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Protection de données personnelles au Burkina : Les capacités des délégués renforcées sur la loi 001-2021 du 30 mars 2021

Publié le jeudi 10 novembre 2022 à 13h30min

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Protection de données personnelles au Burkina : Les capacités des délégués renforcées sur la loi 001-2021 du 30 mars 2021

La présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Marguerite Ouédraogo/Bonané, a présidé la cérémonie d’ouverture du séminaire de sensibilisation et de vulgarisation de la loi n°01-2021/An du 30 mars 2021 au profit des délégués à la protection des données personnelles. Une cérémonie marrainée par la ministre en charge des droits humains, Bibata Nebié/Ouédraogo.

« Enjeux de la protection des données à caractère personnel à l’ère du numérique ». C’est sous ce thème que s’est ouvert ce 10 novembre 2022, un séminaire de sensibilisation et de vulgarisation de la loi 001-2021/AN du 30 mars 2021 au profit des délégués à la protection des données personnelles. Il s’agit d’une loi votée en 2004 et qui a été relue et adoptée en 2021 sur la question de la protection des données à caractère personnel.

Marguerite Ouédraogo/Bonané, présidente de la CIL

Le premier objectif de ce séminaire, selon la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés, Marguerite Ouédraogo, est de permettre aux délégués de se familiariser avec les dispositions de la nouvelle loi portant protection des personnes à l’égard du traitement des données. L’autre objectif, c’est aussi de leur permettre de jouer pleinement leur rôle qui est d’accompagner leurs entreprises dans la réalisation de leur obligation de conformité vis-à-vis de la nouvelle loi.

Bibata Nebié/ Ouédraogo, ministre en charge des droits humains et marraine de cette activité

Ces délégués ainsi désignés, selon la présidente, constitueront des relais de la CIL dans sa mission de protection des personnes et seront principalement chargés, entre autres, d’accompagner leurs entreprises respectives pour une meilleure protection des données personnelles des usagers en leur sein. Outre ces missions, il est également attendu d’eux qu’ils informent, conseillent au sein de leurs organisations afin de faire respecter le droit national en matière de protection des données à caractère personnel et de superviser les audits internes sur la protection des données personnelles. A cela s’ajoute le fait qu’ils doivent par ailleurs conseiller le responsable de traitement des données sur l’opportunité de réaliser une analyse d’impact, etc.

Vue des délégués s’appropriant la loi 01-2021/AN du 30 mars 2021 portant protection des données a caractère personnel

Pour ce faire, ces hommes et femmes, qui étaient au départ des points focaux, sont aujourd’hui des délégués à la protection des données qui doivent accompagner leurs administrations pour une meilleure application de la loi et un meilleur respect des droits des personnes en matière du traitement des données, conclut la présidente de la CIL.

Une photo de famille des délégués et des autorités pour marquer la cérémonie d’ouverture

La marraine, Bibata Nebié/Ouédraogo, a pour sa part rappelé l’importance de la protection des données à caractère personnel pour son ministère du fait qu’elle est un pan des droits humains. Et si les données sont bien protégées, cela ne fera que renforcer la protection des droits humains, a-t-elle reconnu.

C’est pourquoi, dit-elle, son ministère ne pourra pas rester en marge d’un tel séminaire qui contribuera à l’atteinte de leurs missions. Elle a invité les délégués qui bénéficient de ce séminaire de sensibilisation et de vulgarisation à bien s’approprier cette nouvelle loi et surtout à la mettre en œuvre sur le terrain.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 10 novembre 2022 à 14:06, par Bangbèda En réponse à : Protection de données personnelles au Burkina : Les capacités des délégués renforcées sur la loi 001-2021 du 30 mars 2021

    Dans un pays ou l’Etat est incapable d’avoir des informations essentielles sur l’ensemble de sa population, dans lequel des milliers de personnes meurent de faim, des populations entières sont en insécurité physique, des millions d’enfants ne vont pas à l’école et ne sont pas instruits, il me semble inopportun de conserver de telles institutions qui bien qu’elles soient utiles dans des pays très avancés ne sont absolument pas nécessaires aujourd’hui dans notre pays.

    Les budgets qui lui sont alloués seront bien plus utiles pour soutenir l’Etat dans ses fonctions régaliennes.

    Sans rancune !

    Bangbèda !

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