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Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 14 février 2020 à 23h59min
Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

Jusqu’où ira-t-on avec cette spéculation des terres et des logements au Burkina Faso ? Question à mille dollars.

Peu importe le prix, il faut s’arrêter et trouver une solution à la course contre les terres et les logements. Cette boulimie, cette quête sans vergogne du gain pécuniaire et matériel expose toute la société à une instabilité qui n’épargnera personne, surtout ceux qui croient s’être mis matériellement à l’abri en faisant dans le pillage.

La terre est un véritable enjeu, car constituant en réalité une ressource essentielle et vitale ; tant pour les habitants des villes en termes de logements et d’activités économiques que pour les ménages ruraux qui y tirent l’essentiel de leur subsistance. Aujourd’hui, plus qu’hier, les ventes et les transactions relatives aux terres se développent dans une ambiance d’impuissance des populations, créant leurs vagues de frustrés à tous les niveaux de la société. C’est à la fois la démocratie, la paix, la stabilité et surtout la cohésion sociale et l’unité nationale qui se jouent par la façon de gérer cette question cruciale de terre.

C’est la gorge souvent nouée que certains citoyens font des témoignages ou analysent la question foncière au Burkina. On arrive à la conclusion que le phénomène de spéculation foncière a largement dépassé le seuil du supportable.

Un maire d’une commune limitrophe de la capitale se confie à ce sujet : « On va tous payer de notre égoïsme. Pourquoi ce sont ceux qui en ont qui sont les premiers à piller ? Aujourd’hui, nous, maires des communes environnantes de Ouagadougou, souffrons énormément. Ce sont les mêmes qui devaient défendre la cause des populations qui ont organisé cette spéculation. Nous subissons une pression qui ne dit pas son nom de la part de nos autorités elles-mêmes. Elles sont tapies dans l’ombre et donnent des instructions à des intermédiaires. La question foncière est devenue un vrai business pour se faire de gros sous rapidement. (…). Et tout cela, sous le couvert de la politique ».

Ce qui conforte une certaine opinion qui pense qu’il y a une forme de pillage organisé par l’Etat lui-même contre ses propres populations. Le 13 octobre 2016, les députés validaient le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le foncier urbain (période 1995-2015), suivi de sa transmission au gouvernement qui avait décidé du retrait de plus de 105 000 parcelles frauduleusement attribuées ou illégalement occupées. Aujourd’hui, ils sont nombreux à s’interroger, ces Burkinabè, sur le sort réel réservé à ce document.

Dans ce domaine qui touche et intéresse toutes les catégories de Burkinabè, nombreux y partent de leurs expériences et constats sur le terrain.

« Voyez-vous, il y a des villages, quand vous regardez, ça sent un véritable pillage, un vol. Observez un peu comment les sociétés immobilières ont foisonné ces derniers temps. Tout simplement parce que c’est la destination la plus facile aujourd’hui pour se faire de l’argent. (…). C’est difficile quand vos personnalités ne sont pas dignes de confiance. Depuis le temps de Blaise (Compaoré), c’est le pillage. On pensait qu’avec l’arrivée du nouveau pouvoir, ça allait changer. C’est mal connaître, car c’est même pire maintenant. Roch (Kaboré) lui-même semble clean, mais s’il ne voit pas d’urgence son entourage, ça va être un sérieux problème. On ne peut pas poursuivre comme cela. (…). C’est difficile quand vos dirigeants ne sont pas dignes de confiance. Dans ce contexte, comment voulez-vous qu’on parte uni autour des grands défis ? On se flatte seulement. Au temps de Sankara (Thomas), pourquoi ça marchait ? C’est simplement parce que c’est une question de confiance entre gouvernants et gouvernés. Ce n’est pas compliqué que cela ! », abonde par exemple cet habitant d’une commune rurale voisine de Ouagadougou, Komsilga, décrivant les spéculations en cours dans ladite circonscription. Ce dernier réactualise certains dossiers hideux liés aux lotissements dans certaines zones de la capitale, brandissant des maires, conseillers municipaux et autres personnalités supposés impliqués, mais sans jusque-là être inquiétés.

« On est là, on s’en prend à la France, on n’a même pas honte. Les Français luttent pour leur pays, pour les générations futures. Quand ils posent un acte, ils pensent aux autres Français d’aujourd’hui et de demain. Mais regardez ici au Burkina, on a même fini d’enterrer les générations futures. On parle les gros français. On pille tout : terres, or, coton, et même demain s’il y a pétrole, ils vont piller. Les gens ne font qu’accumuler ce que le Burkinabè lambda a besoin pour survivre. Et on est assis, on dit d’être solidaires. C’est pitoyable ! J’ai mal, vraiment mal pour ce pays », enfonce un sexagénaire, mécontent de la gestion dans le déguerpissement de Garghin (périphérique sud de la capitale).

Tous pensent que le Burkina ne peut poursuivre dans cette tendance. « Voyez-vous, quand les gens utilisent leur position dans l’administration, sur le plan politique et même social, pour faire main basse sur ce qui revient aux autres, ça fait pitié et c’est dangereux. Quand tu es fort, tu défends le plus faible. Quand tu es fort, tu fais en sorte que le plus petit ait sa part dans le partage. Avec le comportement que nous observons aujourd’hui, on se demande quel est le genre de société qu’on veut inspirer ?

Aujourd’hui, même au village, on ne se gêne plus de dire que ‘‘taôr-rèmba ya wagda’’ (en français : les dirigeants sont des voleurs). C’est dire que les gens se révoltent et dans ce contexte, personne ne peut dire qu’il est à l’abri. A commencer par ceux qui croient être nantis, injustement. On se connaît dans ce pays, personne n’est caché de l’autre. Il y a des dirigeants, des gens qui font aujourd’hui la honte, mais qui croient être des hommes que tout le monde respecte », se révolte ce bidasse à la retraite.

Même en matière de logements proposées par les sociétés immobilières pour, dit-on, soulager la souffrance des citoyens, des acquéreurs trouvent beaucoup à en redire. « C’est de la supercherie. L’Etat est complice de toute cette situation. Ce qui est proposé à travers les publicités est loin d’être la réalité, sans que l’autorité ne dise mot. Finalement, à quel saint se vouer ? », se désole ce cadre de l’administration publique. Malheureusement, il n’est pas le seul à végéter dans ce genre de sentiments d’impuissance.

Au regard des crises autour du foncier et du logement, il est impératif qu’une volonté politique s’incarne à la recherche de solution pour limiter les frustrations. Cela est d‘autant capital qu’une unité nationale et une cohésion nationale ne peuvent être réelles avec de telles frisures sociales.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 février à 05:36, par TANGA En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Les gens achètent les terrains avec les pauvres villageois, souvent en corrompant certains. Tous ça sous les yeux de nos autorités. Ils construisent des DZ maisons pas viables sur les terrains qui ne sont pas viabilisés. Ils ne donnent pas de papier de propriété aux acheteurs. Oui la maison t’appartient mais pas le terrain.
    Après ils peuvent vendre tous les mêmes terrains à tiers.
    Savons nous où nous nous dirigeons ?
    Un jour, des étrangers vont débarquer et chasser les gens de leurs maisons.
    Ensuite ils vont d’étranger puis chasser les voisins.
    Le pays nous nous appartiendra plus. C’est du déjà vue quelque part dans un pays et jusqu’à présent c’est la guerre.

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  • Le 15 février à 08:02, par maan zemzem En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Ce sont les insurgés qui ont déclaré "plus rien ne sera comme avant" et pourtant tout est pire et même transformé en un suicide collectif. Sur le plan sécuritaire tout est pire qu’avant 2014, sur le plan scolaire pire avant 2014, sur le plan foncier là c’est 1000 fois pire qu’avant, des collines et des montagnes sont vendus, des surfaces de granit vendues, pourquoi, ces gens n’iront pas exploiter le plus grand site de Granit qui est celui d’Arbinda. Des surfaces, des étendues de champs vendus à des opérateurs immobiliers tombés du ciel et inconnus avant 2014. Ces vautours de tout acabit ont confisqué les prérogatives des maires et des communes et accaparent de grandes surfaces dans nos villes et compagnes avec les bénédictions des hommes politiques du moment. Avant c’était ALIZETA GANDO, les WEND PANGA aujourd’hui ce sont les Abdoul services et autres venus d’un horizon qui ne laisse pas plané le moindre doute. L’homme de la Solution des Burkinabés est où ? Où se cahe-t-il ? Où a-t-il jeté et oublié les solutions ? A-t-il le courage et le mental pour continuer ? IL semble qu’il se félicite de son bilan qui est éloquent et élogieux ? Le bitume est partout et c’est ça le véritable signe de développement. Et le capital humain où se trouve-t-il ? Les victimes du terrorisme, les veuves et orphelins et les déplacés internes, sont-ils mis en perte et profit ? Entre la vie humaine et le bitume qu’est-ce qui est plus important ? Fait-on du bitume pour les hommes ? Où les hommes viennent en dernier rang après le bitume ?
    Quand vous voyez la situation présente, qui peut me dire qu’il se sent mieux qu’avant ? Du jamais vu au Faso autant de morts en 4 ans. Quelle belle tête, quelles belles réalisations, la Vie humaine est-elle meilleure à nos jours ? n’en déplaise à ceux qui ferment les yeux et se félicitent de leur bilan élogieux qui est pourtant macabre, plein de champs semblables à ceux du Zai prêts pour les semis. Pour vous en convaincre, rendez-vous au cimetière de Gounghin, vous comprendrez l’amertume, la désolation et la tristesse. Dieu, Dieu ! venez sauver notre pays. Ne laissez pas la haine, l’exploitation, l’inconscience, la méchanceté dominer notre pays.

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  • Le 15 février à 08:10, par Lucius En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    C’est l’occasion pour les partis significatifs de l’opposition, sauf l’autre qui a fait pareil, de mettre le foncier au coeur de leur programme politique pour se faire élire à la présidentielle de 2020. Ça marche dans le monde de nos jours car les populations défavorisées, le plus gros lot des potentiels électeurs, ne se soucient plus des discours creux ; elles préfèrent la résolution de leurs problèmes du moment. Même un indépendant peut choisir ce thème de campagne pour gagner au Burkina Faso car le problème du foncier est très critique. Qui pour relever ce défi que je lance ?

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  • Le 15 février à 08:21, par Made En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Très très bel et pertinant article. C’est bien fait pour nous. Laurent BADO n’a pas tout dit du Burkinabè et on dit qu’il est fou ? Ya pas plus égoiste que le Burkinabé (du cultivateur au 1er Burkinabé). On pille pour preserver les siens, mais l’amour des siens n’est pas loin de la haine des autres !!!! Vous vous rappeler les propos d’un certain M. Issiaka Sawadogo à l’égard des Burkinabè ? Lui meme est Burkinabé. Il ya pas pure vérité que ce qu’il a dit et cette analyse n’est pas loin de ça. Je suis burkinabé et je l’assume. Tout ce qui arrive au Burkina est une punition divine, et on le merite. Meme en Cote d’Ivoire un terrain coute moins cher qu’au Burkina.

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  • Le 15 février à 08:48, par Sidpassata Veritas En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Merci Monsieur pour cet article.
    Quand on parle de mal-gouvernance c’est de ce genre de problèmes qu’il s’agit.
    - Quand le Président du Faso se tait et ne réagit pas fortement contre les violences froides que constituent la corruption, l’accaparement des terres, la propagation des alcools frelatés, le pillage à ciel ouvert des ressources minières et autres trafics du même genre, il va droit dans le mur. Il est comptable de cette situation qui n’a pas besoin de beaucoup de moyens pour être redressée ; car il s’agit de changer de mentalité et le chef, en prenant fermement position et en sanctionnant sévèrement les moindres écarts dont il serait informés, permettrait d’amorcer le changement et d’engager le parcours vertueux. Mais notre PF, veut-il seulement mener ce combat ? peut-être pense-t-il que ce n’est pas son rôle mais celui du gouvernement et des structures spécialisées ? Mais qui doit veiller à ce que ces derniers accomplissent correctement leur missions, et au besoin, suppléer à leur manquements ?
    - Quand des populations sentent que les dures conditions qu’elles vivent ne relèvent pas du mauvais sort mais surtout de la cruauté des uns encouragée par le silence des autres, il faut se dire l’incivisme est donné en exemple et que pour s’en sortir les citoyens pourraient un jour s’insurger contre cette violence froide.
    - Quand on parle de réconciliation nationale au bénéfice uniquement de certains hommes politiques qui ont fuit du pays parce chassés du pouvoir de L’État par les populations excédées et que dans le même temps on ne pose pas la question des torts que ces populations continuent de subir des errements des mêmes "exilés", on est complètement hors sujet pour ces populations.
    N’oublions pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, qu’on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps, et qu’on ne mobilise pas les gens en dehors de leurs intérêts.

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  • Le 15 février à 09:42, par Dedegueba SANON En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Le foncier a toujours été le " fond de commerce " des maires, surtout des " maires lumpen " venus de nulle part. La technique est simple, on fait un lotissement à grande échelle, on s’autoattribue des dizaines de parcelles via des prêtes noms, après on en vend un certain nombres pour construire sur une ou deux bien " situées ", et du coup on devient " un grand type".
    Pourtant dans certains pays ils ont mis dans leurs constitutions qu’il est interdit de vendre la terre tout court. Imaginez que les americains ou les chinois, parce qu’ils ont l’argent puissent avoir la possibilité d’acheter la terre du Burkina, où irons nous vivre ?
    Vendre sa terre c’est forcément compromettre l’avenir des générations futures, et si ceux qui nous ont précédés avaient vendu ces terres, où serions nous ?
    Pourquoi ne pas inconstitutionnaliser la vente des terres ? On éviterait ainsi pas mal de conflits fonciers latents. Parce que ceux qui achètent aujourd’hui parce qu’ils ont l’argent se verront tôt ou tard contester leurs propriétés, lorsque les descendants des vendeurs ne sauront pas où aller.

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  • Le 15 février à 09:56, par Le Visionnaire En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Bonne analyse ! Aujourd’hui dans un quartier comme Tampouy, impossible d’avoir une parcelle à 10 milions. Pendant ce temps, on en paye toujours à moins de 5 millions à Abidjan VILLE ! Quel dommage pour mon pays ! Même dans des quartiers les plus éloignés comme Boassa, Sabtona, on vous parlera de 7 à 8 millions pour une parcelle de 300 m2 et ce, sous le regard et la complicité de l’Etat. Pourquoi vendre le sol jusqu’à ces prix ? Quand on fait un prèt de 7 ans pour enquérir une parcelle, il faut attendre 7 ans pour commencer à faire des briques et peut-être 15 ans pour que la construction finisse si on est un travailleur moyen non corronpu. Pourquoi ce silence de l’Etat laissant même des entreprises étrangères s’installer, s’accaparer de nos terres et tuer nos arbres pour nous revendre nos mêmes terres à des coups de millions. Pourquoi ? Pourquoi ? Et pourquoi ? Où est le gouvernement ? Où est mon Etat ?

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  • Le 15 février à 10:50, par willi En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    c’est lamentable ce qui nous arrivent aujourd’hui les vrai terroriste a commencer ceux sont nos dirigeant complice du pillage du foncier au burkina qui par la même occasion sacrifie les génération avenir.il va falloir que l’on commence a dire non et ne pas rester ce peuple mouton que tous le monde utilise.

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  • Le 15 février à 10:58, par SANGOULE LWK En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Je suis déjà intervenu sur le forum pour dire que l’achèvement de l’insurrection de 2014 est un passage obligé pour le Burkina Faso. Il y a vraiment la nécessité de vider les vieux dossiers et de recommencer à marcher sur un nouveau pied. La tache semble plus lourde à porter par les seuls politiciens. C’est pourquoi, j’en appel à un sursaut national pour taire les intérêts égoïstes et mettre en place un gouvernement à l’image de celui de la Transition de 2015. Ce gouvernement, composé d’hommes et de femmes dont on a un bon témoignage aura pour mission, en plus de vider les vieux dossiers qui pourrissent notre vivre ensemble, de proposer un schéma qui nous permette de renouer avec les valeurs de paix et de développement. Pour être efficace, il aura besoin d’au moins trois années de vie. Si nous faisions l’économie des milliards que vont coûter les élections et que nous recouvrions tous les milliards qui divaguent dans la nature, nous verrions que nous sommes suffisamment riches pour nous prendre en charge dans beaucoup de domaines dont celui de la sécurité nationale. On a besoin d’identifier clairement là où on a trébuché si l’on veut aller de l’avant. C’est un impératif pour les Etats africains d’être plus responsables parce que nous rentrons dans une ère où les défis vont se multiplier et il n’y aura pas de place pour les canards boiteux. Combattre est un impératif que nous devrons intérioriser. La paix conquise est meilleure à la paix acquise qui n’est rien d’autre qu’une paix de l’esclave.

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  • Le 15 février à 12:21, par QUI NE DIT RIEN CONSENT En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    AU BURKINA LE PRIX AU mètre CARRE DES TERRAINS S EST ENVOLE ET CECI AVEC L AVAL DES autorités D HIER ET D aujourd’hui. IMAGINEZ VOUS UN FONCTIONNAIRE QUI VA PAYER UN TERRAIN A PLUS DE 8 MILLIONS DE F CFA COMMENT VIVRA T IL ? CONSTRUIRA T IL ? ET SES ENFANTS ? LEUR ÉDUCATION ? DES PARCELLES QUI EN général ONT ÉTÉ REÇU GRACIEUSEMENT DES MAINS DE L état QU L ON VEND A DES MILLIONS. REGARDEZ ZACA N EUT ÉTÉ LES PRIX ÉLEVÉS ON NE POURRAIT COMPTER LES BUILDINGS, MAIS hélas !
    OH MON DIEU QU EST CE QUE CE PAYS VA DEVENIR DANS 20 40 60 80 100 ANS ?
    EST CE CELA LA PROMOTION DE LOGEMENTS SOCIAUX N EST PAS DE LA PURE spéculation DE L ARNAQUE ET ON SE TARGUE D ÊTRE UN HOMME D AFFAIRES sérieux VERTUEUX MON ŒIL OUI .
    LE HIC C EST QUE CEUX QUI SONT SENSÉS FAIRE APPLIQUER LA LOI, EN SONT LES PREMIERS POURFENDEURS. DES AUTORITÉS POLITIQUE RELIGIEUSES coutumières QUI SE VANTENT D ÊTRE MILLIARDAIRES, EST CELA L EXEMPLE ? LA VOIE A SUIVRE ? ET L ON PARLE D UNE JEUNESSE QUI NE débrouille PAS BIEN ! MY GOD parmi tous CES GENS LA DITES LEUR DE JUSTIFIER LEURS AVOIRS ET ON VERRA .
    A QUOI CELA SERT D ÊTRE UN FAUX MILLIARDAIRE, CE N EST PAS LE CAS ISABEL DOS SANTOS QUE LES américains ET LE MONDE RESPECTENT. ON PARLE DE CREATEURS D ENTREPRISES, D IDÉES ; BREF DE GÉNIES
    PAS DE VOLEURS DE FONDS PUBLICS , etc.

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  • Le 15 février à 13:18, par Alexis B. En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    C’est en effet ce qi se passe actuellement... :( En fait MPP = Mouvement Pilleur du Peuple. En tout cas c’est ce qe je ressens en tant que Burkinabè, au vu de ce qe ce "gouvernement" nous démontre par ses Actions... Que le luxe et les honneurs pr eux et ils donnent vraiment l’impression de se foutre du peuple qi crie famine. :( J’espère qe ce 22 Nov. Lors de nos next élection, nous aurons la clairvoyance de renvoyer chez eux ces pilleurs. Et en fait je me pose la question de cmt cela est possible qe ces ex. CDP aïe pu être élu, alors qe je me souviens q’au début de Notre Révolution, il avait été décidé qe les membres du CDP de Blaise ne pouvait pas se présenter pour les élections ???
    Merci au Faso.net de nous éclairer sur les Magouilles de ce "gouvernement"
    Alexis

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  • Le 15 février à 14:22, par Nabiiga En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Le fléau des parcelles que nous vivons aujourd’hui a commencé à sévir avec l’avènement de la ’rectification’ et ces déguerpissements insensés, ne motivés que par l’égoïsme de François Compaoré et Alizeta, la soi-disant belle-mère de la nation. Ce sont ces deux individus qui ont fait comprendre aux gens qu’il y a de l’argent à gagner follement dans les business des parcelles tant à Ouaga qu’aux communautés environnantes de Ouaga. Du coup, tout le monde veut devenir maire, rien que pour détourner des parcelles pour vendre à coup de millions. Du coup, plus de business à faire pour gagner rapidement de l’argent sinon que celle des parcelles. Les gens circulent partout à Ouaga pour corrompre les corruptibles afin d’avoir une parcelle même s’il faut dérober quelqu’un de sa parcelle pour y parvenir. C’est pourquoi nombreux furent des maires qui ont été épinglés par ce fléau de parcelles. Haya, le chat est sorti, comment peut-on le maîtriser. Peine perdue car le fléau a atteint son apogée au Burkina si bien les coins les plus reculés sont désormais touchés. François Compaoré et Alizata doivent porter le chapeau de ce fléau.

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  • Le 15 février à 16:40, par Sidnoma En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Nous avons affaire à des dirigeants très peu soucieux de l’avenir de ce pays :
    - Pour aider les populations, on ne confie pas les terres aux sociétés immobilières ; l’état devrait construire des cités et les mettre en location-vente comme au temps du CNR,
    - La majeure partie des dirigeants (même les maires des communes rurales) ont fait main basse sur les terres des paysans : essayez un petit sondage, vous serez ébahis !

    Quant à Komsilga dont vous avez fait cas, je pense qu’ils ont cette fois-ci, un jeune maire assez soucieux des populations vulnérables au regard de la transparence dans les opérations de lotissement qu’il vient d’entreprendre.

    Merci à Lefaso.net pour l’écrit.
    Dieu bénisse le Burkina !

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  • Le 15 février à 17:45, par Nabiiga En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Aux Rectificateurs

    Le grand malheur, pour ne pas dire le plus sévère malédiction qui ait frappée le Burkina depuis son indépendance fut, est, sera l’avènement de Blaise Compaoré et sa rectification. La rectification et le règne de Blaise a introduit dans la société Burkinabè le système de classe et la course effrénée vers l’appartenance à ces classes. Auparavant, les Burkinabè et surtout les Ouagalais, ne se souciaient pas de classe. Retournons à Ouaga des années 60 et au-delà, il n’y avait que la zone du bois dont nous entendions parler ; une zone du bois qui abritait les diplomates etc. En dehors de cela, les gens habitaient où ils voulaient et garder la même dignité et leur rang dans la société intacte. La politique des Cités du gouvernement de Sankara était une politique pour donner du logement abordable aux peuples et changer en tant soi peu, l’image de notre capitale. Depuis l’avènement et le CDP qui en est né, la société Burkina est devenue une société de classe. Ça suffit de rencontrer quelqu’un, côtoie la personne sans savoir où il habite. Dès le moment où il te dit qu’il habite à Ouaga 2000, tu commences à le regarder d’une optique différente car tu n’es pas de sa classe. Tout le monde veut vivre dans un quartier huppé, encore faut-il avoir les moyens pour y vivre. Que faire pour y parvenir si l’on est fonctionnaire ? Il faut détourner autant et aussi souvent que possible, d’où la corruption endermique, d’où le détournement massif des derniers publics, d’où la corruption à ciel ouvert, d’où la bravoure des gens comme les Guiros à ne mentionner que celui-ci.

    Appelons honnêtement les choses par leurs noms. Comment est-ce qu’un fonctionnaire de l’état, puisse vivre à Ouaga 2000 sans avoir fait main basse sur la chose de l’état. La parcelle la plus moins chère vers Ouaga 2000 commence à partir de 8000,000 francs CFA. Avec quel salaire va-t-il réunir rien que le prix de la parcelle sans parler de la mise en valeur de cette parcelle et pourtant, il faut voir le nombre de fonctionnaires qui habitent Ouaga 2000. Qui est fou ? Dans le Burkina de la famille Blaise, ne pas détourner fut l’anomal, détourner était la normal. La rectification et son CDP nous a causé un tort immesurable et inqualifiable. Ramassons les pots cassés, nous

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  • Le 16 février à 08:16, par Sigry En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    L’état devrait au moins retirer les grands espaces inexploités au tour des grandes villes.

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  • Le 16 février à 12:39, par Patriote2000 En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Tout le monde sait où tout ceci va nous conduire. "c’est la guerre" comme le dit Bob Marley et repris par Alpha Blondy. Si les premiers hommes politiques le voulaient, ils allaient payer tout le Burkina. Si les richards comme Kanazoé le voulaient, ils pouvaient acquérir des milliers de parcelles. Le pillage a commencé sous Blaise. Et c’est devenu maintenant de la cupidité pure et simple. Dites qu’il y a un lotissement toute suite, ce sont les même qui ont déjà des centaines de parcelle qui vont courir récupérer encore le maximum. Les autorités observent sans rien faire. et on ose parler de prévention de conflit. Le logement est un droit, pas une question d’argent. Combien sont ils ceux qui peuvent avoir 10 millions aujourd’hui pour payer une parcelle ? Le jour où la jeunesse va se révolter, on va tous payer cash.

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  • Le 16 février à 15:24, par Edgard En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    A Chacun Sa Croix, Ce N’ai Que Le Debut,je Sui Fatigue De Parle De Ca. Si Tout Un Chacun Pouvait Mobilise Au Moins Sa Famille Et Faire Le Point De La Situation Nationale,je Pense Qu’il Aura Un Changement, Et Ce Choix Moi A Ma Personne Croi A Isac Zida Et Tahirou Barry

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  • Le 16 février à 20:44, par RV En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Nous sommes devenus en quelques décennies le pays des hommes désintégrés. C’est le prix de la lâcheté. Pardon !

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  • Le 17 février à 10:05, par Noufou Ouédraogo En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Chers burkinabè soyons honnêtes envers notre pays. C’est vrai on a l’habitude de dire que le pays nous appartient, mais moi je dirai que ce sont nous qui appartenons au pays. Vouloir piller des ressources naturelles de sa patrie équivaut à être sur une branche d’un arbre et se retourner pour couper cette branche. Autant de malhonnêteté, autant d’ingratitude ne font que nous détruire seulement.

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  • Le 17 février à 11:15, par MKouka En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Bravo à l’auteur de cet article. Voilà ce qu’on est en droit d’attendre de nos soit disant "sages". C’est réel du vécu quotidien, il analyse et propose. C’est pas de la religion ni de la politique.

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  • Le 17 février à 12:27, par Kobyagda En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Bonjour, la politique de ce président en matière d’habitat a été un échec total pour le citoyen lamdan

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  • Le 17 février à 16:55, par Ramses 2 En réponse à : Pillage du foncier au Burkina : « On a même fini d’enterrer les générations futures »

    Rien que ce matin, on m’a proposé une parcelle de 300 m2 à Signoghin, vers Tampouy, à 17 millions.

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Examens 2020 : 73 355 candidats prennent part au BEPC dans la région du Centre
Projet Contrats Durables pour le Riz des Hauts-Bassins : AGRODEV SERVICES a reçu la visite de l’Agence Française de Développement
Education : Stanislas Ouaro lance les examens scolaires à Banfora
Région de l’Est : Le cercle Tin Fii s’engage à booster le développement socio-économique
Journée mondiale de la population : La santé des femmes et des filles au cœur de la 30e édition (Déclaration du ministre de l’économie)
Don Bosco Mullan : L’Irlandais qui veut ériger un monument du capitaine Thomas Sankara au siège de l’Union Africaine
Ouagadougou : « Pas de route, pas de votant », préviennent les habitants de Rimkiéta
Justice : Safiatou Lopez écope de 24 mois de prison ferme
Épreuves écrites des examens 2020 : Le ministre Ouaro souhaite un bon déroulement de la session et plein succès aux candidats
Gestion des épidémies dans la Boucle du Mouhoun : Le plan de riposte exécuté à 63,21 ℅
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