Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Il y a dans la vie exactement autant d’occasions spéciales que nous choisissons d’en célébrer.» Robert Brault

DEDOUGOU : 12 mois avec sursis pour une exciseuse

Accueil > Actualités > Société • • jeudi 12 février 2004 à 07h13min

Le tribunal correctionnel de Dédougou avait au rôle du 4 février
un dossier d’excision. Au terme du procès, une exciseuse de 60
ans et veuve a été condamnée à 12 mois de prison avec
sursis pour avoir excisé huit fillettes courant janvier 2004 dans
la province des Banwa.

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les
différentes sanctions des autorités judiciaires à l’encontre des
exciseuses, celles-ci continuent sans crainte leur métier.
Pour avoir excisé huit fillettes à raison de 1750 F CFA par enfant
dans les villages de Gouli et Sia dans la province des Banwa,
Mariam Koné a écopé d’une peine d’emprisonnement de 12
mois avec sursis.

Relatant les faits, la prévenue a justifié son
acte par des besoins d’argent. Elle a déclaré avoir abandonné
cette pratique depuis plus de 10 ans avant de recommencer. La
douzaine de témoins (personnes ayant fait exciser leurs
enfants) ont dit avoir été déjà informés de l’interdiction de
l’excision. Seulement, ont-elles dit, certaines fillettes
présentaient des signes de maladie dont le traitement passait
par l’excision. Elles étaient obligées d’enfreindre la loi en se
tournant vers les conseils des vieilles.

Toutefois, elles ont pris
l’engagement non seulement de ne plus faire exciser les
enfants et surtout de dénoncer toutes celles qui viendraient à
pratiquer l’excision. Du reste, le Procureur du Faso et le
président du Tribunal n’ont pas été avares en conseils et en
observations. Ils ont en outre sommé les témoins de faire un
compte rendu fidèle du procès à trois autres témoins qui n’ont
pu se présenter au tribunal pour des raisons diverses.

Ce procès qu’on peut qualifier d’éducatif a été riche en
enseignement car plusieurs personnes présentes dans la salle
d’audience disaient ignorer que les parents des fillettes
excisées étaient passibles d’emprisonnement.

Par Serge COULIBALY
Sidwaya

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Mort de détenus à l’Unité anti-drogue : l’UNAPOL pointe du doigt les conditions de détention
Affaire CAMES : Première réaction du professeur Soma
41e session des travaux du Cames à Bangui : « L’absence des Burkinabè plonge un peu plus les candidats dans l’inquiétude », soutient le professeur Albert Ouédraogo
Bobo-Dioulasso : « La rue du Black a cessé de vivre »
Save the children : 100 ans de combat pour la préservation des droits des enfants
Boulevard des Tansoba de Ouagadougou : Le président Roch Kaboré lance officiellement les travaux de réhabilitation
Prise en charge sanitaire des enfants de moins de 5 ans : L’ONG Terre des hommes lance la seconde phase du projet IeDA
Monde du travail : Les journalistes s’imprègnent des dispositifs de protection sociale au Burkina
Megamonde, le leader des deux roues au Burkina s’invite à la SIO 2019
Prix de l’excellence Sadate Bikienga : Les bacheliers du Kouritenga informés sur l’orientation universitaire
Village de Moutti (Oubritenga) : Les meilleurs élèves au CEP récompensés
Lutte anti-drogue : 11 personnes gardées à vue décédées (Procureur du Faso)
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés