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Sortie de crise en Côte d’Ivoire : Les Accords d’accord, la volonté d’abord

Accueil > Actualités > International • • lundi 3 décembre 2007 à 12h42min

Pour l’observateur de la scène politique ouest-africaine, Ouagadougou, la capitale burkinabè, se révèle incontournable dans la résolution de la crise ivoirienne, vieille de cinq ans. Longtemps suspecté, à tort ou à raison, de pistonner les forces rebelles, le Burkina Faso joue aujourd’hui au facilitateur par l’entremise de son premier homme.

Ce qui semble bien lui réussir, à en juger par les résultats obtenus après les cinglants échecs des accords de Marcoussis, de Lomé, de Pretoria, d’Abuja, d’Accra I, II et III, et nous en oublions. L’Accord politique de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007, avait certes ouvert grandes les portes de l’espérance pour la Côte d’Ivoire, mais c’était trop beau pour être vrai. Un accès palustre éléphantesque à l’ivoirienne pouvait-il être éradiqué par un coup de bâton magique ?

Ce ne fut donc pas un fait du hasard si trois mois plus tard, une ernie, pour ne pas dire une roquette non identifiée (RNI), s’invita dans l’avion de Guillaume Soro, qui atterrissait à l’aéroport de Bouaké. Une salve jamais réservée à ses prédécesseurs de Premiers ministres que furent Seydou Elimane Diarra et Charles Konan Banny.

C’est dire que pour une fois, le gouvernement de crise avait un patron à sa mesure, et Laurent Gbagbo, une troisième marionnette porteuse de tous les dangers. La défiance maladive du ministre de l’Intérieur issu du Front populaire ivoirien (FPI), Désiré Tagro, envers Guillaume Soro finira de nous convaincre que les signataires de l’Accord politique de Ouagadougou ne prêchent pas tous le même évangile. Ainsi en sommes-nous encore à rêver de désarmement, de démantèlement, de réinsertion, de redéploiement et, surtout, d’identification grâce aux accords complémentaires signés le 28 novembre 2007, encore à Ouagadougou.

Serait-ce enfin la porte de sortie pour les belligérants, qui semblent se complaire dans l’impasse ? En tout cas, à quelque un mois de Noël, de retour de la capitale burkinabè, le "messie" de Mama a pris son bâton de pèlerin pour prêcher sa bonne nouvelle dans le nord ivoirien, qui lui était hostile. "La guerre est finie et nous allons démanteler les ex-combattants, stocker les armes au plus tard le 22 décembre 2007 ; démarrer le recrutement pour le service civique au plus tard le 22 décembre 2007 ; entamer le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire national au plus tard le 30 décembre 2007 pour l’achever au plus tard le 30 janvier 2008...".

Si ce calendrier est respecté, il ne sera point utopique d’envisager les élections générales pour juin 2008, mais avec Gbagbo, qui semble battre campagne avant l’heure, sait-on jamais à quoi s’attendre ? L’histoire récente de la Côte d’Ivoire sous Gbagbo est, en effet, riche d’enseignements qui nous incitent à la retenue.

Mais celui qui ne cesse de professer, la main sur sa Bible, sa bonne foi saura-t-il jamais être le berger providentiel qui ramène le troupeau sur la voie du salut ? Car, nous en sommes convaincu, même une encyclopédie d’accords ne pourraient ramener, en ce temps de l’Avant, la paix tant rêvée sur les bords de la lagune Ebrié sans les hommes et la volonté commune d’enterrer les armes. Or la forêt ivoirienne est pleine d’autruches politiques. Alors...

L’Observateur

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