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Burkina/Forum africain pour le renouveau économique : La première édition se tient les 1er et 2 mars à Ouagadougou

Publié le vendredi 1er mars 2024 à 18h58min

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Burkina/Forum africain pour le renouveau économique : La première édition se tient les 1er et 2 mars  à Ouagadougou

La toute première édition du Forum africain pour le renouveau économique (FARE) organisé par la Coopération africaine pour le renouveau économique (CARE) a ouvert ses portes ce vendredi 1er mars 2024 à Ouagadougou, sous le patronage du ministre de l’économie, représenté par son chargé de mission, Philippe Zané. El Hadj Moussa Koanda, opérateur économique, vice-président en charge du commerce- de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCIB) et Kadi Maïga, présidente de l’organisation professionnelle des femmes du BTP et de l’immobilier, sont respectivement parrain et marraine de cet événement qui s’étale sur deux jours.

L’Afrique, un continent riche en ressources et en potentiel humain, fait face à des défis significatifs dans sa quête de développement économique durable et d’intégration régionale. Ces défis sont exacerbés par une variété de facteurs, notamment des infrastructures inadéquates, des politiques commerciales hétérogènes et des barrières à la libre circulation des biens et des personnes. Malgré ces obstacles, l’énorme potentiel économique de l’Afrique reste largement inexploité, notamment en raison de la fragmentation des marchés et du manque de synergies régionales.

Le Forum africain pour le renouveau économique (FARE) reconnaît que la clé pour débloquer ce potentiel réside dans une intégration régionale plus profonde et plus efficace. C’est ce qui justifie le choix du thème « Bâtir une économie intra-africaine forte et durable », pour la première édition du FARE. L’événement réunit à Ouagadougou environ une douzaine de pays. Le pays invité d’honneur est le Mali. Bien plus qu’un simple événement, le FARE incarne l’essence même de la vision de la Coopération africaine pour le renouveau économique (CARE) pour l’Afrique : un continent dynamique, prospère et solidaire.

Au cours de ce rendez-vous du donner et du recevoir, six panels seront présentés, abordant des sujets cruciaux tels que « L’investissement communautaire peut-il servir de socle au développement économique des pays africains », « La participation de l’économie rurale au développement économique des pays africains », « Le transport transfrontalier des biens et des services : quelles solutions face aux défis de barrières douanières et tracasseries routières », « Innovations techniques et technologiques comme leviers de l’essor économique des pays africains », « Les obstacles et les opportunités du commerce intra-africain : l’expérience de la ZLECAF », « Quels systèmes pour construire les économies des pays africains ? ». Ces thématiques seront animées par des experts parmi lesquels Pr Laurent Bado, Dr Tionyélé Fayama, Dr Bertin Koovi, Pr Omer S. Combary, Moussa Ouédraogo. Le FARE rime aussi avec des tables rondes.

La présidente du conseil d’administration de la CARE, Djuma Samiratou Ouédraogo

La présidente du conseil d’administration de la CARE, Djuma Samiratou Ouédraogo, a souligné l’importance de ce forum. « L’idée, c’est de rassembler le maximum de personnes du Burkina et d’autres pays afin de discuter des éventuelles possibilités de l’Afrique de pouvoir déployer ses ailes et de réussir à faire les choses par elle-même au lieu d’attendre l’aide de l’extérieur que je n’appellerais pas de l’aide. C’est un sentiment de révolution en marche qui vise à améliorer de façon concrète et durable les choses », a-t-elle déclaré.

Le représentant du ministre de l’économie, Philippe Zané, a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de ce forum. « Nos pays sont actuellement dans le besoin massif d’investissements dans nos infrastructures, en particulier dans nos secteurs du transport, de l’énergie et des TIC, mais aussi et surtout dans la formation des ressources humaines qualifiées, capables de prendre en main notre développement », a-t-il relevé.

Au regard de ce qui précède, le département de l’économie accorde un grand intérêt aux recommandations et suggestions qui sortiront de cette rencontre de 48 heures. « Les panelistes viennent du Burkina et d’ailleurs. C’est une occasion pour dégager des pistes qui vont servir à la définition de nos politiques. Le gouvernement a la responsabilité d’apporter la politique en matière de développement économique social. Mais ce genre d’initiative nous permet aussi d’avoir des orientations assez intéressantes pour qu’ensemble nous puissions porter le défi du développement », a-t-il fait remarquer.

« Le renouveau économique nécessite l’engagement de tous les acteurs », a rappelé le chargé de mission du ministre de l’économie, Philippe Zané

Dans son allocution, la marraine, Kadi Maïga, présidente de l’Organisation professionnelle des femmes du BTP et de l’immobilier, s’est engagée à soutenir pleinement les objectifs du FARE, à savoir promouvoir l’intégration économique régionale, encourager l’entrepreneuriat, l’innovation, et œuvrer pour une croissance économique inclusive et durable. « Je crois fermement que nous pouvons surmonter les défis qui se dressent sur notre chemin en unissant nos forces, en partageant nos connaissances et en travaillant ensemble dans un esprit de collaboration et de solidarité », a laissé entendre Mme Maïga.

La marraine, Kadi Maïga, présidente de l’Organisation professionnelle des femmes du BTP et de l’immobilier

La cérémonie d’ouverture a connu la participation de l’ambassadeur du Tchad au Burkina Faso. Il a justifié son déplacement en ces termes : « Nous avons voulu honorer de notre présence ce forum, parce que nous tenons à regarder en profondeur les réflexions en cours de la jeunesse. Durant les deux jours, nous avons un représentant, un chef d’entreprise qui est très expérimenté. Il va participer aux travaux des panels pour dégager la substance. Cette substance sera gardée au Burkina Faso mais nous comptons la projeter au Tchad. Tous ensemble, on va construire une économie forte basée sur les potentialités africaines que nous allons élever. D’ici 20 ans, l’Afrique va révolutionner le monde », a-t-il dit.

Pour rappel, la CARE est une société coopérative dynamique formée par des entrepreneurs et acteurs économiques engagés. Elle est ouverte aux entrepreneurs, commerçants et acteurs économiques partageant sa passion pour le développement de l’économie africaine. L’adhésion au réseau, selon les responsables, est volontaire et accessible à chacun, sans aucune condition discriminatoire liée au genre, à l’origine ethnique, à la religion ou à l’affiliation politique.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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