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Défis du sport burkinabè en 2023 : Hisser davantage le drapeau national sur la scène internationale

Publié le mardi 10 janvier 2023 à 14h00min

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Défis du sport burkinabè en 2023 : Hisser davantage le drapeau national sur la scène internationale

Après une année 2022 soldée par des fortunes diverses pour les différents sportifs burkinabè, la nouvelle année 2023 s’annonce plus ambitieuse. Les différentes fédérations sportives veulent faire rayonner davantage le Burkina Faso sur la scène continentale et internationale. Pour ce faire, elles réclament plus de moyens financiers et d’infrastructures sportives répondant aux standards internationaux.

Les sportifs burkinabè notamment les footballeurs ont eu du mal à s’exprimer en 2022 en raison de la non-disponibilité des infrastructures répondant aux normes internationales. De nombreuses compétitions attendent les sportifs burkinabè en 2023 et les infrastructures sportives doivent être au rendez-vous. C’est surtout le principal défi du sport burkinabè et notamment celui des autorités sportives de façon général.

Doter les sportifs d’infrastructures de qualité afin de promouvoir la pratique du sport à tous les niveaux et dans toutes les régions du pays. Il s’agit aussi de permettre aux athlètes d’exprimer leurs talents dans de bonnes conditions.
En plus des championnats nationaux des différentes disciplines sportives, les athlètes burkinabè vont compétir sur la scène continentale et internationale au cours de l’année 2023. Du football à l’athlétisme en passant par le cyclisme, les sports de main, les sports de combat, les sportifs burkinabè auront besoin d’infrastructures répondant aux standards internationaux. Mais de nombreux défis restent à relever dans chaque discipline.

Football : Réceptionner le stade du 4-Août et se qualifier pour la CAN 2023

Les principaux défis du football burkinabè, c’est pouvoir réceptionner le stade du 4-août en pleine rénovation. Selon les prévisions l’infrastructure devrait être de nouveau disponible en mars 2023. Cette réhabilitation permettra au stade de répondre aux normes internationales afin de pouvoir accueillir les rencontres internationales. Et cela au grand bonheur des équipes nationales et des clubs de football, obligés de jouer leurs rencontres à domicile à l’extérieur.

Pour les Etalons A, il s’agit de la qualification pour la CAN 2023 qui se jouera en janvier-février 2024 en Côte d’Ivoire. Les Etalons sont en tête de leur groupe avec deux victoires en autant de rencontres et sont en pole position pour la qualification. La suite des éliminatoires aura lieu du 20 au 28 mars 2023, pour les 3e et 4e journées. La 5e journée se jouera du 12 au 20 juin 2023 et la 6e et dernière journée se disputera du 4 au 12 septembre 2023.

Les Etalons cadets eux, devraient faire bonne figure à la CAN de leur catégorie qui aura lieu du 8 au 30 avril 2023 en terre algérienne. L’autre défi au plan national est la tenue du championnat national de football de première, deuxième et troisième divisions, le championnat féminin, celui des petites catégories ainsi que l’organisation de la coupe du Faso, etc.

Les infrastructures et le manque de financement, les principales préoccupations des autres sports

Les autres disciplines ont également émis le vœu de faire rayonner le sport burkinabè à l’international. Malgré cette volonté affichée, certaines fédérations sportives peinent à honorer leur programme d’activités en raison des difficultés financières et des problèmes d’infrastructures. Si d’autres disciplines comme le football arrivent à attirer des sponsors, la donne est carrément différente dans les autres disciplines, n’eut été la subvention accordée par le ministère de tutelle.

Casimir Sawadogo, président de la fédération burkinabè de volleyball

Au niveau du cyclisme, en plus du championnat national et d’autres compétitions nationales, le principal défi reste la tenue effective du tour Faso 2023, si bien évidemment les conditions sécuritaires le permettent. C’est la compétition phare de la fédération burkinabè de cyclisme et accueille depuis plus de trente ans des centaines d’athlètes venus d’Afrique et de l’Europe. Il y a aussi la participation des Etalons cyclistes à des tours cyclistes africains et autres compétitions sur l’échiquier international.

Pour Casimir Sawadogo, président de la fédération burkinabè de volleyball, le principal défi de sa fédération, c’est travailler à assurer la relève. Un problème qui selon lui, est dû au manque de ressources financières et de sponsors. Il espère que la situation va changer en 2023 afin de faire rayonner le volleyball burkinabè sur la scène internationale. Disposant d’un terrain grâce à l’appui de l’ambassade du Japon au Burkina Faso, Casimir Sawadogo souhaite avec le concours des partenaires y ajouter des gradins et en faire une salle fermée car dit-il : « le volleyball doit se jouer en salle ». Il rappelle qu’il faut aussi des infrastructures dans les différentes régions du pays afin de faciliter la pratique du volleyball, etc.

Corneille Maré est ceinture noire, 6e dan, arbitre international et par ailleurs directeur technique national (DTN) de la fédération burkinabè de karatedo. Satisfait du bilan 2022 de la fédération de karatedo qui selon lui est positif, Corneille Maré reconnaît que les défis pour 2023 sont énormes. En plus des championnats nationaux, il s’agit notamment de participer aux championnats d’Afrique de karatedo et de terminer parmi les quatre meilleures équipes africaines selon lui. Le Burkina Faso avait raté l’édition 2022 pour faute de moyens financiers.

Un des défis, c’est de participer aux championnats de la région ouest 2 qui se dérouleront cette année au Ghana et surtout de conserver les titres conquis en 2022 lors de ce même tournoi disputé à Ouagadougou. Pour le DTN, l’autre défi c’est de participer à l’open de Paris 2023 qui regroupe les meilleurs athlètes de tous les pays afin de faire briller le karatedo burkinabè sur la scène internationale, etc.

Corneille Maré, DTN de la fédération burkinabè de karatedo

Théophile Sawadogo, directeur technique national de la fédération burkinabè d’athlétisme se réjouit du bilan des activités réalisées par leur faîtière. Pour lui, grâce au concours des partenaires et du ministère des Sports, 94% du programme d’activités de la fédération d’athlétisme ont été réalisées. Porte-étendard du Burkina Faso et de l’athlétisme burkinabè, Hugues Fabrice Zango, premier médaillé olympique du Burkina Faso et vice-champion du monde de triple saut en 2022, est la plus grande satisfaction de la fédération burkinabè d’athlétisme.

Pour l’année 2023, les défis de l’athlétisme se résument aux échéances sous régionales, continentales et internationales selon le DTN Théophile Sawadogo. En plus des différents championnats, il s’agit de la compétition dite des ‘’3 nations’’ des catégories U18 et U20 en mars 2023 au Ghana, les championnats traditionnels de la région 2 au Sénégal, les championnats cadets et juniors en Zambie, les jeux africains en août 2023 au Ghana, les jeux africains de la jeunesse au Congo, les jeux de la francophonie en juillet 2023 en RDC et les championnats du monde séniors qui se dérouleront en fin août 2023 à Budapest en Hongrie, etc.

Théophile Sawadogo résume les difficultés de l’athlétisme burkinabè à trois niveaux. Ce sont notamment des problèmes d’ordre technique, financier et l’épineux problème des infrastructures. « Aujourd’hui, la fédération burkinabè d’athlétisme est la fédération la plus pauvre en matière d’infrastructures. Le stade du 4-août est fermé, la piste du stade de Bobo est défectueuse et très détériorée. On ne peut rien y faire, aucun travail technique de qualité ne peut être fait sur cette piste », regrette-t-il.

L’Etat burkinabè, l’ultime recours pour l’atteinte des différents objectifs affichés

A entendre les principaux concernés, le problème du sport burkinabè se résume en deux points essentiels. Il s’agit principalement du manque ou l’insuffisance des moyens financiers et des infrastructures sportives adaptées. Il appartient donc aux autorités à travers le ministère des Sports et des loisirs d’œuvrer pour relever ces défis afin que les différents athlètes puissent hisser davantage le drapeau national sur la scène africaine et mondiale.

Si les Etalons footballeurs et d’autres sportifs comme Hugues Fabrice Zango, Iron Biby, Marthe Koala, Israël Mano, Paul Daumont brillent sur la scène internationale, beaucoup de choses restent quand même à faire pour permettre aux athlètes burkinabè de représenter dignement le pays à l’international. Il s’agit d’améliorer les conditions de travail et de vie des athlètes en activité et assurer la relève par la disponibilité des moyens financiers et des infrastructures répondant aux normes internationales.

Mamadou ZONGO
Lefaso.net

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