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Réseaux sociaux : La journée sans Facebook vue de Ouagadougou

Publié le mercredi 28 février 2024 à 15h00min

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Réseaux sociaux : La journée sans Facebook vue de Ouagadougou

De plus en plus de citoyens deviennent accros aux réseaux sociaux. Pour lutter contre cette addiction, une « Journée mondiale sans Facebook », a été créée et célébrée chaque 28 février. Cette journée, peu connue au Burkina Faso, est positivement appréciée par certains Ouagalais qui se sont exprimés au micro de Lefaso.net.

Chaque année, et ce depuis 13 ans, la date du 28 février est consacrée à la Journée mondiale sans Facebook. Lutter contre l’addiction à la cyber dépendance, protester contre l’intrusion des publicités qui se font passer pour de l’information, telle est la philosophie de cette journée. Selon Burkina Digital Report 2023, 21,6% des 22,96 millions d’habitants que compte le pays ont accès à Internet. Côté réseaux sociaux, Facebook domine avec 1,95 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 29,3% de femmes et 70,7% d’hommes, selon Burkina Digital Report 2023.

Hyacinthe Sanou est le rédacteur en chef de studio Yafa. Sur sa page Facebook, il enregistre plus de 16 000 followers et 4 999 abonnés. Pour lui, ce réseau social est une formidable plateforme de distraction. « J’y suis pour taquiner sur fond de parenté à plaisanterie et de supporter de certains clubs. Ça me permet également de rester en contact avec mes connaissances qui y sont. Dans le cadre de mon travail de journaliste, il m’arrive d’y faire de la veille informationnelle en ce sens que je peux observer comment une actualité est traitée par telle page », témoigne-t-il.

En dépit des nombreux avantages qu’offre Facebook, il ne trouve pas d’inconvénient à s’en passer pour une journée. « Je ne suis pas addict à Facebook en ce sens que je n’y vais que pour me distraire et il arrive que dans mes activités, je sois privé même d’internet pendant au moins une journée », se justifie-t-il. Même son de cloche chez Norbert Williams Soularé : « Je peux me passer des réseaux sociaux, notamment Facebook sans même attendre le 28 février... C’est surtout pendant mes temps libres que je me connecte sur les réseaux sociaux ».

Nous sommes allés également à la rencontre de Dr Annick Sidibé pour recueillir son avis par rapport à cette journée. Elle dira qu’elle fait partie de ceux qui pensent qu’une journée où on se concentre sur le réel, la présence physique au détriment du virtuel est certainement une belle journée à vivre. « Facebook est pour moi un moyen de communication et une plate-forme d’accès aux informations sur mon pays et le monde. Une journée sans Facebook c’est assez commun pour moi. Cependant une journée sans réseau social WhatsApp, LinkedIn, Twitter ou mail devient un peu plus difficile au vu du monde actuel où tout va vite et rester informé est une nécessité professionnelle et sociale », précise-t-elle. La business woman Salimata Badini, qui ignorait l’existence de cette journée, estime qu’une journée sans Facebook est un non-événement. « Facebook est incontournable certes mais une journée sans Facebook est un non-événement pour moi car il y a d’autres circuits de vente comme Tiktok ».

Dans un monde désormais imprégné par les nouvelles technologies, beaucoup n’arrivent pas à mettre un filtre entre ce qu’ils vivent et ce qu’ils publient, constate M. Sanou. « Je ne suis pas spécialiste des addictions pour aider véritablement ceux qui sont accrocs. Mais pour ce que je sais de l’utilisation des réseaux sociaux, l’idée serait de ne pas être systématiquement sur Facebook parce que les algorithmes de ce réseau social sont programmés pour nous rendre accros. Si vous discutez sur Messenger d’une voiture que vous souhaitez payer, vous verrez apparaître la même voiture en vente ou la publicité d’un concessionnaire dans votre fil de scrolling (c’est à dire sur ce qu’on appelle votre mur quand vous déroulez). De la même façon, si vous regardez une vidéo ou vous réagissez sur une page, Facebook vous proposera systématiquement du contenu similaire. C’est ainsi que vous pouvez passer plusieurs heures voire toute la journée sur Facebook sans vous en rendre compte puisque vous n’allez voir que ce que vous aimez regarder. Ça vaut pour un réseau social comme Tik tok également », soutient-il.

En guise de conseil, M. Sanou recommande aux uns et aux autres de modérer leur présence et leur interaction sur les réseaux sociaux. Et surtout ne pas oublier de vivre sa vraie vie comme on dit. « Facebook, c’est bien mais vivre pleinement notre vie de tous les jours, c’est encore mieux », dit-il.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Crédit photo : Radio Mont Blanc

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