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Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

Accueil > Actualités > Economie • • dimanche 7 juillet 2019 à 19h00min
Zone de libre échange continentale africaine :  Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

(Niamey, 07 juillet 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, face à la presse burkinabè, s’est réjoui de l’opérationnalisation de la Zone de libre échange continentale, une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’Union africaine.

Cette vision, selon le président Kaboré, consiste à créer d’abord un marché unique africain. Une réalité aujourd’hui donc avec la ZLECAf qui compte plus 1,2 milliards de consommateurs. « C’est une grande victoire. Nous avons décidé de prendre les mesures, que nos frontières soient fluides. Aujourd’hui, grâce à cette libéralisation qui se fait progressivement, cela va permettre d’avoir un marché unique dans lequel nous pouvons faire le commerce ensemble » a dit le chef de l’Etat burkinabè.

L’autre vision prônée, c’est le développement industriel, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens, et la lutte contre le chômage. « Aujourd’hui, c’est une date historique pour l’Afrique, qui nous permet d’espérer de pouvoir faire en sorte que ce marché unique puisse se mettre en place » a dit le président Roch Marc Christian Kaboré.

C’est le président Mahamadou Issoufou, choisi par ses pairs, qui a conduit le travail jusqu’à l’opérationnalisation de la ZLECAf, avec les services techniques de l’Union Africaine, les différents pays, les zones régionales. « Ils nous ont produit un travail de qualité » s’est réjoui le président du Faso. Au-delà de l’opérationnalisation de la ZLECAf signée par 54 pays et ratifiée par 27 autres pays, le chef de l’Etat a demandé de la volonté politique de la part des différents pays africains, afin que ce marché africain soit une réalité.

Pour Roch Marc Christian Kaboré, l’Afrique a le potentiel nécessaire pour se satisfaire et se suffire elle-même.

Le président du Faso a aussi apprécié le choix des chefs d’Etat d’installer le siège du secrétariat permanent de la ZLECAf au Ghana, espérant le démarrage effectif au mois de juillet 2020.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Vos commentaires

  • Le 8 juillet à 09:35, par zemosse En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

    Bjr, expliquez moi les termes suivants : signature et ratification. Le Président a dit : 54 pays ont signé et 27 ont ratifié ? Aidez moi a comprendre. Merci d’avance

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    • Le 8 juillet à 10:47, par abcd En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

      Signature ad Referendum

      Un représentant peut signer un traité « ad referendum », c’est-à-dire à la condition que sa signature soit confirmée par l’État. En ce cas, la signature ne devient définitive que si elle est confirmée par l’organe responsable.

      [Art. 12, par. 2, al. b), Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités]

      Signature sous réserve de ratification, acceptation ou approbation

      Lorsque la signature est donnée sous réserve de ratification, d’acceptation ou d’approbation, elle n’établit pas le consentement à être lié. Elle constitue cependant un moyen d’authentifier le traité et exprime la volonté de l’État signataire de poursuivre la procédure dont le but est la conclusion du traité. La signature donne à l’État signataire qualité pour ratifier, accepter ou approuver. Elle crée aussi l’obligation de s’abstenir de bonne foi d’actes contraires à l’objet et au but du traité.

      [Art. 10 et 18, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités]

      Ratification

      La « ratification » désigne l’acte international par lequel un État indique son consentement à être lié par un traité, si elle est la manière dont les parties au traité ont décidé d’exprimer leur consentement. Dans le cas de traités bilatéraux, la ratification s’effectue d’ordinaire par l’échange des instruments requis ; dans le cas de traités multilatéraux, la procédure usuelle consiste à charger le dépositaire de recueillir les ratifications de tous les États et de tenir toutes les parties au courant de la situation. L’institution de la ratification donne aux États le délai dont ils ont besoin pour obtenir l’approbation du traité, nécessaire sur le plan interne, et pour adopter la législation permettant au traité de produire ses effets en droit interne.

      [Art. 2, par. 1, al. b), art. 14, par. 1 et art. 16, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités]

      Adhésion

      L’« adhésion » est l’acte par lequel un État accepte l’offre ou la possibilité de devenir partie à un traité déjà négocié et signé par d’autres États. Elle a le même effet juridique que la ratification. L’adhésion se produit en général lorsque le traité est déjà entré en vigueur. Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a cependant déjà accepté, en tant que dépositaire, des adhésions à certaines conventions avant leur entrée en vigueur. Les conditions auxquelles l’adhésion peut se faire et la procédure à suivre dépendent des dispositions du traité. Un traité peut prévoir l’adhésion de tous les autres États ou d’un nombre d’États limité et défini. En l’absence d’une disposition en ce sens, l’adhésion n’est possible que si les États ayant participé à la négociation étaient convenus ou sont convenus ultérieurement d’accepter l’adhésion de l’État en question.

      [Art. 2, par. 1, al. b) et art. 15, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités]

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    • Le 8 juillet à 12:15, par PIONG YANG En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

      La ratification est la confirmation de la signature. C’est le supérieur hiérarchique de la signature.

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  • Le 8 juillet à 10:52, par Bebeto En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

    Quand de telles lignes bougent, nous sommes en droit d’espérer que l’Afrique va s’en sortir. L’Afrique ne pourra pas se développer avec des marchés nationaux squelettiques.
    Excellence votre engagement pour la réalisation du chemin de fer Ouaga -Accra qui est en cours est un de vos projet phare que je suis et qui me tiend à coeur tout comme des millions de Burkinabè.
    Excellence je vous demande d’instruire les services concernés par ce projet de chemin de fer de nous communiquer mensuellement l’état des travaux en cours. Ce projet est essentiel et capital pour l’avenir du BF et de la sous région pour qu’il n’ y ait aucune communication officielle périodique la dessus. Quand les lignes bougent dans le bon sens, il faut informer les Burkinabè. Évidemment la fluidité du commerce dépend de la diversité des voies de transports, leur qualité et leur étendue.
    C’est pourquoi Excellence moi je vous encourage à accélérer la construction de ce chemin de fer entre le BF et le Ghana et d’instruire les services techniques à nous faire des communications mensuelles y relatives. Excellence, l’histoire retiendra que c’est vous qui avez fait siffler le train entre le BF et le Ghana. Cette bataille du rail pour le désenclavement du BF nous devons la gagner et nous la gagnerons sous votre leadership. Soyez certain Excellence que des millions de Burkinabè vous soutiennent et que dans aucun pays on ne peut satisfaire tout le monde en même temps, pcq les besoins sont immenses et les ressources financières limitées.
    Bon courage à vous Excellence.

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  • Le 8 juillet à 12:25, par Victor En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

    Ratifier signifie confirmer ce que l on signé auparavant

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  • Le 8 juillet à 14:46, par Élève de maternelle En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

    En français facile s’agissant du Burkina il faut le quitus des 2 pouvoirs (Exécutif et Législatif) pour que le traité engage le Burkina . Le Président du Faso signe le traité pour marquer l’intention du BF d’adhérer mais il faut que l’Assemblée nationale le ratifie pour qu’il soit exécutoire.

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  • Le 10 juillet à 18:46, par Hess En réponse à : Zone de libre échange continentale africaine : Une concrétisation d’une vision des pères fondateurs de l’UA selon le président du Faso

    Qu’est-ce que le Burkina ou le Niger vont échanger avec l’Afrique du sud, le Maroc et le Nigeria... Ce sont ceux-là qui ont les usines et qui ont des choses à vendre aux autres. Le Burkina renonce aux droits de douanes et va compenser cela par quelles autres ressources ? Pr Mamafou Koulibaly et ses camarades proposent de taxer le foncier. Quel paysan constamment en déficit va en plus payer à l’Etat des taxes de cette terre de ses ancêtres qui n’arrive plus à le nourrir ? Franchement...

    S’il n’y pas un chapitre claire sur la solidarité cette ZLECAF restera lettre morte ou certains quitteront...

    J’ai l’impression que l’on va trop vite avec cette histoire sans qu’il y ait un débat ni au niveau des experts et ni celui de la population.
    La plupart des pays qui se sont précipités pour signer sont ceux-là même qui n’ont pas grand-chose sinon rien à échanger.

    Merci quelqu’un qui comprend mieux de m’expliquer. Sinon je vois dans ces ratifications de la légèreté et de la mauvaise foi. On signe, on ratifie et en se disant que l’on ne va pas respecter.

    Le Nigeria qui sait qu’il va tout écraser se fait prier pour s’engager. Après personne ne pourra leur reprocher quoique ce soit... de la vision politique.

    Je suis très panafricain donc j’exige le sérieux !

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