Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique : Le Syndicat dénonce une gestion chaotique du personnel
LEFASO.NET | Par Maxime Jean-Eudes Bambara (Stagiaire)
Le Syndicat national du personnel d’appui à la recherche (SYNAPAR) a entamé, ce mardi 13 juin 2017 une grève de 48h au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). Le SYNAPAR dénonce une ‘’gestion chaotique’’ du personnel ATOS (Administratif, Technique, Ouvrier et le personnel de Soutien) de la recherche suite à une mauvaise mise en œuvre des textes organisant les emplois spécifiques. A travers cet arrêt de travail qui tient lieu « d’avertissement », les mécontents réclament la satisfaction de leur plateforme revendicative.
Pour ce premier jour de grève du Syndicat national du personnel d’appui à la recherche, l’ensemble du personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien crie à l’injustice face au non payement de ses indemnités spécifiques et dénonce une gestion ‘’chaotique’’ du personnel. Il réclame donc de meilleures conditions de vie à travers une plateforme revendicative structurée en quatre points. Le SYNAPAR exige en effet la mise en œuvre effective des TOES (Textes organisant les emplois spécifiques) avant l’expiration de la période transitoire, l’octroi de l’indemnité spécifique au personnel ATOS du CNRST, l’élargissement à tout le personnel ATOS du CNRST et l’amélioration du taux de la prime de participation à la recherche (PPR) et la relecture de la loi 033-2008/AN du 22 mai 2008.
« Nous ne sommes pas des fonctionnaires. Nous sommes du personnel de la recherche régi par un autre texte que la loi 13 dans ce dossier. Il y a un outil de gestion des TOES qui avait été élaboré mais dont la mise en œuvre n’est pas satisfaisante à notre endroit. A vous dire vrai, ce personnel ATOS est géré depuis l’existence du CNRST de manière chaotique parce qu’il n’y a pas de textes réels qui puissent permettre d’avoir une carrière, c’est-à-dire rentrer avec le niveau BEPC ou le baccalauréat et se retrouver un cadre de la recherche », explique Gombila Kaboré, secrétaire général du SYNAPAR.
Le syndicat trouve inadmissible, dans un centre de recherche comme le CNRST où l’excellence prônée est la condition primordiale, que le personnel travaille dans ces conditions sans texte clair. Il souhaite donc que cet aspect puisse être réglé le plus vite possible par les autorités compétentes. Il dit avoir déposé depuis le mois d’avril une demande d’audience auprès du ministre en charge de la recherche scientifique, Pr Alkassoum Maïga. « Mais rien de concret n’a été envisagé jusque-là. Ce n’est que hier à midi après le dépôt de notre préavis de grève que nous avons été reçus dans son département pour échanger. Et si on veut faire le point ce n’est même pas pour trouver des solutions à notre plateforme revendicative mais plutôt nous demander de lever notre mouvement de grève », se désole le secrétaire général du SYNAPAR.
Pour rappel, le syndicat regroupant l’ensemble du personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien avait observé le 28 décembre 2016 un sit-in à l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) pour exiger le payement des indemnités spécifiques. Pour le secrétaire général, Gombila Kaboré, cet arrêt de travail de deux jours tient lieu d’avertissement en attendant d’autres formes de lutte si rien n’est fait visant la satisfaction de leur plateforme.
Maxime Jean-Eudes BAMBARA
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