LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Le lion et la panthère sont inoffensifs ; en revanche, les poules et les canards sont des animaux très dangereux, disait un ver de terre à ses enfants” Bertrand Russel

Administration publique : « Il est important que nous puissions nous assurer qu’un agent public qui touche un salaire a effectivement fait le travail » (ministre des Finances)

Publié le dimanche 19 février 2023 à 22h26min

PARTAGER :                          
Administration publique : « Il est important que nous puissions nous assurer qu’un agent public qui touche un salaire a effectivement fait le travail » (ministre des Finances)

Dans sa volonté d’améliorer la gouvernance, le pouvoir de la transition a annoncé plusieurs actions, parmi lesquelles, l’opération de contrôle de présence, du service fait et des éléments de rémunération des agents publics de l’Etat. En prélude au démarrage, ce lundi 20 février 2023, de cette opération, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospectives, Dr Aboubacar Nacanabo, a été reçu sur le plateau du journal de 20 heures de la télévision nationale, pour expliquer les contours de la dynamique. Nous vous proposons, ci-dessous, ses propos retranscrits.

Question : Le lancement de l’opération de contrôle de présence, du service fait et des éléments de rémunération des agents publics de l’Etat est prévu pour commencer le 20 février (2023). Faut-il y voir une opération de billettage déguisée pour vérifier les présences ?

Ministre : Il ne s’agit pas d’une opération de billettage déguiséej, parce que quand on parle de billettage, cela veut dire que les paiements se font en espèces. Nous ne pouvons pas prendre ce risque aujourd’hui, parce qu’actuellement, la bancarisation est totale pour tous les salariés du Burkina. Il s’agit en fait d’une opération de contrôle de présences et s’assurer que toutes les rémunérations qui sont payées correspondent à des services faits. Il est important que nous puissions effectivement nous assurer qu’un agent public qui touche un salaire a effectivement fait le travail. Donc, le contrôle va être physique pour s’assurer que les gens sont effectivement présents à leur poste de travail et effectuent le travail pour lequel ils sont payés.

Y-a-t-il des structures que vous avez ciblées pour cette opération ?

Celle qui commence demain est une phase-pilote. Elle va concerner d’abord le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospectives ; la Préscience du Faso ; la Primature ; le Conseil constitutionnel ; la Cour des comptes ; la Grande Chancellerie ; le Conseil économique et social ; le ministère en charge des Affaires étrangères et le ministère en charge de la transition digitale ainsi que le ministère des mines et des carrières.

Il y aura combien de phases, en tout ?

Il y a trois phases. La phase-pilote commence demain et finit le 5 mars. La deuxième phase qui va concerner essentiellement le ministère en charge de l’éducation nationale et la troisième phase qui va concerner tous les autres ministères.

De façon concrète, comment va se dérouler cette opération ?

Il y aura deux étapes. La première va consister simplement à ce que l’agent public remplisse une fiche téléchargeable sur le site web du ministère en charge de l’économie et se présente aux agents qui vont faire l’enrôlement. En ce moment, on va se rassurer que toutes les informations sont correctes. Après cela, les informations qui sont récupérées à travers la fiche sont saisies dans le système informatique. Ce qui va nous permettre de constituer la base de données et de faire les rapprochements nécessaires pour s’assurer que les salaires payés correspondent à un travail effectif.

Il y a des zones qui ont été délaissées par des agents publics, pour cause de l’insécurité. Quel sera le sort de ces agents ?

Ce que nous avons prévu, c’est de limiter les actions au niveau des chefs-lieux de régions. Aussi, pour des questions pratiques, nous avons prévu que l’agent public peut aller dans le chef-lieu de région de son choix. Vous pouvez être d’une région donnée, mais plus proche d’un autre chef-lieu de région. Par exemple, un agent public qui est à Kombissiri, le chef-lieu de région, c’est Manga ; c’est plus loin pour lui que s’il venait à Ouagadougou. Donc, il peut faire le choix de Ouaga pour s’enrôler.

Un appel à lancer aux fonctionnaires pour cette opération ?

C’est de leur demander de se mobiliser pour cette opération, parce qu’il y va du bien de tous. Quand vous regardez les priorités de la transition, au niveau du pilier 3, c’est l’amélioration de la gouvernance. Cela passe par ce genre d’opérations. Donc, nous invitons tous les agents publics à télécharger la fiche sur le site web du ministère : www.finances.gov.bf, remplir la fiche et se présenter aux agents enrôleurs.

Lefaso.net

PARTAGER :                              

Vos commentaires

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
BEPC session 2024 au Nayala : 412 admis au premier tour