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Un atelier pour affermir les capacités des femmes en leadership

Accueil > Actualités > Société • • mercredi 9 septembre 2015 à 23h42min
Un atelier pour affermir les capacités des femmes en leadership

Dans le cadre du projetDWELL, la Coalition burkinabè pour les droits de la femme organise du 9 au 11 septembre 2015 au Liptako N’Gourma, un atelier de formation des femmes leaders des OSC, des partis politiques et des médias. Placé sous le thème « genre et observation électorale : quels enjeux pour les élections couplées législatives et présidentielle d’octobre 2015 », la cérémonie de lancement a été présidée par la représentante du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, caroline Ouaffo Wafang.

« Améliorer et renforcer les capacités des femmes en leadership pour une meilleures participation aux élections couplées d’octobre 2015 » tel est l’essence de cette formation rendue possible grâce à l’appui technique et financier du Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et OXFAM. Au cours de la session, trois thèmes suivant seront développés : le leadership transformationnel, les droits des femmes et les élections et l’observation des élections intégrant le genre.
Délivrant le contenu de son discours d’ouverture, Caroline Ouaffo Wafang a expliqué que le HCDH est l’alliance mandatée par le secrétaire des Nations Unies pour promouvoir et protéger la pleine réalisation des droits de l’homme. En tant qu’institution, le HCDH a développé une expertise thématique en matière d’appui et de renforcement des capacités des acteurs nationaux en politique. Pour cette année, le choix s’est porté sur la participation des femmes et le genre. Il est donc indéniable, de l’avis de Mme Wafang, que les femmes jouent un rôle majeur dans la vie publique et politique et particulièrement en période électorale. C’est pourquoi au-delà de la nécessité d’assurer l’égalité de genre et l’émancipation des femmes, le HCDH pense que leur participation sous-entend un développement inclusif et durable en somme un droit fondamental protégé par de nombreuses conventions internationales. Mme Wafang prend de la hauteur en affirmant que le Burkina Faso a pris un certains nombre de dispositions législative, institutionnelle qui consacre entre autres, la mise en place d’un quota de 30% dans les listes des partis politiques : « Cet espace d’échanges, nous donnent l’occasion de repenser le problème en vue de trouver des solutions à même d’assainir la représentation effective des femmes lors des élections ». Tout en souhaitant plein succès à la session de formation, elle a réitéré l’engagement de OXFAM et du HCDH à agir aux côtés des structures de la société civile et d’autres institutions pour une meilleure promotion des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier au Burkina Faso.

Ce renforcement de capacités pourra sans nul doute préparer les femmes à s’imposer dans le processus électoral en cours en tant qu’actrices de la société à la recherche de changements qualitatifs au profit du rayonnement des droits des femmes. Au regard de l’engagement et la détermination des femmes, la présidente du Conseil d’administration de la CBDF, Félicité Médah a affirmé avec assurance qu’à l’issu de la formation, elles seront des acteurs et actrices aguerris aptes à œuvrer pour un environnement favorable à une participation inclusive de toutes les couches sociales aux élections couplées de 2015.

Pour rappel, la Coalition burkinabè pour les droits de la femme (CBDF) dans la poursuite de sa mission vise essentiellement trois enjeux à savoir : l’égalité des rapports hommes/femmes et filles/garçons ; l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles ; l’exercice de la citoyenneté des femmes et leur participation effective à la gestion du pouvoir. Aussi, la CBDF met un accent particulier sur l’exercice de la citoyenneté des femmes, lequel enjeu exhorte celle-ci à faire valoir leurs droits lorsque les opportunités se présentent à elles.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.

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