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Malnutrition chronique et insécurité alimentaire au Burkina Faso : Les deux maux sont en régression selon IPA

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 6 décembre 2022 à 21h23min
Malnutrition chronique et insécurité alimentaire au Burkina Faso : Les deux maux sont en régression selon IPA

Innovations for Poverty Action (IPA) en collaboration avec ses différents partenaires dont l’Union européenne a tenu un atelier ce mardi 06 décembre 2022 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre est de livrer d’une part, des résultats de recherches liées à la malnutrition au Burkina Faso et d’autre part, de créer un cadre de partage des bonnes pratiques issues de l’évaluation d’impact des programmes multidimensionnels de résilience et de lutte contre la pauvreté au Burkina Faso et au Mali.

D’entrée de jeu, il a été question pour Innovations for Poverty Action (IPA) de situer le contexte et la justification de cet atelier. Pour les premiers responsables de IPA, le Burkina Faso figure parmi les pays les moins avancés au monde. Environ 44% de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté estimé à 164 955 FCFA (EMC-2018). Il convient de noter qu’entre 2014 et 2016, le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation était déjà estimé à 3,7 millions, dont 2,9 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave (FAO, 2017).

Directeur Pays de IPA, Andreas Holzinger

Au cours des dernières décennies, pour IPA, des milliers de milliards de dollars ont été dépensés dans des programmes visant à réduire la pauvreté dans le monde. Cependant, les preuves claires de la réussite de ces programmes sont rares et lorsque les preuves sont disponibles, les décideurs ignorent souvent qu’elles existent ou comment les utiliser au mieux pour informer les politiques. IPA intervient pour résoudre ce problème en réunissant des chercheurs et des décideurs de grande renommée pour générer des preuves rigoureuses et s’assurer qu’elles créent un impact tangible à travers le monde.

Sihem Sassi, représentante Union européenne

Selon le directeur de IPA, Andreas Holzinger, de l’Afrique de l’ouest francophone, cette rencontre a pour but de dissimuler les résultats finaux d’une évaluation d’impact qui s’est faite au Burkina Faso avec un grand nombre de partenaires, financé et accompagné par l’Union européenne. Pour lui, ce projet a été implémenté par un consortium d’ONG pour résoudre des soucis liés à l’insécurité et à la malnutrition. « Ce projet multi-sectoriel était crucial pour informer comment nous pouvons combattre l’extrême pauvreté au Burkina Faso. Il y a des indicateurs qui ont montré que la malnutrition chronique a baissé de manière significative. Ce qui est assez impressionnant, surtout qu’après la fin des programmes, les résultats se réduisent. Avec ce projet, on a pu voir qu’avec une intervention spécifique la malnutrition peut baisser de façon significative. La période de mise en œuvre est de 2017 à 2020 », a soutenu le directeur pays de l’IPA, Andreas Holzinger.

Aliou Diallo, chercheur à IPA

Pour Mme Sihem Sassi, responsable de section Développement humain et social, Union européenne au Burkina Faso, ce projet a été mis en œuvre pour accompagner les pays de la région du Sahel afin d’aider les populations à être plus résilientes par rapport aux différentes crises économiques, climatiques et sécuritaires. A elle d’ajouter que c’est un projet qui a commencé en 2017 dans les zones frontalières du Burkina et vise les populations les plus vulnérables afin de les soutenir. « L’objectif c’est avoir plus d’impact dans la qualité de leur vie. On a tenu à voir si ce qui est fait, avait vraiment des résultats au-delà des évaluations classiques. Nous avons voulu faire un projet de type recherche pour évaluer les résultats sur de longs termes. On peut toujours faire mieux avec l’appui des chercheurs et des partenaires. Nous voulons chercher les meilleurs pratiques pour avoir les meilleurs résultats et impacts », a laissé entendre Mme Sihem Sassi, responsable de section Développement humain et social, Union européenne.

Et M. Aliou Diallo, responsable de programmes de recherche pour IPA de préciser que le projet vise à renforcer la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. A l’entendre c’est un projet qui est implémenté dans deux régions, l’Est et la Boucle du Mouhoun et dans trois provinces, le Sourou, la Kossi et la Tapoa. En termes de résultats, Aliou Diallo soutient que c’est très satisfaisant. « On a des impacts au niveau de la réduction de la pauvreté et au niveau de la malnutrition des moins de 16 ans dans sa forme aiguë et chronique. On a aussi des résultats qui montre qu’on a des améliorations sur les capacités cognitives et le développement moteur des enfants. En termes de défis, nous avons rencontré trois. L’identification des ménages les plus pauvres, l’aspect sécuritaire et le défi de la coordination au sein du consortium », a expliqué, Aliou Diallo, responsable de programmes de recherche pour IPA.

Les participants à l’atelier

En rappel, Innovations for Poverty Action depuis sa création en 2002, a travaillé avec plus de 600 chercheurs, menant plus de 900 études dans 52 pays. Il faut noter que ces recherches ont permis de mettre au point des centaines de programmes efficaces qui touchent aujourd’hui des millions de personnes dans le monde. IPA est une organisation américaine à but non lucratif de type 501 qui s’efforce de construire un monde avec plus de preuves et moins de pauvreté.

Ismaël KIEKIETA

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