trois (03) ans.

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Zoul-Kofli KONATE, Mle 97 609 N, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration du Fonds national de la finance inclusive (FONAFI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- Monsieur Moustapha NIGNAN, Mle 111 136 Z, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

- Monsieur Théophile NIKIEMA, Officier.

Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

- Monsieur Souleymane DABONE, Mle 118 856 Z, Conseiller des affaires étrangères.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA BRIGADE NATIONALE DES SAPEURS POMPIERS (BNSP)

- Monsieur Zouno Gérard BAMBARA, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES ET STAGIAIRES DE L’INSTITUT

- Monsieur Didié BAZONGO, Officier stagiaire.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

- Monsieur Sibiri COULIBALY, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS ENSEIGNANT PERMANENT

- Monsieur Boubakar KEITA, Commandant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT

- Monsieur Mathias TRAORE, Officier, gestionnaire des ressources humaines.

Le troisième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

- Monsieur Idrissa SAVADOGO, Mle 28 072 C, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- Monsieur Jean Noël SAVADOGO, Mle 54 659 P, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

- Monsieur Yacouba SIKO, Mle 75 908 M, Géographe-planificateur-urbaniste.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES REGIONS DU BURKINA FASO

- Monsieur Paripouguini LOMPO, Cadre du privé ;

- Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 39 644 M, Inspecteur des impôts.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO (AMBF)

- Monsieur Yendifimba Jean-Claude LOUARI, Ingénieur en hydraulique et aménagement rural ;

- Monsieur Bertin OUIYA, Retraité ;

- Monsieur Adama Victor KABRE, Mle 0015 868 J, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU FONDS PERMANENT POUR LE DEVELOPPEMENT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES (FPDCT)

- Monsieur Sibiri Jacques KABORE, Mle 44 010 K, Chef d’agence régionale.

Le quatrième décret renouvelle le mandat de Monsieur Jean Noël SAVADOGO, Mle 54 659 P, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) pour une dernière période de trois (03) ans.

C. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

- Monsieur Larba OUEDRAOGO, Mle 237 135 Z, Ingénieur géomètre.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- Monsieur Ibrahim Ben Harouna ZARANI, Mle 39 667 B, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS (ENTP)

- Monsieur Wambié NAGARO, Mle 249 099 G, Elève ingénieur en génie civil.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures :

- Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil ;

- Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

- Madame Awa COMPAORE/ZOURE, Mle 108 470 L, Administrateur civil.

Au titre du ministère des Mines et des carrières :

- Monsieur Ablassé KABORE, Mle 279 918 M, Administrateur civil.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT GEOGRAPHIQUE DU BURKINA (IGB)

- Monsieur Bertin KOROGO, Mle 0020 045 L, Cadre supérieur en Géo-information ;

- Monsieur Ben Idrissa Hermann HIEN, Mle 55 002 K, Comptable.

Le troisième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- Madame Myièba Valentine LOMPO, Mle 208 058 G, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

- Monsieur Ollo Stéphane Giles César KAMBOU, Colonel.

Le quatrième décret nomme Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil, Président du Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Pour le Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement

Porte-parole du gouvernement,

Le Ministre de la Culture, des arts et du tourisme

assurant l’intérim

Vos commentaires

  • Le 9 septembre à 20:19, par YAAM SOBA En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    Cinq milliards pour les sinistrés des inondations. Encore une nouvelle trouvaille de ce régime pour se remplir les poches.
    D’ailleurs, que deviennent les milliards de fcfa prévu pour assister la population contre la covid 19 ?
    De toutes les façons toute chose à une fin. Et bientôt on ne parlera plus de terrorisme économique au Burkina.

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  • Le 9 septembre à 21:16, par Yeux rouges En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    Félicitations au gouvernement pour le regroupement des ENEP en un seul établissement public. On peut faire la même chose au niveau du ministère des sports et surtout au ministère des des affaires étrangères où le maintien de certains consulats et ambassades ne se justifient pas. De même, eviter de maintenir des ambassadeurs à la retraite alors même qu’ils ont des adjoints. Il y a beaucoup poches où le gouvernement peut faire des économies pour réinvestir dans des secteurs prioritaires

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  • Le 10 septembre à 03:03, par Kanzim En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    L’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) devrait plutôt être rattaché à l’Ecole normale supérieure de Koudougou et non au MENA-PL ; en effet, du fait qu’il y aura désormais des Professeurs de l’Enseignement primaire recrutés au niveau du Baccalauréat, il serait plus rentable du point de vue de efficacité et de la pertinence des compétences développées dans le cursus de formation des instituteurs, que ledit cursus relève d’un niveau supérieur et non fun niveau ENEP. Nous savons tous comment certains enseignants sont plus dépréciateurs de savoirs que constructeur et promoteurs des compétences. Autrement dit ce ne sont Pas tous les enseignants d’abord étant eux-mêmes instituteurs puis formateurs par un statut supérieur acquis à travers des CONCOURS PROFESSIONNELS. L’exemple des Instituteurs principaux, Conseillers pédagogiques et même Inspecteurs désormais formés à l’ENSK, plaide qu’il faille former les professeurs de l’enseignement primaire recrutés au niveau Bac dans le même ENSK. Et continuant dans ma logique , les enseignants au niveau du préscolaire devraient eux-aussi être formés à l’ENSK, parce que la logique requiert que désormais, le baccalauréat soit exigé d’eux, afin d’éviter la "pédagogie tèguèrè" (jeux de battements des mains des fillettes le soir au village). Enfin dans la même logique, ls écoles privées de formation des enseignants devraient être fermées ou restructurées au niveau de a direction académique et pédagogique, en ce sens qu’un commerçant ne peut ni diriger une école privée ni former un professeur d’école primaire. Ailleurs on exige de nos jours le Master II donc Bac + 5, pour prétendre au métier combien noble, délicat mais hautement surconsommation connaissances et ressources personnelles. Déjà le Ministère de l’Enseignement supérieur donne le bon ton et le bon pas, en fermant une école supérieure, qui ne saurait être un bar. L’exemple de l’ISIG (AUBEN) est à féliciter, parce que les aspects académiques sont pris en charge par des dirigeants académiquement assis, recrutés par le fondateur. Dans le secteur de la santé, le déficit d’offre de formation, ajouté à a cupidité de de cadres moyens et au laxisme et complicités de l’Etat, ont conduit à l’ouverture de plusieurs structures privées de formation des agents de santé. J’avais osé interpellé le ministère de la santé sur la conduite d’une étude relative à l’incidence de la médiocrité des promoteurs desdites structures privées, sur les comportements délinquants de certains agents de santé. Si l’offre ne valorise que le gain, alors le recrutement des étudiants fermera kes yeux sur la moralité des élèves. Maintenant qu’il faut le niveau bac, laissera-t-on la cupidité présider à la formation de nos agents de santé Quand on utilise l’acception « Saint, ou Sainte », des noms de prophètes ou d’acteurs religieux pour baptiser son centre d’obscurcissement, c’est plus pour tromper les angéliques croyants. Il suffit de voir la liste des structures scolaires à fermer, pour y découvrir des noms qui feraient penser à tout sauf au développement des compétences.

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  • Le 10 septembre à 16:06, par Gohoga En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    Canzim merci d’oser dire la vérité dans ce monde de l’argent, rien que l’argent.

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  • Le 10 septembre à 23:06, par Koffi En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    Par rapport à la création de l’Institut de formation des personnels de l’éducation, la proposition avait été faite aux responsables du ministère de l’éducation nationale, dès 2007, de créer une Direction générale qui regrouperait les différentes écoles, à l’instar des écoles de santé publique. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais la situation est devenue plus compliquée avec les réformes intervenues entre temps dans ce ministère. Attention aux conflits !

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  • Le 11 septembre à 15:58, par Manel En réponse à : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 09 septembre 2020

    Bonjour
    Je vois que certains pensent mieux maîtriser les problèmes de l’éducation que les autorités !
    En quoi le fait de créer des instituts pour former des enseignants va faire baisser le niveau, au point qu’il faille les envoyer à l’ENS ?
    Vraiment il faut savoir que n’importe quel enseignant de l’ENS pourrait intervenir dans ces instituts, et il faut retenir que l’ENS relève du MERSI et non du MENA PLN !
    Travaillons à former des enseignants consciencieux, c’est tout car le reste n’est que supputations !

    Répondre à ce message

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