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Occupation anarchique de la voie publique : La mairie de Ouagadougou donne dix jours avant la répression

Publié le lundi 10 juin 2024 à 21h47min

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Occupation anarchique de la voie publique : La mairie de Ouagadougou donne dix jours avant la répression

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la ville de Ouagadougou, Maurice Konaté, a lancé une vaste campagne de sensibilisation sur l’occupation abusive de la voie publique. Avec son équipe, ils ont donné dix jours aux occupants anarchiques pour se conformer à la règle afin d’éviter une répression.

« Toute occupation non conforme à la règlementation constitue un danger potentiel pour la sécurité des personnes et de leurs biens et cela doit nous interpeller tous ». C’est ce qu’estime la commune de Ouagadougou. Accompagné de ses proches collaborateurs et d’agents de la police municipale, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la ville de Ouagadougou, Maurice Konaté, a pris son bâton de pèlerin.

Aux premières heures, c’est sur l’avenue de la Dignité, en face de la RN1 (quartier Pissy), que les techniciens de la mairie ont fait le tour de chaque établissement concerné par l’occupation anarchique.

« On n’est contre personne, on veut que les gens soient dans les règles », a clarifié Maurice Konaté

Sur plusieurs installations, des usagers ont débordé sur le périmètre recommandé. Certains ont reconnu leur faute. C’est le cas Aboubacar Nacoulma qui a promis aux agents de la mairie de se conformer à la règle. « On va travailler avant les dix jours-là. J’espère qu’à votre retour, vous allez voir qu’on a déjà avancé », a-t-il indiqué. Ce commerçant est conscient que « si l’espace est large et les gens passent, il n’y a pas de problème ».

D’autres commerçants ont préféré jouer aux ignorants ou ont essayé de trouver des justificatifs. C’est le cas d’une détentrice d’un restaurant construit sous un poteau électrique sous haute tension. Selon cette dame, c’est la SONABEL (Société nationale burkinabè d’électricité) qui est venue la trouver. Très rapidement, Maurice Konaté l’a ramené à la raison à travers des questions de routine. Cette dame est sommée de libérer cet espace.

Séance tenante, Maurice Konaté et ses collaborateurs ont donné un délai de dix jours pour que ces personnes respectent les normes

Le périmètre à ne pas déborder…

Selon le PDS Maurice Konaté, la mairie va prendre dix jours pour faire cette sensibilisation avant de passer à la répression. « C’est depuis 2023 que ça devait débuter. Mais nous avons demandé expressément à la hiérarchie de nous permettre d’aller jusqu’en 2024 », a indiqué le PDS.

Pour ce premier jour de sensibilisation, Maurice Konaté a aussi un motif de satisfaction. « Je salue le patriotisme de certaines personnes, qui ont commencé déjà à quitter sans qu’on ne leur dise de partir. C’est ça on appelle le patriotisme », s’est-il réjoui.

« La mairie joue son rôle », a reconnu Aboubacar Nacoulma

Par rapport à l’occupation du domaine public, il y a une délibération qui donne les conditions d’installation afin de permettre à la population de circuler librement et en toute sécurité.

Pour ce faire, les services techniques municipaux ont délimité des normes. « Quand on prend les emprises des voies, par exemple ici, nous sommes sur une voie goudronnée. L’emprise, ce sont les deux bornes séparées par la voie. Lorsque l’emprise est de 20 mètres, on peut autoriser une occupation de 2 mètres à partir du mur de la clôture. Lorsque c’est 30 mètres d’emprise, on peut autoriser 3 mètres ; 40 mètres, c’est 4 mètres ; 50 mètres, c’est 5 mètres », a expliqué Joël Marie Nombré, chef de service de la recette à la trésorerie régionale du Centre.

« Les constructions en matériaux sont strictement interdites », a rappelé Joël Marie Nombré

Et d’insister : « S’il y a un caniveau, l’installation est strictement interdite ». Il en est de même pour les installations sous les poteaux électriques à haute tension.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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