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Gouvernance : « Parler actuellement d’élections au Burkina, au Mali et au Niger, c’est être contre les peuples de l’AES » (Kassoum Koudougou, coordination des OSC)

Publié le dimanche 11 février 2024 à 23h05min

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Gouvernance : « Parler actuellement d’élections au Burkina, au Mali et au Niger, c’est être contre les peuples de l’AES » (Kassoum Koudougou, coordination des OSC)

Par une « décision historique » le 28 janvier 2024, les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES : Burkina, Mali et Niger) ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, à la surprise quasi-générale. Une semaine après cet acte qui a, visiblement et encore, de beaux jours devant lui en termes d’appréciations, Kassoum Koudougou, membre du secrétariat de la Coordination des OSC (organisations de la société civile) du Burkina Faso, une faîtière de soutien à la transition, se veut sans langue de bois sur le sujet. Interview !

Lefaso.net : Votre coalition a animé une conférence de presse le 31 janvier 2024, pour saluer la décision des pays de l’AES (Alliance des États du Sahel) de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Qu’est-ce qui justifie votre soutien à cette décision, que des citoyens de ces trois pays redoutent pourtant ?

Kassoum Koudougou : Nous saluons vraiment cette décision historique et courageuse de nos autorités de l’AES, c’est-à-dire les présidents capitaine Ibrahim Traoré, général Abdourahamane Tchiani et colonel Assimi Goïta. Ils ont vraiment écouté le cri de cœur de leurs peuples, qui étaient réellement dans l’impasse, en ce qui concerne la situation sécuritaire, depuis des années. Depuis ces années de souffrance, la CEDEAO n’a pas porté un plus dans notre combat contre le terrorisme. C’est pourquoi nous avons salué à sa juste valeur, à travers cette conférence de presse du 31 janvier, cette décision de retrait des pays de l’AES de la CEDEAO.

Vous attendiez-vous à une telle décision ?

En tant que vétéran de la lutte pour la souveraineté totale de nos Etats et de la lutte contre l’insécurité, je peux dire que la décision ne m’a pas surpris ; parce que nous savions que tôt ou tard, il fallait arriver à une telle décision. Ce, d’autant que cette organisation, la CEDEAO, était un obstacle à notre marche vers la souveraineté et notre sécurité. Elle qui était censée, à sa création, défendre les intérêts économiques, politiques et sociaux de nos Etats, s’est laissée guider et manipuler, travaillant à la solde de l’impérialisme, notamment la France et certains pays de l’Union européenne.

C’est donc normal que nous ne soyons pas surpris de cette décision, parce qu’il fallait mettre fin à notre appartenance à cette communauté, pour pouvoir lutter convenablement pour notre souveraineté. Quand vous êtes dans une communauté telle que la CEDEAO, vous êtes liés par des accords qui ne facilitent pas votre champ d’action et votre élan souverainiste ; il fallait donc en arriver là.

Avec l’arrivée de ces trois chefs d’Etat à la tête de ces pays, on n’est vraiment pas surpris d’une telle décision. Pour nous, la décision a même tardé ; non seulement ce n’est pas une surprise, mais elle a même tardé. Il fallait dès le début faire comprendre à la CEDEAO que si elle ne va pas se conformer à ses missions de départ, à un moment où certains de ses membres ont plus besoin d’elle, ça ne sert à rien d’y rester. C’est donc salutaire que des présidents visionnaires puissent se démarquer et prendre vraiment leurs responsabilités face à une marche qui ne favorise pas leurs peuples.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que c’est parce que la CEDEAO talonne les dirigeants de ces trois pays d’organiser des élections pour mettre fin à la transition que cette décision de retrait a été prise ?

Le dire ainsi, c’est méconnaître la réalité que vivent ces trois pays. Parler à l’état actuel d’élections au Burkina, au Mali et au Niger, c’est vraiment être contre les peuples de l’AES ; parce que si les élections sont un droit, la réalité est à prendre en compte. A cet instant T, quel pays de l’AES peut dire qu’il peut organiser des élections dans toutes les localités de son territoire ?

Aucun ! Nous sommes au stade de reconquête de nos territoires, pour permettre à nos populations qui sont déplacées de se réinstaller d’abord. C’est cela notre priorité. Maintenant, venir parler d’élections dans ce contexte, c’est vraiment ignorer les tristes réalités que vivent nos peuples. Et comme nos présidents ne sont pas inscrits dans la logique d’organiser des élections pour des élections, ils veulent d’abord sauver le premier droit élémentaire, le droit de vie, préserver la vie de leurs peuples, des populations chassées de leurs contrées, c’est cela qui suscite cette façon de faire pas juste de la CEDEAO vers ces pays.

La CEDEAO était même devenue un frein pour nous dans la lutte contre l’insécurité. Au moment où nous parlons, le président Macky Sall vient de repousser la date de l’élection présidentielle, qui était prévue pour le 25 février 2024 dans son pays, alors que le Sénégal n’est pas dans une crise sécuritaire qui justifie ce report, contrairement à nous qui sommes dans une crise depuis des années. Mais on nous accule de tenir les élections, à un moment où nos territoires sont occupés ; nos populations ne vivent pas chez elles.

Pourquoi accorde-t-on un prolongement à certains et on le refuse aux pays qui veulent d’abord recouvrer l’intégrité de leur territoire ? Voyez-vous comment on peut être méchants les uns envers les autres, dans un même espace ? Nous pensons donc qu’à un moment donné, il faut être réaliste, et comme nos présidents sont vraiment réalistes vis-à-vis des aspirations de leurs peuples, je pense qu’on n’est pas soumis à un ordre quelconque d’organiser les élections, à partir du moment où nous savons que les conditions ne sont pas réunies pour cela.

Mais le président a dit qu’il n’y a pas de portion du territoire où on ne peut pas mettre le pied ; et bien avant lui, le Premier ministre a parlé de plus de 65% du territoire sous contrôle. Et mieux, quand ils arrivaient, les dirigeants n’ont pas dit qu’il faut totalement finir avec l’insécurité avant de tenir les élections. N’êtes-vous pas en contradiction avec les autorités ?

Je pense que ce sont ceux qui sont sur le terrain qui peuvent mesurer à quel moment on peut tenir les élections. Quand le président dit qu’aujourd’hui on peut mettre pied partout au Burkina, il faut quand même voir la réalité de ce qu’il dit ; on met pied comment ? Est-ce que mettre pied dans une localité avec des escortes permet d’y organiser des élections ?

Non ! Mais quand il dit cela, c’est parce qu’avec les pouvoirs passés, les régimes Damiba et Kaboré, il y a des zones, même avec escorte, on ne pouvait pas y aller. Mais aujourd’hui, avec les moyens et l’ardeur de nos hommes sur le terrain, on arrive à atteindre certaines zones par escorte. C’est déjà un défi de relevé. Les gens ne doivent pas prendre aujourd’hui ces propos pour dire qu’il y a contradiction. On peut mettre pied, mais comment ?

Faire un combat pour aller dans une zone nous permet-il d’organiser des élections dans cette zone ? Non ! Il ne faut pas exposer nos populations. Et aujourd’hui, pour semer la terreur, un seul individu avec sa kalach peut terroriser tout un village. N’eût été l’initiative du président de doter tous les VDP de moyens pour sécuriser les villages, on ne pouvait pas être tranquille dans certains villages aujourd’hui. Donc, je pense que ceux qui tiennent de tels propos cherchent des poux sur un crâne rasé.

Les FDS sont les seules qui peuvent nous dire avec exactitude, si on peut organiser les élections ou pas. Il faut saluer la détermination du chef de l’Etat et de son équipe, l’engagement des FDS (Forces de défense et de sécurité) et des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), grâce auxquels des villages sont aujourd’hui en train d’être réinstallés. Alors qu’il ne suffit même pas de réinstaller, il faut passer après à l’étape de la consolidation des acquis. Mais, au moment où nous sommes sur cette dynamique de reconquérir les localités et de réinstaller nos villages, on nous demande d’organiser des élections.

Est-ce qu’on peut être sur deux fronts ? Même s’il n’y avait pas le terrorisme, organiser des élections demande un gros travail. Même quand le pays était en paix, pour organiser les élections, on réquisitionnait toutes les forces. Et aujourd’hui, toutes nos FDS sont mobilisées au front, pour libérer le territoire et réinstaller nos villages ; et au même moment, on nous demande d’utiliser ces mêmes FDS-là pour sécuriser les élections. Cela veut dire qu’on laisse notre combat de libération et on part organiser des élections, comme cela, quand on va finir, on retombe dans le même problème.

On est tenté de dire même que ceux qui nous disent cela sont nos ennemis, parce qu’ils voient que ce qui se fait sur le terrain, c’est ce qui est attendu par tout le monde, tout le peuple souverainiste. Et pour nous dévier de notre objectif, on veut nous détourner de nos forces pour sécuriser des élections et laisser l’essentiel. Et après, ils vont dire qu’on a organisé des élections alors que l’insécurité n’est même pas encore finie.

Selon la charte, la fin de la transition, c’est pour juillet 2024. Si à cette date, les élections ne peuvent se tenir, qu’est-ce qu’il faut faire ?

Je pense que la charte a prévu des marges de sa propre révision, au cas où les objectifs de la transition ne sont pas atteints. Et on dit que le terrain commande la manœuvre. Si ces mêmes pays de la CEDEAO avaient facilité l’acquisition du matériel, on allait finir la guerre en un temps record. Mais ils nous ont plutôt compliqué la tâche dans l’acquisition de notre matériel militaire pour faire le combat. Comment les mêmes personnes vont venir nous dire de respecter le délai ?

Si elles voulaient que le délai soit tenu, elles n’avaient qu’à nous faciliter l’acquisition. Nous avons vu avec la crise entre la Russie et l’Ukraine, les mêmes qui soutiennent la CEDEAO sont ceux qui ont utilisé de gros moyens (argent, matériel, ressource humaine) pour aider l’Ukraine. Mais, on n’a pas vu ce soutien envers les pays de l’AES. La CEDEAO a pourtant une force en attente, qui peut venir déloger un régime, combattre un peuple qui cherche à sauver sa vie, mais elle n’a pas cette force-là pour nous aider à combattre les terroristes.

Donc, la CEDEAO ne peut plus venir nous dire d’organiser des élections parce qu’elle a donné un temps à la transition. Oui, elle a donné un temps, mais si ça arrive et que les objectifs de la transition ne sont pas atteints, nous sommes obligés de demander à ce gouvernement de la transition de reporter l’échéance pour lui donner plus de temps parce que la dynamique de la transition nous plaît et répond à nos aspirations.

Les populations craignent que cette décision de quitter la CEDEAO ait plus d’impacts négatifs que de retombées positives. Comment pouvez-vous donc rassurer tous ces citoyens que la décision est pertinente ?

Aujourd’hui, quand les gens donnent leur avis sur la question, je cherche d’abord à savoir quel est leur camp. Quand un patriote, un vrai Burkinabè donne son avis sur le retrait de la CEDEAO, il n’a pas d’inquiétude à se faire. Ça, c’est d’abord sur le plan psychologique ; parce que nous avons vu des pays qu’on a placés sous embargo, mais qui ont travaillé à se développer et sont aujourd’hui convoyés. C’est le cas de la Chine.

Aussi, quand on prend l’aspect économique de la CEDEAO, en 2023, le taux d’exportations du Burkina Faso était de 14% dans l’espace CEDEAO, et dans ce taux, quand on enlève les huit pays de l’UEMOA, il reste 3%, dû d’ailleurs au taux d’exportation élevé vers le Ghana (concernant notamment le bétail). Mais le gouvernement est en train de prendre des mesures pour la transformation des produits agro-pastoraux. Donc, nous n’avons pas à nous inquiéter. Pour les importations, elles sont évaluées à 26% dans l’espace CEDEAO et 7% hors-CEDEAO.

Avec l’initiative présidentielle en matière d’agriculture et l’industrialisation du pays, avec la création de l’APEC, les inflations vont diminuer parce que nous allons produire localement et les prix des denrées vont baisser. Prenez le cas du Mali : quand il a été sanctionné, ils ont dit que le pays n’allait pas tenir. Mais voici le Mali aujourd’hui ! Le Niger, même les vivres, les médicaments ont été coupés, mais est-ce que le pays est mort ? Si les 70 millions d’habitants que compte l’AES ne peuvent pas travailler pour que notre communauté soit prospère et vraiment concurrente, c’est que nous n’avons pas eu de l’intelligence nécessaire. Mais avec nos trois dirigeants, nous voyons qu’il y a de la matière.

Avec les projets déjà exécutés et les projets annoncés, dans cinq ans, notre pays sera vraiment un eldorado. Je pense donc que les Burkinabè doivent tenir bon. Les détracteurs vont tenir tous les discours nécessaires, mais suivons d’abord la vision de nos dirigeants, nos présidents et nous comprendrons qu’il n’y a rien en face ; c’est de la peur qu’on est en train de semer dans la tête des gens. On nous a dit ici que si l’armée française quitte nos pays, ils ne vont pas tenir un mois ; mais nous voici, au contraire, regardez en combien de mois nous sommes en train de réinstaller des villages et combien de PDI sont retournées chez elles. Mais des intellectuels, des Burkinabè ont dit que sans la France, on ne pouvait même pas tenir une semaine.

Donc, que les Burkinabè sachent raison garder et qu’ils sachent que ce ne sont pas tous les intellectuels qui sont sur les plateaux qui démontrent cette inquiétude vis-à-vis de notre retrait qui travaillent pour la survie de nos Etats. Il y a des valets locaux qui sont là et partout. Donc, le retrait, il n’y a pas d’inquiétude, on va y arriver ; que les Burkinabè acceptent de souscrire aux projets communautaires, comme l’APEC (Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire), soutenir les initiatives présidentielles et je pense que notre pays sera mieux que quand on était dans la CEDEAO.

Quelle doit être désormais la conduite à tenir pour les peuples, quand les dirigeants ne communiquent pas sur le sujet pour donner des directives ?

Je pense que les directives ont été données avant même ce retrait de la CEDEAO. Il y a eu des analyses, des calculs qui ont été faits par nos dirigeants. Les gens pensent qu’on va faire des représailles contre les ressortissants des pays de l’AES dans les pays de la CEDEAO, mais non, on ne fait pas des représailles comme cela, cela pourrait jouer sur l’économie même de ces pays. Il y a des pays, s’ils font des représailles contre les ressortissants de l’AES, ils vont perdre plus que nous, Etats de l’AES.

Et en plus, ça va venir renforcer nos initiatives à l’interne. Nos dirigeants ont bien calculé. Toujours parlant de directives, elles sont déjà données aussi avec la création des initiatives présidentielles, de l’APEC, l’usine de traitement des déchets miniers, tout cela vise à relancer notre économie. En plus de cela, vous avez la réorganisation de l’armée et son équipement avec du matériel moderne, apprendre aux populations à se défendre elles-mêmes, etc.

Nous avons donc eu la chance d’avoir des présidents qui sont venus nous faire comprendre qu’on peut s’auto-développer. Donc, nous, populations, devons être maintenant créatrices pour accompagner la vision de nos présidents ; tout ne doit pas venir d’eux. Les trois présidents ont eu le flair de créer l’esprit même de souveraineté dans l’espace AES. Il nous appartient, nous, populations de l’AES, de créer des projets et d’accompagner leur vision avec de nouvelles idées.

Vous luttez pour la souveraineté, alors que la monnaie est perçue comme le domaine de la soumission. Que va être le sort réservé par ces trois pays de l’AES à l’UEMOA ?

Je pense que la gouvernance de l’UEMOA ne piétine pas sur notre quête de souveraineté ; le jour où cela va arriver, vous verrez que nous allons quitter l’UEMOA. En réalité, la question de la CEDEAO était plus politique qu’économique. Alors, si nous avons pu nous affranchir de ces questions politiques à ce niveau, ce n’est pas avec l’UEMOA qu’on ne peut pas le faire, si elle venait à vouloir freiner notre quête de la souveraineté.

A cette allure, est-ce que l’AES ne va pas se vider à son tour ; puisque le problème de fond, c’est aussi le respect des textes !

Je pense qu’aujourd’hui, le peuple est souverain, il est éclairé et il suit de près la gouvernance de ces trois leaders. S’il y a un problème, les peuples vont alerter. Ce sont les mêmes peuples qui les ont soutenus qui vont les interpeller, et je pense que nous serons toujours aux côtés de ces trois dirigeants pour que tout se passe bien.

On observe qu’il y a une conscience commune qui est en train de se mettre en place dans l’espace AES, mais les organisations de la société, dans chacun des pays, essaient de porter l’idéal comme elles peuvent, sans plateforme commune connue. Quelles sont vos perspectives à ce niveau ?

C’est normal, parce que les réalités entre les trois Etats ne sont pas les mêmes ; nous avons le même mal certes, mais les modes opératoires ne sont pas les mêmes. Donc, effectivement, il va falloir que nous travaillions à un rapprochement idéologique des OSC. Le fonctionnement des OSC au Burkina n’est pas le même au Mali, au Niger. Mais avec l’esprit unificateur de nos trois présidents, je pense que les OSC des trois Etats vont prendre le temps de travailler à un rapprochement et à harmoniser leur vision de combat.

Nous avons des contacts, on échange individuellement, il faut aller à une synergie d’action réelle ; les trois présidents ont donné le ton, les OSC n’ont pas le choix que de suivre la même dynamique. Du reste, dans nos meetings, nous amenons déjà les peuples à comprendre que la voie que notre leader, Ibrahim Traoré, a prise est celle du salut du peuple.

Quel message vous reste-t-il au sujet de ce retrait, pour clore cet entretien ?

Je voudrais lancer un appel à tous les Burkinabè à une mobilisation générale, particulièrement à nos autorités coutumières et religieuses. Je pense que le temps est venu pour qu’elles puissent davantage galvaniser nos peuples en faveur de la transition.

Elles le faisaient déjà, mais nous souhaitons qu’elles le fassent davantage, pour que les valets locaux qui sont en interne, les impérialistes qui sont à l’extérieur, puissent comprendre que le Burkina Faso est devenu Un. Elles sont les garants de nos religions, de nos traditions, donc leur voix porte et nous souhaitons qu’elles portent encore haut leur voix pour accompagner le capitaine Ibrahim Traoré et son gouvernement, qui ne font que porter le combat qu’elles menaient depuis nos grands-parents.

Aussi, nous lançons un appel à la jeunesse des trois pays de l’AES, de se donner à fond, pour soutenir les transitons, de se départir des manipulations, des intérêts personnels et égoïstes, parce que nos trois leaders ont "vendu" vraiment leur vie et nos trois gouvernements de transition se sont sacrifiés et se sacrifient jour et nuit pour la cause commune des peuples.

Donc, il nous appartient, nous, jeunesse, surtout de l’AES, de se tenir ferme derrière ces trois transitions, pour pouvoir les amener à réussir leurs missions. Sinon, si elles ne réussissent pas, les premiers perdants, c’est la jeunesse. Nous avons donc obligation de les soutenir.

Interview réalisée par O.H.L
Lefaso.net

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