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Burkina/Bonne gouvernance : Lancement des activités de l’Observatoire pour accélérer les opérations douanières et améliorer ainsi le climat des affaires

Publié le jeudi 15 juin 2023 à 22h35min

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Burkina/Bonne gouvernance : Lancement des activités de l’Observatoire pour accélérer les opérations douanières et améliorer ainsi le climat des affaires

Le Burkina Faso renforce son arsenal en matière de bonne gouvernance par le lancement officiel, ce jeudi 15 juin 2023 à Ouagadougou, de l’Observatoire pour la célérité des opérations douanières au Burkina Faso (OCOD-BF).

Cet organe qui regroupe le secteur public, à travers l’administration douanière, et le secteur privé, se veut un instrument de veille à la disposition des opérateurs économiques. Fort de 20 membres, l’OCOD-BF a pour missions de veiller à la célérité des opérations de dédouanement en vue de contribuer à la fluidité du trafic aux frontières, terminaux et aéroports ; s’assurer du respect des engagements pris par la douane et le secteur privé ; trouver des solutions aux blocages administratifs liés au dédouanement et à la circulation des marchandises.
L’objectif principal est d’améliorer le commerce transfrontalier par la facilitation des procédures administratives et contribuer à l’amélioration du climat des affaires au Burkina.

Un dispositif bien accueilli par le gouvernement, à travers le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Roland Somda, représentant le Premier ministre, patron de la cérémonie de lancement, qui y voit un moyen supplémentaire de lutte contre les tracasseries routières.

Le ministre Somda, par ailleurs co-parrain de l’activité, a donc traduit les encouragements du chef de gouvernement aux parties-prenantes. Il exhorte les membres de la structure à l’engagement, au sérieux, à l’abnégation et à la probité dans l’exercice de leur fonction. Il invite également tous les acteurs du commerce international à s’approprier cet outil pour un Burkina où règnent les bonnes pratiques qui facilitent les échanges de marchandises. « Cette cérémonie nous rappelle notre engagement à fédérer nos efforts pour donner des réponses appropriées aux besoins et aux attentes des populations pour une administration plus transparente », a transmis Roland Somda.

L’OCOD-BF est composé de dix représentants de l’administration douanière...

« Cette initiative novatrice vient renforcer le partenariat déjà solide entre la douane burkinabè et le secteur privé, avec une représentation paritaire de l’administration publique et du secteur privé en son sein. Cela permettra de mener des discussions franches et équilibrées, et de trouver des solutions rapides et efficaces aux problèmes que rencontrent les opérateurs d’import-export dans les procédures de dédouanement des marchandises. (….). Au-delà de la réduction des délais et des coûts, l’OCOD-BF promeut les valeurs de transparence et d’efficacité dans les procédures douanières et contribuera à améliorer le professionnalisme et la confiance entre les acteurs, dans un partenariat gagnant-gagnant, toute chose qui inspirera certainement les autres pays de la région, le Burkina Faso ayant lui-même été inspiré par la bonne expérience de l’OCOD en Côte d’Ivoire », apprécie le représentant du groupe de la Banque mondiale, Arnaud Ligan, responsable Pays de IFC, félicitant la douane burkinabè et ses partenaires du secteur privé, pour avoir travaillé à l’aboutissement de cet instrument de facilitation des échanges.

...et dix représentants du secteur privé.

Soutien de la Banque mondiale au Burkina dans ses efforts

L’OCOD-BF vient, estime-t-il, compléter les autres instruments mis en œuvre avec l’appui du Programme de facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest (FEAO), en particulier le Système inter-connecté de gestion des marchandises en transit (SIGMAT), aujourd’hui opérationnel sur les corridors Abidjan-Ouagadougou et Lomé-Ouagadougou pour lequel, le Burkina aura été un des pays pilotes.

Un autre pas important vient d’être franchi la semaine dernière, se réjouit Arnaud Ligan, avec la signature des accords-cadres pour l’extension du système SIGMAT aux corridors qui les relient entre les douanes du Burkina, du Mali et du Niger.

« Dans le même cadre, le Programme FEAO finance aussi les études de faisabilité pour le renforcement et la mise à niveau de la plate-forme SYLVIE (Système de Liaison Virtuelle des opérations d’importations et d’exportations), afin d’en faire un véritable système de guichet unique entièrement électronique qui permettra de dématérialiser toutes les procédures du commerce extérieur. Je voudrais souligner que tous ces appuis sont en parfaite cohérence avec les objectifs du Programme FEAO, qui sont d’améliorer la libre circulation des marchandises aux niveaux régional et international, en réduisant le temps et les coûts non-nécessaires des échanges transfrontaliers supportés par le secteur privé. Le Programme est financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), l’Union européenne, ainsi que les gouvernements des Pays Bas et d’Allemagne. Il est mis en œuvre par le groupe de la Banque mondiale, ainsi que la Coopération allemande GIZ. Les commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA sont en charge de la supervision du programme, à travers un comité de pilotage dont ils assurent respectivement la présidence et la vice-présidence », décline Arnaud Ligan, réitérant l’engagement du groupe de la Banque mondiale à soutenir le Burkina dans ses efforts de facilitation du commerce et de développement du secteur privé.

Le ministre Roland Somda, félicitant le président de l’OCOD-BF, Robert Kontogom, après lui avoir porté l’écharpe, synonyme d’installation officielle.

« Engagée dans la modernisation et simplification des procédures douanières, l’administration des douanes, à travers ses plans stratégiques 2017-2021 et 2022-2026, a décidé d’octroyer au secteur privé, une place de choix, afin d’être compétitif dans un environnement sous-régional et africain de plus en plus concurrentiel », a, pour sa part, exprimé le directeur général des Douanes, Mathias Kadiogo. A l’en croire, la douane du Burkina se convainc donc qu’à travers des mesures pratiques, elle réussira à contribuer véritablement à la mise en œuvre de l’accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce, entré en vigueur en février 2017.

« L’OCOD-BF est d’un intérêt certain pour le secteur privé »

Le directeur général des Douanes, Mathias Kadiogo, a la conviction que l’OCOD-BF va permettre d’améliorer le climat des affaires au Burkina par un management et un service de qualité pour l’administration des douanes, un gain de temps et d’argent pour les importateurs et exportateurs de marchandises. Également persuadé qu’il garantira les intérêts de l’Etat et du secteur privé, M. Kadiogo a lancé un appel à ses confrères douaniers à s’approprier les missions de l’OCOD-BF.

« Ne soyez pas un frein à la fluidité du trafic sur les axes de circulation et dans les bureaux de dédouanement dans notre pays. Soyez désormais des partenaires privilégiés avec les routiers, les importateurs et exportateurs, les commerçants en général, pour développer les activités commerciales sur notre territoire. Vous pouvez même être des conseillers pour ces acteurs, afin d’éviter les malentendus, les goulots d’étranglement », recommande le directeur général des Douanes.

La représentante du secteur privé, Aïsseta Kanazoé, félicite, quant à elle, la vitalité entre le public et le privé au profit de la communauté des affaires et, partant, de l’économie nationale. « Pour demeurer compétitif et assurer de manière significative son rôle moteur dans le processus de croissance de notre économie, le secteur privé a besoin de réduire considérablement ses délais et ses coûts. C’est en cela que la célérité recherchée pour les procédures de dédouanement à travers cette heureuse initiative de l’OCOD-BF est d’un intérêt certain pour le secteur privé », résume la vice-présidente en charge de la catégorie des services de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Aïsseta Kanazoé.

Elle précise que les attentes du privé vis-à-vis de cette innovation demeurent de deux ordres : la réduction des délais et des coûts inhérents aux procédures de dédouanement.

L’OCOD-BF est dirigé par un bureau (mandat de trois ans) à la présidence tournante annuellement entre le public et le privé. Le bureau actuel est dirigé par l’inspecteur divisionnaire des douanes, Robert Kontogom.

L’OCOD-BF est saisi à travers deux modes, à savoir l’auto-saisine à la suite de constats d’anomalies ou de dysfonctionnements dans l’application des procédures administratives et la saisine formulée par des personnes physiques ou morales ou encore l’administration publique. La saisine peut être faite par écrit, courriel ou par appel au numéro vert (80001348) et aux numéros WhatsApp (+226 62918888/67918888/+226 68918888).

O.L
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 16 juin 2023 à 03:52, par Badini En réponse à : Burkina/Bonne gouvernance : Lancement des activités de l’Observatoire pour accélérer les opérations douanières et améliorer ainsi le climat des affaires

    Vous parlez de bonnes gouvernance c’est une très bonne chose en matière de protection de recettes.Dans le projet de sécurisation et modernisation des titres de transport du ministère des transports il était prévu l’interconnexion douane ccva dgttm impôt gendarmerie police.Et le projet a coûté 16 milliards avec 5 milliards d’avenant le tout assorti d’un sabotage a tous les niveaux.On a dû comprendre que ce qui est clair s’arrange personne.Les acteurs ont tousmis en eouvre pour que cette interconnexions n’est pas lieu du coup des gens se sont enrichis simplement ce qu’ils n’ont pas eu en 30 ans d’exercice ils l’ont eu en deux ans et du coup les plaques d’immatriculation qui devraient être de couleur jaune citron 🍋 pour les personnes privées ont déjà commencé à se détériorer et a blanchir,le lien informatique qui devrait se faire entre la plaque d’immatriculation et les données identitaires de propriétaire ne se fait plus du coup les identiques pour la prévention routière gendarmerie nationale police ne peuvent plus se faire.Quel gâchis et personne n’en parle.Le projet qui devrait investir pour la dgttm et les directions régionales n’a pas eu lieu le transfert de compétences c’est a dire la formation des agents, l’équipement rien n’a eu lieu.Un projet bancale l’autorité supérieure de contrôle d’état ou le ren/ lac devrait se saisir pour faire un audit en vu de faire rentrer l’état dans ses droits.Trop de corruption dans ce projet un ministre qui devrait signer avec le partenaire les conditions d’exécution a même pris l’avion pour la France afin de signer le contrat.Un paradoxe tu donnes un marché a un maçon et c’est Toi qui va vers le maçon pour signer le contrat au lieu que ça soit le contraire c’est le "macale" Vivement que la corruption c’est a dire la grande corruption s’arrête.

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