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Boucle du Mouhoun : Des exploitants agricoles assurés reçoivent leur chèque de dédommagement

Publié le vendredi 17 mars 2023 à 11h39min

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Boucle du Mouhoun : Des exploitants agricoles assurés reçoivent leur chèque de dédommagement

Le projet dénommé « Promotion d’une assurance climatique indicielle pour les petits exploitants agricoles au Burkina Faso (PPACI-BF) » a procédé à une remise de chèque à des exploitants agricoles des communes rurales de Tchériba et de Safané dans la région de la Boucle du Mouhoun. La cérémonie de remise du chèque d’une valeur de près de deux millions de FCFA a eu lieu ce jeudi 16 mars 2023 à Dédougou.

Ils sont au total 183 petits exploitants agricoles des communes rurales de Safané et de Tchériba à avoir souscrit, en raison de 6 500 FCFA par exploitant, aux services de la compagnie « Yelen assurance » pour la sécurisation de leurs investissements agricoles durant la campagne 2022. Cette coopération entre agriculteurs et l’assureur est rendu possible grâce au projet Promotion d’une assurance climatique indicielle pour les petits exploitants agricoles au Burkina Faso (PPACI-BF).

Au terme de la phase pilote dudit projet, 152 producteurs agricoles du lot ont été déclarés sinistrés. En effet, dans la décade qui va du 20 au 30 juillet 2022, des poches de sècheresse ont été enregistrées à certains endroits des 234 hectares de champs de mil, de maïs, de sorgho, de sésame et de niébé couverts par l’assurance au niveau des deux communes. Ces aléas climatiques ont causé des obstacles dommageables à la production et au développement normal des plants, à en croire Issaka Ouédraogo, s’exprimant au nom de la représentante résidente du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) au Burkina Faso. Selon lui, cette situation a déclenché automatiquement une évaluation des dégâts causés, afin de dédommager les victimes.

Pour Issaka Ouédraogo du PNUD, son organisation a contribué à la mobilisation des fonds pour le financement du projet

La remise de chèque d’une valeur de 1 701 000 FCFA répond au besoin de permettre aux producteurs sinistrés de se relever et d’inciter ceux qui hésitent toujours à franchir le pas. « Cette remise permettra à ceux qui sont toujours dans le doute de se rendre compte que c’est une réalité. L’année qui va débuter bientôt en termes de saison agricole, et qui correspond à la phase d’opérationnalisation du projet, sera prometteuse et va permettre à nos populations de renforcer leur résilience et de prévenir les aléas climatiques en ce qui concerne les sècheresses dans leurs productions agro-sylvo-pastorales », a rassuré Monsieur Ouédraogo.

Philippe Tamini, représentant du SP-CNDD

Promouvoir la résilience au changement climatique

Pour sa part, le représentant du secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (CNDD), Philippe Tamini a précisé que la remise de chèque s’inscrit dans la nouvelle stratégie du ministère chargé de l’environnement pour accompagner le monde du développement rural en vue d’atténuer un tant soit peu les effets du changement climatique. « Ce mécanisme d’indemnisation contribue à la promotion des méthodes d’adaptation des producteurs au phénomène du changement climatique », a-t-il affirmé. Selon les dires de Philippe Tamini, cette première phase du projet a suscité beaucoup d’enthousiasme auprès des acteurs. Toute chose, dit-il, qui montre que l’initiative répond aux attentes des producteurs agricoles ruraux.

Quant à la secrétaire générale de la région de la Boucle du Mouhoun, Adjara Kientega/Ouédraogo représentant le gouverneur, elle a invité les producteurs dédommagés à utiliser les fonds à bon escient. « Je vous invite à utiliser ces fonds reçus de sorte à combler le manque à gagner que les aléas climatiques vous ont causé », a-t-elle plaidé.

Des attestations de reconnaissance décernées à divers acteurs intervenus dans l’implémentation du projet.

Les bénéficiaires entendent justement se servir des fonds issus du dédommagement pour se remettre de l’état de sinistre. C’est par exemple Diaratou Lallou qui pense déjà à injecter l’argent reçu dans l’élevage.

La cérémonie a servi aussi de lieu pour les acteurs du projet de témoigner leur gratitude à des structures ou à des particuliers pour leurs efforts d’accompagnement dans la sensibilisation des producteurs agricoles du monde rural. Des attestations de reconnaissance ont été décernées à ces différents acteurs.

A noter que le financement de la phase pilote du PPACI-BF a été acquis grâce au Fonds mondial pour l’environnement (FME) et le PNUD. La mise en œuvre du projet a été assurée par le ministère en charge de l’environnement à travers son Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP-CNDD).

Yacouba SAMA

Portfolio

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Vos commentaires

  • Le 17 mars 2023 à 15:13, par TANGA En réponse à : Boucle du Mouhoun : Des exploitants agricoles assurés reçoivent leur chèque de dédommagement

    Assurance ?
    Expliquez nous cette assurance.
    Alors, il faut pour un petit exploitant verser la ’’petite’’ somme ; puis suivre scrupuleusement la feuille de route pour la culture du maïs ou tout autre chose qu’il a choisi de cultiver. C’est bien donc ça la condition d’avoir répondu à tout.
    Mais croyez vous qu’un agriculteur a les moyens de suivre l’itinéraire exacte d’un produit comme le maïs ? Ça lui coûtera cher ; les tonnages marqués sur les semences sont ce qui s’obtient au niveau de la recherche c’est â dire avec les grands moyens. Ce n’est jamais atteint dans les champs des exploitants.
    Savez vous que beaucoup choisissent de faire du coton juste par ce qu’ils veulent les engrais pour leur maïs ?
    Ne déconnons pas ! Un paysan ne peut pas faire un hectare de maïs, y utiliser tous les intrants qu’il faut et avoir le tonnage comme sur les fiches.
    N’est ce pas les vendeur (producteurs) d’intrants qui ont eu l’idée de cette assurance ? Si oui, vous trouverez qu’ils font de la semence aussi et exigeront que ce soient ces semences. A partir de là, le pays sera foutu car ils viendront un jour dire qu’il n’y aura rien, ni semence ni intrants par ce que nos gouvernants ne font pas leur affaire.

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