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Violences sexuelles au Burkina : Le travail des « confidentes » mis en exergue à travers un atelier d’échanges

Publié le dimanche 3 décembre 2023 à 21h55min

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Violences sexuelles au Burkina : Le travail des « confidentes » mis en exergue à travers un atelier d’échanges

Dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, l’Agence d’études stratégiques et d’intelligence économique (AGILES), en collaboration avec le Réseau des femmes pour la réconciliation nationale, la cohésion et l’équité sociale (REFERENCE), a organisé un atelier d’échanges pour mettre en lumière les « confidentes », actrices qui jouent le rôle d’appui aux survivantes de viol. Cet atelier a été organisé en partenariat avec l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, vendredi 1er décembre 2023 à Ouagadougou.

Comme à l’accoutumée, les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre sont l’occasion d’organiser des activités pour interpeller et sensibiliser sur le fléau. Cette année, l’Agence d’études stratégiques et d’intelligence économique (AGILES) a décidé de mettre en lumière le rôle des « confidentes », avec pour but de réfléchir sur comment valoriser ce rôle et renforcer ces femmes pour qu’elles puissent mieux assumer cette responsabilité au sein de leurs communautés.

À entendre Selma Farida Touré, directrice générale de AGILES, les confidentes sont des actrices qui, dans l’anonymat et le silence, jouent ce rôle d’appui aux survivantes. Il s’agit de femmes qui jouissent d’une certaine crédibilité et exercent un certain leadership dans le social. Ce rôle de « confidente » est prenant et moralement éprouvant pour ces femmes. Elles sont une solution endogène à la prise en charge des victimes de viol et méritent à ce titre une attention particulière.

Le choix s’est porté sur ces « confidentes » car, selon les organisateurs, ce mode de recours qui est tout à fait endogène n’est pas très connu des institutions publiques. Pour cela, elles méritent d’être accompagnées et outillées car elles font un travail formidable sur le terrain, sans moyens.

Pour ce qui concerne le volet accompagnement de ces confidentes, « une prise en charge psychologique doit être mise en place pour leur permettre d’évacuer tout ce qu’elles reçoivent comme confidences. Elles ont aussi besoin de pouvoir accompagner ces femmes survivantes dans une logique de réinsertion à travers des activités génératrices de revenus, pour leur redonner confiance en elles et aller de l’avant », a expliqué Selma Farida Touré.

Une des confidentes enregistre à son actif 38 personnes reçues. Elle a commencé cet accompagnement depuis le 15 décembre 2022, suite aux confidences d’une de ses élèves qui a été violée. À l’entendre, les victimes qu’elle reçoit sont prises en charge très souvent à ses propres frais. Elle dispose également d’une association spécialisée dans la fabrication du « soumbala » et autres, où ces femmes/filles sont intégrées. Lire la suite

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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