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Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de six milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

Publié le lundi 30 janvier 2023 à 15h30min

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Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de six milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

La ministre de la justice Bibata Nébié/Ouédraogo a lancé les travaux de construction du nouveau bâtiment R+5 de la Cour d’appel de Ouagadougou avec la pose de la première pierre. C’était ce lundi 30 janvier 2023, à Ouagadougou. La première phase, d’un coût estimé à 1 776 101 347 Francs CFA TTC sera réalisée par l’entreprise Phoenix et ENERLEC SARL.

La Cour d’appel de Ouagadougou était logée au palais de justice de Ouagadougou jusqu’en 2007, année au cours de laquelle elle a été transférée à son nouveau siège sis au quartier Ouaga 2000. Depuis lors, les occupants et les justiciables souffrent de l’inadaptation, des défaillances du bâtiment et des difficultés liées à l’assainissement des lieux. La construction d’un nouveau bâtiment pour abriter la juridiction permettra de pallier ces insuffisances.

D’où l’intérêt de la présente cérémonie. « Nous venons de procéder à la pose de la première pierre de la Cour d’appel de Ouagadougou. C’est un geste important pour le ministère qui doit tout mettre en œuvre pour que ce bâtiment puisse voir le jour, que les travaux soient conduits à bon port et dans le délai prévu. C’est un acte important également, je pense, pour le monde judiciaire surtout pour les animateurs de la Cour d’appel qui, depuis un bout de temps, travaillent dans des conditions pas du tout acceptables. Avec ce geste, nous créons de l’espoir au niveau des animateurs de la Cour d’appel. Si le projet est conduit à bon terme, ils verront leurs conditions de travail nettement améliorées par rapport à la situation actuelle. Donc, pour nous c’est un geste important. Mais le plus important, se serait que nous revenions ici pour inaugurer la Cour d’appel de Ouagadougou », a indiqué la ministre de la justice, Bibata Nébié/Ouédraogo.

La ministre de la justice, Bibata Nébié/Ouédraogo

Un site spacieux de 6 000 mètres carrés a été choisi pour ce projet de type R+5 avec un coût de réalisation de plus de six milliards de francs CFA en toutes taxes comprises (TTC) sur financement du budget de l’État, exercice 2022-2023. La première phase, qui mobilisera 1 776 101 347 Francs CFA/TTC, comprendra d’une part les travaux de gros œuvres (maçonnerie béton-armé, menuiserie métallique, aluminium et bois-revêtement) et plomberie sanitaire. Ces travaux seront réalisés par l’entreprise Phoenix pour un montant estimé à 1 514 781 347 de francs CFA/TTC.

D’autre part, les travaux d’électricité courant fort, climatisation, appareils élévateurs seront réalisés par l’entreprise ENERLEC Sarl pour un montant évalué à 161 955 000 de francs CFA/TTC. Le Bureau de suivi-contrôle MEMO SARL, quant à lui, est chargé du suivi-contrôle des travaux de construction de l’édifice pour un montant estimé à 99 365 000 francs CFA/TTC.

Lors de la présentation du projet de construction de la Cour d’appel de Ouagadougou

Prévu pour être livré dans un délai de treize mois, l’édifice sera composé de plus de 130 bureaux au profit des magistrats, greffiers et autres personnels de cette juridiction. Il y aura aussi six salles d’audience et six salles de délibération avec une capacité de 150 places assises ; 48 locaux techniques, une bibliothèque, une salle informatique, deux magasins pour scellés et archives, des salles pour détenus et témoins, des postes de sécurité, en plus d’autres commodités et sujétions modernes, selon le chef de mission de suivi-contrôle MEMO Sarl, Firmin Idani.

Au Burkina Faso, des poses de premières pierres, on en voit assez, mais le respect du délai d’exécution ainsi que la qualité des ouvrages constituent souvent un goulot d’étranglement. A cette préoccupation, la ministre de la justice est revenue sur les requêtes formulées à l’endroit des entreprises en charge des marchés publics de son département.

Le chef de mission MEMO Sarl, Firmin Idani a fait remarquer la composition du nouveau bâtiment

« Lorsque j’ai reçu l’ensemble des entreprises qui nous accompagnent cette année pour la réalisation d’un certain nombre d’ouvrages, j’ai insisté sur deux choses. La première chose, c’est la qualité des ouvrages. Nous n’avons pas de gros moyens. Si nous parvenons à rassembler un certain nombre de moyens, nous tenons à ce que le travail qui est fait reflète les efforts que nous avons consenti pour pouvoir rassembler l’argent pour pouvoir réaliser ces ouvrages. Donc, je leur ai demandé de faire en sorte que le travail qu’ils vont nous fournir soit un travail de qualité pour que plusieurs années après, on puisse revenir ici pour trouver une Cour d’appel en très bon état », a-t-elle dit.

Avant d’ajouter : « La deuxième chose que j’ai demandé aux entreprises, c’est l’importance de respecter le délai d’exécution des travaux. Il faut que nous puissions obtenir la réalisation des travaux dans le délai prévu. Ce qui nous permet d’envisager une très bonne planification pour le reste ».

Avec ce chantier qui sera mis en œuvre, la ministre de la justice entend améliorer les conditions de travail du personnel de son département et faciliter ainsi l’accès de la justice aux justiciables.

C’est pourquoi, lors de la présentation du présent projet, elle a voulu savoir s’ils sont sur la bonne voie au regard de la situation particulière que connaît le Burkina Faso. Elle sera rassurée par son interlocuteur qui soutient qu’ils le sont. Toutefois, elle espère que le délai d’exécution de treize mois sera respecté.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 30 janvier 2023 à 17:49, par Emma En réponse à : Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de six milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

    C’est bien. Mais la libération du pays est le plus important

  • Le 30 janvier 2023 à 20:14, par Eli wasap En réponse à : Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de 1 milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

    A quand 6 milliards de budjet pour des hopitaux décents dans pays ? Vraiment on a pas les priorités ds pays on construit des.choses qui servent a rien a on a meme pas hopital pour nos enfants

  • Le 30 janvier 2023 à 23:54, par Floda En réponse à : Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de six milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

    Si les fonds publics sont vraiment utilisés comme il se doit car le bâtiment de la Cour d’appel a été tellement mal construit qu’il n’a même pas été réceptionné.Il faut que la lutte contre la corruption soit effective car aucun entreprise ne fera un bon travail si les pots de vin doivent être versés à chaque étape. Vivement que le bâtiment soit bien construit avec toutes les commodités, car dans un pays pauvre on doit avoir des infrastructures qui défient le temps, afin qu’on se tourne vers d’autres priorités.

  • Le 31 janvier 2023 à 07:03, par Konkona En réponse à : Construction de la Cour d’appel de Ouagadougou : Plus de six milliards de francs CFA mobilisés pour les travaux

    R+5 en 13 mois ? Y compris saison pluvieuse ? Même si nos experts trouvent cela possible, je pense qu il faut prendre le temps pour mieux et bien faire. Il faut aller étape par étape. Ne pas se précipité dans le contrôle de la qualité. Corriger les erreurs et travaux ratés avant d avancer. Personnellement, je trouve que pour un tel bâtiment, 13 mois est peu. Nos entreprises aussi doivent avoir le courage de dénoncer certaines choses. Après, s il y a des soucis, c est elles qui viendront encore avec des experts pour dire oui, il y a eu ci, il y a eu ça. Combien de chantier ont été livrés dans les délais au Burkina ? N est ce pas mieux de revoir les délais d’une manière globale ? Avec ce vent de changement en cours, il faut profiter parcequ avant, les ouvrages étaient construits comme s il fallait aller vite pour avoir de quoi exhibé lors des campagnes électorales. De mon point de vue, 3 éléments importants doivent être forcément revus. Il s agit du coût réel des travaux, la qualité, le délai. Rien ne sert de courrir, il faut aller à point. Faire en sorte que lorsqu un marché est accordé que le budget prévu ne disparaisse pas même en cas de bouleversement politique. Être très rigoureux dans le suivi contrôle. Je pense qu il faut que nos autorités aussi arrêtent à chaque lancement de travaux de dire qu ils demandent aux entreprises de respecter les délais et la qualité des travaux. On ne devrait pas avoir à leur demander. Il faut respecter le cahier des charges. Un point c est tout. Chacun doit honnêtement jouer son rôle. L entreprise, le bureau de contrôle, le bénéficiaire. Décaisser rapidement les fonds. Le chef de l État a invité tous les acteurs à mettre fin à certaines pratiques. C est y compris tout ceux-ci. C est en demandant aux intervenants de respecter telles ou telles choses que rien ne va. Si chaque partie à signer la convention, trêve de discours et bonjour à l application strict de la loi. Le jour du lancement (comme la presse est présente), on sent la volonté de bien faire avec des théorisations de Pythagore mais après personne au chantier sauf quelques ouvriers assis sous des arbres. Les heures de travail ne sont pas respectées. Il y a l heure des ouvriers non qualifiés, celle des ouvriers qualifiés, celle des chefs et celle des grands boss. Un chantier doit fonctionner avec des heures précises à respecter scrupuleusement par tous sans exception, quelque soit ton rang.
    God bless Burkina Faso

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