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Entretien routier au Burkina : Le ministre des Infrastructures s’imprègne de l’état des routes nationales N°7 et 8

Publié le dimanche 19 mars 2023 à 22h48min

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Entretien routier au Burkina : Le ministre des Infrastructures s’imprègne de l’état des routes nationales N°7 et 8

Le ministre en charge des Infrastructures, Adama Luc Sorgho, a visité, le vendredi 17 mars 2023, les routes nationales N°7 (Bobo-Banfora) et N°8 (Bobo-Orodara). Une occasion pour lui de s’imprégner de l’état de dégradation de ces tronçons. Il a mis à profit cette visite de terrain pour échanger avec le personnel de la Direction des infrastructures des Cascades.

Cette sortie du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, s’inscrit dans le cadre du suivi des travaux d’infrastructures routières. La visite de terrain a concerné les routes de Bobo-Orodara et Bobo-Banfora, ainsi que les voiries urbaines dans la ville de Banfora.

Ainsi, sur le tronçon Bobo-Orodara (route nationale N°8), le ministre a pu constater l’état de dégradation avancée de la voie. En effet, emprunter cette route est un véritable calvaire pour les usagers. Cette voie est aujourd’hui impraticable et les populations ne cachent pas leur désolation. (https://lefaso.net/spip.php?article112829).

Le ministre des Infrastructures, Adama Luc Sorgho, visitant les routes nationales 7 et 8.

Long de 130 km, le tronçon a été bitumé en 1995 pour une durée de vie de 15 ans. Il relie Bobo-Dioulasso à Koloko, vers la frontière malienne. Aujourd’hui, parcourir les 76 km qui séparent Bobo-Dioulasso de la ville d’Orodara est un véritable parcours du combattant. Ce qui a amené les autorités du pays à se pencher sur la question de sa réhabilitation. Dans le cadre de la politique de désenclavement et de sauvegarde du patrimoine routier, le ministère des Infrastructures et du Désenclavement, avec l’appui financier du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), entreprend des actions de désenclavement interne du pays.

Une partie des ressources est affectée à la réhabilitation de routes nationales, dont le tronçon Bobo-Dioulasso - Orodara sur une longueur de 76 km. Le coût de réhabilitation de cette voie est estimé à plus de 12 milliards de francs CFA, avec un délai d’exécution des travaux de 18 mois, hors saison pluvieuse.

Le ministre Adama Luc Sorgho a rassuré du démarrage prochain des travaux sur ces voies.

Jean-Marie Toé, directeur du cabinet ACIT Géotechnique, chargé du contrôle, de la surveillance des travaux de réhabilitation de la RN8, a rappelé que c’est l’entreprise Sogedim BTP Sarl/Sobatrap qui est en charge des travaux. Il a expliqué que les travaux vont consister principalement au recyclage de la couche de base existante de façon partielle, avec le traitement des nids-de-poule, un traitement du reste du tronçon avec un revêtement qui sera en béton bitumineux.

Après la visite d’une partie de ce tronçon qui a permis au ministre Sorgho de constater de visu son état de dégradation, la délégation a mis le cap sur la route nationale N°7, qui relie Bobo-Dioulasso à Banfora. Il s’est agi également de constater l’état de cette voie qui, selon le ministre, a besoin d’être réhabilitée. Adama Luc Sorgho a saisi l’occasion pour visiter également les voiries urbaines de la ville de Banfora.

L’état de la RN8 laisse à désirer.

Au terme de cette visite, le ministre s’est réjoui d’avoir effectué cette sortie terrain qui lui a permis de s’imprégner de l’état de ces différentes voies. « Sur la route Bobo-Orodara, les travaux ont démarré et nous avons constaté de visu ce que l’entreprise fait sur le terrain. Nous avons vu qu’ils ont commencé le nettoyage. Avec la mission de contrôle, nous avons simplement demandé de faire la revue de l’étude pour nous permettre de voir quelle structure est indiquée pour cette route », a-t-il laissé entendre.

Avant de poursuivre : « Nous avons continué sur la RN7, Bobo-Banfora, où nous avons constaté des dégradations sur cette route également. Nous sommes en discussions actuellement avec des bailleurs de fonds, notamment la BID [Banque islamique de développement], la BAD [Banque africaine de développement] et la Banque mondiale qui sont prêtes pour financer la réhabilitation de ce tronçon. Nous sommes dans la bonne lancée pour que les travaux débutent dans les jours à venir », a rassuré le ministre Sorgho.

Jean-Marie Toé, directeur du cabinet ACIT Géotechnique, chargé du contrôle, de la surveillance des travaux de réhabilitation de la RN8.

Cette sortie du ministre a été mise à profit pour échanger avec les travailleurs de la Direction régionale des infrastructures et du désenclavement des Cascades, sur leurs préoccupations du moment. « Nous avons recueilli leurs attentes pour voir dans quelle mesure nous pourrons les résoudre. La priorité pour nous aujourd’hui est la réhabilitation de la RN8 qui accueille beaucoup de trafic », a-t-il souligné.

Le ministre a fait savoir que les entretiens routiers seront effectués par les directions régionales, à partir de cette année 2023. « Nous voulons déconcentrer le contrôle des travaux au niveau des directions régionales. Et nous avons rassuré le personnel que tout ce qui est entretien courant pour 2023 sera du ressort des directions régionales. Ils seront responsables de la qualité des chaussées. Et pour ça, nous avons entrepris des formations à leur endroit, notamment en matière de passation des marchés », a laissé entendre Adama Luc Sorgho.

Cette visite a été appréciée par le personnel de la Direction régionale des infrastructures des Cascades. Le directeur régional par intérim, Karim Traoré, a salué la visite du ministre qui, selon lui, galvanise le personnel. « Nous sommes satisfaits de la rencontre avec le ministre. Nous avons échangé sur nos préoccupations et le ministre nous a rassurés que l’entretien courant sera déconcentré au niveau des régions et ils ont déjà commencé à former les acteurs en région. Le personnel est vraiment content de cette visite », s’est réjoui Karim Traoré.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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