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Burkina/Promotion de la biodiversité : Vers la mise en place d’une plateforme nationale multi-acteurs

Publié le jeudi 2 mai 2024 à 14h00min

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Burkina/Promotion de la biodiversité : Vers la mise en place d’une plateforme nationale multi-acteurs

Ouagadougou abrite ce 2 mai 2024, un atelier de validation du rapport d’analyse des initiatives et mécanismes existants en matière de science, de politique et de pratiques au Burkina Faso. L’adoption du document devrait aboutir à la mise en place de la plateforme nationale multi-acteurs sur la biodiversité et les services éco systémiques. Cette plateforme aura pour mission de fournir aux décideurs politiques des évaluations scientifiques sur l’état des connaissances de la biodiversité et de développer des outils pour la conservation et une utilisation durable de la biodiversité.

Le Burkina Faso est confronté à une perte alarmante de la biodiversité, exacerbée par les effets néfastes des changements climatiques et les actions de l’homme. « Ces phénomènes menacent non seulement la sécurité alimentaire, mais aussi la santé et les moyens de subsistance. La biodiversité et les services éco systémiques sont des éléments fondamentaux de notre écosystème et de notre existence. Ils nous fournissent les ressources nécessaires à notre survie, à notre bien-être et à notre prospérité », a fait savoir Belko Abdoul Aziz, représentant du directeur du centre de compétences de WASCAL.

Belko Abdoul Aziz, représentant du directeur du centre de compétences de WASCAL

En effet, les écosystèmes procurent de nombreux services écologiques qui sont, entre autres, des services d’approvisionnement en nourriture, en eau, en bois, ainsi que des services de régulation climatiques et de soutien des équilibres écologiques locaux et de la stabilité de la production d’oxygène. Aussi, les services éco systémiques participent à l’économie nationale. En 2008 par exemple, le rapport d’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles a relevé que l’environnement a contribué à l’économie nationale à hauteur de 44,61% du PIB soit environ 1 500 milliards de FCFA.

C’est dans le but d’assurer la survie de la biodiversité, très importante à la vie humaine et pour fédérer les différentes initiatives entrant dans le cadre de la promotion de la biodiversité et de la préservation de l’environnement, que la plateforme nationale réunissant plusieurs acteurs sera mise en place. Mais avant d’y arriver, il était nécessaire de procéder à un inventaire des différentes initiatives et pratiques existantes dans le domaine, afin d’identifier les meilleures pratiques et renforcer les actions collectives. Cela devrait permettre une gestion plus efficace, de la biodiversité et des écosystèmes. La finalité étant d’accroître la contribution du Burkina Faso, aux évaluations mondiales, régionales et thématiques de la biodiversité et des services éco systémiques conduites par l’IPBES.

Photo de famille

La plateforme sera principalement chargée de faciliter les échanges entre différents acteurs et de fournir aux décideurs politiques des évaluations scientifiques objectives sur l’état des connaissances de la biodiversité, des écosystèmes et de leurs services ; le développement des outils et méthodes pour assurer la conservations et l’utilisation durable de la biodiversité et des services éco systémiques, a fait savoir Dr Sylvestre Da, coordonnateur national du projet CABES dans le cadre duquel se tient le présent atelier.

Dr Sylvestre Da, coordonnateur national du projet CABES

« La lutte contre les menaces à la biodiversité ne peut être l’œuvre d’une seule personne. Ce sont des efforts combinés, une synergie entre différents acteurs. Cette plateforme vise à rassembler les acteurs qui interviennent dans le domaine de la biodiversité et des services éco systémiques, pour qu’ils mettent leurs efforts ensemble pour mieux protéger notre biodiversité qui est assez riche et pour que nos populations puissent en bénéficier. Voilà pourquoi il est important d’avoir ce cadre formel d’échanges et de partage d’expériences et de données, pour pouvoir formuler des politiques pour une meilleure conservation de notre biodiversité », a-t-il ajouté.
L’atelier de validation se tient en collaboration avec WASCAL, le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement et le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD).

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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