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Croix-Rouge burkinabè : Un nouveau protocole d’alerte en commun au profit de la population

Publié le samedi 25 février 2023 à 21h01min

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Croix-Rouge burkinabè : Un nouveau protocole d’alerte en commun au profit de la population

La Croix-Rouge burkinabè, dans le cadre de la promotion du Protocole d’alerte en commun, a initié une formation au profit de journalistes, le vendredi 24 février 2023 à Ouagadougou.

Vulgariser le Protocole d’alerte en commun (PAC) auprès des populations, à travers les hommes et femmes des médias, c’est l’objectif de cette formation initiée par la Croix-Rouge au profit de journalistes.

Selon le formateur Kiswendsida Guigma, la nouvelle approche vise à faire la promotion du PAC auprès des agences gouvernementales et des populations à la base, pour accélérer son adoption. Il s’agit aussi de faire une évaluation des systèmes d’alerte précoce existants, et de développer, en partenariat avec le gouvernement, des suggestions d’actions simples, précises et faciles à exécuter par les populations, qui seront envoyées sous forme d’instructions avec les alertes. Enfin, le formateur a évoqué le plaidoyer à faire auprès du gouvernement pour la centralisation des diverses alertes précoces.

Kiswendsida Guigma, conseiller technique du centre climatique de la Croix-rouge et du Croissant -rouge

« L’alerte précoce est un élément important du dispositif de gestion des catastrophes. Elle vise à préparer les systèmes exposés à d’éventuels désastres et crises, réduisant ainsi les impacts et donc les besoins de réponse. L’alerte précoce doit nécessairement être accompagnée d’actions précoces pour être efficace », a laissé entendre Kiswendsida Guigma, conseiller technique du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Par ailleurs, selon le formateur, la plateforme PAC va permettre de centraliser toutes ces alertes qui seront reçues au niveau du Burkina Faso. Il a aussi souligné que c’est une norme à cinq composantes qui devrait permettre aux populations de pouvoir se protéger face aux crises.

« Parmi les cinq composantes, nous avons la nature de l’aléa. C’est-à-dire lorsqu’on envoie une alerte, on doit dire clairement quelle est la nature de cet aléa ; on doit donner la localisation, c’est-à-dire le lieu où cela va se produire et également donner le timing, c’est-à-dire quand est-ce que cela va se produire, ainsi que la sévérité. Est-ce que l’impact sera très important ? Que doivent faire les populations lorsqu’elles reçoivent les alertes ? », a détaillé Kiswendsida Guigma.

Au cours de cette formation, il est ressorti que l’Agence nationale de la météorologie a déjà commencé à produire des alertes de type PAC. Aussi, au niveau du gouvernement, il y a un travail en cours pour mettre en place une structure qui va fédérer tout ce qu’il y a comme alertes précoces.
Selon Abdel Aziz Konseibo, prévisionniste à l’Agence nationale de la météorologie, pour s’informer des alertes lancées, il y a sur Facebook une page disponible. « Nous avons aussi les radios partenaires à qui nous envoyons les différentes alertes pour la transmission au niveau communal », a-t-il souligné.

Abdel Aziz Konseibo, prévisionniste à l’Agence nationale de la météo

Carine DARAMKOUM
Lefaso.net

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