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Fonds commun genre : Seize projets retenus pour 2022-2023

Publié le jeudi 26 mai 2022 à 11h00min

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Fonds commun genre : Seize projets retenus pour 2022-2023

Ce mercredi 25 mai 2022 s’est tenue à Ouagadougou, la cérémonie de lancement des projets 2022-2023 du Fonds commun genre. La cérémonie a été présidée par la secrétaire générale du ministère du Genre et de la famille et a été l’occasion de remettre officiellement les chèques aux organisations bénéficiaires et de signer les conventions de collaboration avec l’ONG Diakonia, gestionnaire du Fonds commun genre.

Sur 145 projets reçus après un avis d’appel à projets, ce sont finalement 16 qui ont été retenus pour bénéficier du financement du Fonds commun genre 2022-2023. A travers ces projets, ce sont une trentaine d’organisations de la société civile qui sont bénéficiaires. Elles sont chargées de mettre en œuvre ces projets dans différentes régions du Burkina Faso sur les thématiques touchant la santé sexuelle et reproductive, les violences basées sur le genre, la participation des femmes et des jeunes dans la gestion des questions sécuritaires, la participation politique des jeunes et des femmes. Ce 25 mai 2022, les bénéficiaires ont officiellement reçu leurs chèques et signé les conventions de collaboration avec l’ONG Diakonia, qui a en charge la gestion du Fonds commun genre.

Les organisations bénéficiaires ont reçu leurs chèques pour la mise en œuvre de leurs projets

En prélude au lancement des projets du Fonds commun genre 2022-2023, l’ONG Diakonia, a organisé un atelier d’harmonisation avec les partenaires de mise en œuvre les 23 et 24 mai 2022. Cet atelier, à en croire Nadine Koné, directrice pays de Diakonia, a « permis de développer une compréhension commune des thématiques, les mécanismes de fonctionnement du Fonds commun genre et de dégager les approches d’intervention et synergies possibles entre les différents partenaires de mise en œuvre. Ainsi les échanges pendant l’harmonisation ont porté sur la santé sexuelle et reproductive, les violences basées sur le genre et l’agenda femmes, paix et sécurité », a-t-elle laissé entendre.

Près de deux milliards pour mettre en œuvre les projets

Assétou Sawadogo/Kaboré, secrétaire générale du ministère du Genre et de la famille a indiqué que le Fonds commun genre est un outil efficace d’accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie nationale genre et de ses plans d’actions principalement à travers les Organisations de la société civile (OSC). « Grâce à ce fonds, la promotion du genre est de plus en plus une réalité même aux confins du Burkina Faso. Je voudrai profiter de ce canal pour exprimer ma profonde gratitude au nom de madame la ministre, à tous les partenaires du Fonds commun genre pour tout le travail formidable abattu sur le terrain. En accompagnant ces organisations de la société civile et ces organisations de développement qui sont des partenaires du gouvernement, ces dernières peuvent arriver là où le gouvernement ne peut pas arriver. C’est vraiment une opportunité pour nous et nous ne pouvons que demander que ce partenariat soit renforcé », a-t-elle laissé entendre.

Assétou Sawadogo/Kaboré, secrétaire générale du ministère du Genre et de la famille a remercié le Fonds commun genre pour le financement des projets

Selon Mme Sawadogo « C’est près de deux milliards de F CFA qui sont mobilisés pour œuvrer sur la période à bâtir une société d’égalité et d’équité entre les hommes et les femmes et qui assure à l’ensemble de ses citoyens et citoyennes, les sécurités essentielles pour leur épanouissement social, culturel, politique et économique. » Elle a de ce fait, exhorté les organisations bénéficiaires, à travailler pour une mise en œuvre réussie de ces projets.

Nadine Koné, directrice pays de Diakonia (à gauche) et une bénéficiaire présentent la convention de collaboration signée entre les deux parties

Nestorine Sangaré, directrice exécutive du Centre de recherche et d’intervention en genre et développement a indiqué que son organisation a présenté un projet de lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire avec un accent sur la lutte contre les grossesses non désirées. Avec le financement reçu du Fonds commun genre, elle pourra mettre en œuvre son projet dans quatre régions du pays. « L’innovation que nous avons introduite, c’est que nous voulons travailler avec les auteurs des grossesses. Pendant longtemps on a travaillé avec les victimes et le nombre ne fait qu’augmenter. Donc nous voulons voir si on peut innover en allant vers les auteurs de grossesses pour voir comment on peut les sensibiliser et amener certains d’entre eux à changer de comportement », a-t-elle indiqué.

Photo de famille

Plus de onze milliards injectés depuis 2005 dans la lutte contre les inégalités de genre
Le chef de file des partenaires techniques et financiers, Alexander Widmer a rappelé que le Fonds commun genre a été mis en place en 2005 par des partenaires techniques et financiers intervenant sur la question du genre, en vue d’appuyer les initiatives de l’Etat, des acteurs de la société civile visant à réduire les inégalités entre hommes et femmes au Burkina Faso. Le fonds est actuellement financé par l’ambassade de Suède, l’ambassade royale de Danemark, la Coopération suisse, l’UNFPA et l’UNICEF. De 2005 à nos jours, ce sont plus de onze milliards de F CFA qui ont été mobilisés et 124 projets financés pour 94 organisations. Diverses autres activités ont été menées grâce à ce fonds.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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