LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Ce n’est pas la montagne à gravir qui vous fera abandonner, c’est le caillou dans votre chaussure” Mohamed Ali

Promotion de la paix et de la tolérance au Burkina : Vers une mise en réseau pour un travail efficace

Publié le mardi 13 décembre 2022 à 13h00min

PARTAGER :                          
Promotion de la paix et de la tolérance au Burkina : Vers une mise en réseau pour un travail efficace

Ce mardi 13 décembre 2022 à Ouagadougou s’est tenu un atelier national de mise en réseau des organisations actives dans le domaine de la promotion de la paix et de la tolérance au Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le directeur général de la promotion civique, Camille Tapsoba, en compagnie du coordonnateur et chef de file de l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori), François Paul Ramdé.

Cet atelier se tient dans le cadre de l’exécution du projet de Promotion de mise en réseau des organisations actives dans le domaine de la promotion de la tolérance (Pro-DIVE). Un projet exécuté dans trois régions (Sahel, Nord et Est) et qui vise à faire en sorte que la religion puisse être la pierre angulaire de la construction de la paix au Burkina Faso.

Les organisations, associations, leaders religieux et coutumiers et acteurs étatiques se mettent en réseau pour promouvoir la tolérance et la paix

« Car nous sommes certains que si les différents croyants se mettent la main dans la main, il y aura énormément d’efforts fructueux qui vont se produire. Donc, il s’agira de faire en sorte que la religion soit utilisée comme un élément de construction de la paix, parce que malheureusement en ce moment, la religion est stigmatisée et est parfois mal utilisée dans le quotidien », foi du coordonnateur et chef de file de l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori), François Paul Ramdé.

François Paul Ramdé, coordonnateur et chef de file de l’Union fraternelle des croyants de Dori

S’agissant du présent atelier, il a précisé qu’il a pour but de mettre en réseau les différents acteurs, notamment les organisations actives dans la question de la promotion de la tolérance dans les trois régions citées ci-dessus. Leur souhait, précise le coordonnateur, c’est de pouvoir permettre à ces différentes associations et organisations de se connaître déjà et de se mobiliser pour mutualiser ce qu’elles font en termes de construction de la paix dans leurs différentes régions.

« Ce sera un réseau de l’ensemble des organisations actives ouvert à tous et il sera question de faire en sorte qu’elles ne travaillent plus seules, mais toujours en cherchant les autres acteurs qui sont dans la même thématique pour mutualiser ce qu’elles font pour être plus efficaces », a-t-il fait comprendre.

Les organisations actives dans le domaine de la tolérance et de la paix posent ensemble

« S’efforcer de s’ouvrir à l’autre »

Le directeur général de la promotion civique, Camille Tapsoba, en ouvrant le présent atelier, a rappelé aux acteurs qu’ils ont choisi d’intervenir dans un domaine très important pour le Burkina d’aujourd’hui. Car la paix ne reviendra si effectivement les Burkinabè apprennent de nouveau à se tolérer, à s’accepter dans leurs différences et à savoir que ce sont ces différences qui fondent notre peuple, a-t-il laissé entendre.

Camille Tapsoba, directeur général de la promotion civique

Cet atelier sur la mise en réseau des organisations actives dans la promotion de la tolérance et de la paix sera assuré par la directrice générale des droits humains et formatrice Hadjaratou Zongo/Sawadogo. Au cours du présent atelier, la conseillère en droits humains a fait savoir qu’elle reviendra sur les fondamentaux de la paix et de la tolérance.

Car, selon ses explications, c’est essentiel, parce que nous sommes condamnés à vivre ensemble et il faut qu’on puisse trouver des ressources en nous pour pouvoir favoriser cette vie en communauté. « Il s’agira donc en clair de jeter les bases de ce que c’est que la paix, ce qu’est la tolérance et pourquoi, est-ce qu’il est important à tous les niveaux de s’efforcer de s’ouvrir à l’autre pour pouvoir comprendre ce que l’autre vit pour qu’ensemble l’on puisse construire les bases d’un vivre ensemble harmonieux », a-t-elle détaillé.

Hadjaratou Zongo/Sawadogo, directrice générale des droits humains et formatrice

En plus de ces aspects, elle ajoute qu’elle reviendra sur ce qu’il faut faire pour qu’il y ait la paix au sein des communautés et comment est-ce que les acteurs engagés dans la promotion de la paix peuvent agir individuellement et ensemble pour faire en sorte que la paix qui est en train de s’effriter soit encore une réalité au Burkina.

Yvette Zongo
Lefaso.net

PARTAGER :                              
 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique