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Education des filles au Burkina : Le projet FASST en sprint dans quatre régions touchées par l’insécurité

Publié le jeudi 26 janvier 2023 à 16h48min

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Education des filles au Burkina : Le projet FASST en sprint dans quatre régions touchées par l’insécurité

Ouagadougou abrite ce jeudi 26 janvier 2023 la troisième réunion du comité national de pilotage du projet « Renforcer le droit des filles à achever une scolarité sûre et à temps » (FASST). Porté par le consortium Plan international et la Fondation Strømme et financé par le gouvernement canadien, ce projet veut entre autres redonner une seconde chance aux enfants non scolarisés et déscolarisés. Au cours de la réunion, les participants vont examiner les progrès réalisés par le projet et formuler des recommandations pour plus d’efficacité.

Mis en œuvre depuis 2020, le projet FASST intervient dans seize communes situées dans huit provinces au niveau de quatre régions (Sahel, Centre-nord, Nord et Est) du Burkina. Selon le coordonnateur-pays de la Fondation Strømme, Cyriaque Yélémou, le projet FASST a rencontré des difficultés liées notamment au covid-19 et surtout à la crise sécuritaire. Cette crise a occasionné la fermeture de 6 253 écoles et centres de scolarisation accélérée/passerelle, à la date du 31 décembre 2022.

Selon Krstic, le projet FAAST a connu des ajustements en raison des crises sanitaire et sécuritaire

Ouverture de 92 centres de scolarisation accélérée/passerelle

A en croire M. Yélémou, des ajustements ont été opérés afin de poursuivre l’exécution des activités, dont le taux de réalisation se situe à 80%. Au rang des activités menées, la représentante résidente de Plan international Burkina Faso, Anika Krstic, note l’ouverture de 92 centres de scolarisation accélérée/passerelle ayant permis d’enrôler 2 673 enfants déscolarisés dont 50% sont des filles et 60% des enfants déplacés internes.

Toujours selon Anika Krstic, le projet a permis le renforcement de capacités de 632 acteurs et actrices comprenant 405 marraines, 135 volontaires et 92 leaders traditionnels pour la mobilisation communautaire et l’accompagnement dans la mise en œuvre du projet. Des cantines scolaires ont été également mises en place et un appui à l’alimentation scolaire a été fait au profit de plus de 50 000 enfants dont 26 filles.

L’ambassadrice du Canada au Burkina, Mme Lee-Anne Hermann, dit être satisfaite des progrès réalisés par le projet

Prorogation de 12 mois

Malgré ces acquis engrangés, les acteurs ont relevé des retards observés dans la construction de latrines dans les établissements et dans les transferts monétaires. Ces défis rencontrés ont conduit le bailleur qu’est le gouvernement canadien à proroger le projet de 12 mois, jusqu’en mars 2024. Notons que le projet FASST est financé à hauteur de 16,2 millions de dollars (7,5 milliards de francs CFA).

Les parties prenantes de la mise en oeuvre du projet FASST veulent renforcer le partenariat pour l’atteinte des objectifs

« Chaque enfant est important »

L’ambassadrice du Canada au Burkina, Mme Lee-Anne Hermann dit être satisfaite des progrès réalisés par le projet, malgré le contexte difficile. « Les enfants veulent aller à l’école et leur permettre de pouvoir apprendre et de s’améliorer est très important (...) chaque enfant est important. On ne sait pas qui sera le leader de demain, l’enseignant, le médecin de demain. On espère que ce qui est en train d’être réalisé va durer au bénéfice des populations », a laissé entendre Mme Lee-Anne Hermann.

Elle a salué également la bonne coopération bilatérale entre son pays et le Burkina Faso qui dure depuis maintenant 60 ans. « On est là depuis longtemps et on restera à vos côtés », a-t-elle rassuré.

Selon la conseillère technique , Yvette Dembélé, le minstère de l’éducation jouera sa partition pour la pérénisation des actions

Le ministère de l’éducation nationale rassure

Pour sa part, la conseillère technique du ministre en charge de l’éducation nationale, Yvette Dembélé, a indiqué que le ministère est impliqué dans le cadre de ce projet à travers ses acteurs de terrain que sont les directions régionales de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, le secrétariat permanent de la stratégie de scolarisation accélérée/passerelle. Elle a rassuré les parties prenantes que des dispositions seront prises pour pérenniser les actions du projet afin de soutenir l’accès des adolescentes, surtout des filles, à une éducation de qualité.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Photo à la Une : Dans une classe de l’école Kombissiri B, lors du top départ des épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), le 7 juin 2022

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