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Burkina/Justice : Le nombre de mineurs impliqués dans les affaires pénales en 2021 est de 597, soit une augmentation de 140,7% par rapport à 2020

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Publié le samedi 20 mai 2023 à 20h23min

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Burkina/Justice : Le nombre de mineurs impliqués dans les affaires pénales en 2021 est de 597, soit une augmentation de 140,7% par rapport à 2020

Le tableau de bord statistique 2021 de la justice (dernières données du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions), édition de novembre 2022, apprend que le nombre de mineurs impliqués dans les affaires pénales en 2021 est de 597. Comparativement à l’année 2020 (248 : ndlr), il y a une augmentation de 140,7%.

Ce nombre, 597, est le plus élevé au cours des dix dernières années, conclu le document, qui ajoute que plus de trois quart (77,9%) de ces mineurs ont été mis sous ordonnance de garde provisoire. Rappelons que les affaires pénales sont relatives aux comportements nuisibles à la société, telles que les contraventions, les délits ou les crimes.

Au cours de l’année 2021, et de façon globale, 8 801 personnes sont entrées dans les établissements pénitentiaires en tant que détenus. Parmi eux, 309 femmes (3,5%) dont 23 mineures. Le nombre d’entrées dans les maisons d’arrêt et de correction a augmenté de 28,1% par rapport à 2020. Les plus forts taux ont été enregistrés dans les établissements pénitentiaires de Koupéla (144,4%) et de Bobo-Dioulasso (142,5%). Par contre, le nombre d’entrées a baissé dans certains établissements pénitentiaires, dont les plus fortes baisses sont observées à la prison de haute sécurité (-29 ,7%), aux maisons d’arrêt et de correction de Orodara (-7,5%) et de Léo (-7,4%).

Selon la tranche d’âge, 29,4% des détenus nouvellement entrés dans les établissements pénitentiaires au cours de l’année 2021 ont entre 30 et 40 ans. Les détenus mineurs (moins de 18 ans) représentent 5,5% des entrées. L’âge moyen des personnes entrées dans les établissements pénitentiaires en 2021 est resté constant, soit 31,1 ans.

Au 31 décembre 2021, 120 visites des autorités judiciaires ont été enregistrées dans les établissements pénitentiaires du Burkina contre 123 en 2020. Les établissements pénitentiaires ayant reçu plus de visites sont ceux de Gaoua (12), de Fada N’gourma (11), Bogandé (10) et de Diapaga (10). Quant aux établissements pénitentiaires de Diébougou, Djibo, Yako et de Koudougou, aucune visite de la part des autorités judiciaires n’a été enregistrée.

Sur le volet relatif au personnel, on note qu’en 2021, l’effectif des magistrats est de 690, dont 125 de sexe féminin. Ce nombre a connu une légère baisse par rapport à 2020 passant ainsi de 707 à 690, soit une baisse du taux annuel de 2,4%. Cette baisse se justifie par les départs à la retraite, les démissions et les décès du personnel magistrat en 2021 et également du fait qu’il n’y ait pas eu de sortants en 2021.

Selon la position, 84,2% de magistrats exercent dans les juridictions, 7,5% à la chancellerie et 8,3% en détachement, mission onusienne, disponibilité ou mis à disposition. Ainsi, le ratio nombre de magistrats en juridiction par rapport au nombre total de magistrats est de 4 sur 5. Le nombre de magistrats pour 100 000 habitants est de 3,0 en 2021 contre 3,2 en 2020.

De 2020 à 2021, le nombre du personnel greffier est, lui, passé de 713 à 806, soit un accroissement annuel de 1,3%. Ce personnel greffier est composé de 186 greffiers en chef (23%), 426 greffiers (53%) et 194 secrétaires des greffes et parquets (24%). En 2021, le personnel de sexe féminin est de 177 pour un effectif total de 806 ; ce qui correspond à 22% de l’effectif du personnel du corps des greffiers. Selon la répartition du personnel féminin des greffes, les SGP (secrétaires des greffes et Parquets : ndlr) représentent 32,8%, les greffiers 49,7% et les greffiers en chef 17,5%.

Les affaires sont, elles, en hausse. En effet, selon le document statistique, le nombre d’affaires nouvelles enregistrées par les parquets des TGI (Tribunaux de grande instance) en 2021 est de 10 549 contre 8 510 en 2020, soit une augmentation de 24,0%. Selon la répartition par TGI, la variation du nombre d’affaires nouvelles diffère d’un TGI à un autre. Les plus fortes hausses sont observées dans les TGI de Kaya où le volume d’affaires nouvelles a plus que doublé (110,3%) et de Yako (81,6%). A l’opposé, le nombre d’affaires nouvelles a baissé dans cinq (5) TGI.

Les baisses les plus importantes ont été enregistrées à Orodara (-41,8%) et à Koudougou (-27,8%). Par ailleurs, les TGI Ouaga I et de Bobo-Dioulasso concentrent plus d’un tiers des affaires nouvelles (37,7%) soit 27,7% pour Ouaga I et 10% pour celui de Bobo-Dioulasso. Parmi toutes les affaires nouvelles de 2021, les crimes et délits contre les biens (vols, recels, extorsions, escroqueries, abus de confiance, etc.) sont les plus représentés (45,8%).

En matière pénale, les parquets ont enregistré 10 549 affaires nouvelles en 2021. Selon la catégorie d’infractions, tout comme les années antérieures, celle des crimes et délits contre les biens est la plus représentée avec 45,8%. Cette prédominance se justifie par la fréquence des délits tels que le vol, l’extorsion, le recel et l’escroquerie qui constituent 59,3% de cette catégorie d’infractions. Les crimes et délits contre les particuliers (homicides et blessures involontaires, coups et blessures volontaires, vols aggravés, homicides volontaires, empoisonnement, viols, coups mortels, etc.) occupent la deuxième place en termes de fréquence avec 35,8% des affaires nouvelles. Les crimes et délits contre la famille et les bonnes mœurs (stupéfiants, enlèvements d’enfants, attentats aux mœurs, accusation de sorcellerie, etc.) sont représentés à hauteur de 8,2%.

Quant aux crimes et délits contre la chose publique (détournement de deniers publics, faux et usage de faux, etc.), ils représentent 5,1% des affaires. Excepté les infractions en matière forestière et faunique et celles relatives à la cybercriminalité, le nombre d’affaires nouvelles de toutes les catégories est en hausse par rapport à 2020. La variation la plus forte concerne les crimes et délits contre la sécurité publique (53,0%).

O.L
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Source : Tableau de bord statistique 2021 de la justice

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