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Produits non ligneux : Partage d’expériences entre producteurs du Nord et du Centre-ouest du Burkina

Publié le mercredi 9 février 2022 à 10h26min

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Produits non ligneux : Partage d’expériences entre producteurs du Nord et du Centre-ouest du Burkina

Du 8 au 11 février 2022, se tient dans la commune de Réo, province du Sanguié, région du Centre-ouest, un atelier, premier du genre, de formation multi-acteurs des promotrices des produits forestiers non ligneux (PFNL) des régions du Nord et du Centre-ouest. La cérémonie d’ouverture a été présidée ce mardi 8 février par le président d’honneur du réseau MARP-Burkina, Mathieu Ouédraogo.

Elles étaient une vingtaine de promotrices des produits forestiers non ligneux (PFNL) venues des provinces du Yatenga, du Zondoma, du Boulkiemdé et du Sanguié pour prendre part à cet atelier d’échange entre elles. Durant quatre jours, il sera question pour elles de partager les expériences dans la commercialisation de leurs produits et leur accès aux marchés locaux et internationaux.

Cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « vers une sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les femmes rurales et leurs familles au Burkina Faso ». Un projet mis en œuvre par le réseau MARP-Burkina avec la collaboration de l’université Libre d’Amsterdam qui a pour objectif de contribuer à la construction de moyens de subsistance plus résilients et de systèmes alimentaires durables au profit des petits exploitants agricoles et les communautés des zones ciblées.

Mathieu Ouédraogo, président d’honneur du réseau MARP-Burkina

De façon spécifique, l’atelier de formation permettra, selon les organisateurs, de renforcer, entre autres, les capacités des groupes de productrices en connaissance des techniques de production de PFNL à forte valeur ajoutée et en techniques de transformation et de conservation pour plus de valeur ajoutée. L’autre objectif spécifique également poursuivi dans le cadre de cette formation, c’est de faciliter la définition et la mise en œuvre des mécanismes de financement autonomes d’appui à la valorisation des PFNL dans les différents groupes de productrices, entités de gestion.

Photo de famille pour marquer cette formation sur la commercialisation et l’accès aux marchés des PFNL

Pour le président d’honneur du réseau MARP-Burkina, Mathieu Ouédraogo, les expériences que les promotrices recevront au cours de cette formation, elles les partageront avec celles qui sont restées à la maison afin de les vulgariser à travers le pays. Et c’est donc ainsi que, dit-il, les connaissances seront réparties dans plusieurs dimensions pour l’atteinte de la sécurité alimentaire dans les foyers et les ménages.

Anne Bon, cheffe de l’équipe des bailleurs de fonds

Quant à la cheffe d’équipe du bailleur de fonds du projet, Anne Bon, elle estime qu’il ne s’agit pas des techniques importées mais plutôt des bonnes pratiques locales déjà expérimentées qu’il faut valoriser et permettre aux femmes de les partager afin de les améliorer pour la valorisation et la promotion de leurs produits.

Ce qui est donc salutaire pour la présidente de la coopérative Wend-Lapamga de Gourcy et membre des paysans innovateurs, Francine Sawadogo. Selon elle, vu que les produits forestiers non ligneux varient d’une région à une autre, ça sera alors l’occasion de découvrir ce que les autres font dans leurs régions et vice versa afin de réfléchir ensemble sur les techniques de valoriser leurs produits et de leur commercialisation. Parce que, souligne la présidente, au-delà de l’aspect nutritionnel, il y a aussi l’aspect revenu que ces produits offrent aux femmes et c’est pourquoi, il faut leur apprendre les bonnes techniques pour valoriser leurs produits.

Francine Sawadogo, présidente de la coopérative Wend-Lapamga de Gourcy et membre des paysans innovateurs

Et au coordinateur de l’union des groupements féminins de Réo, Bahiome Bationo, d’ajouter que l’avantage de cette formation et surtout du projet, c’est qu’il permettra de voir comment utiliser les produits forestiers non ligneux pour atteindre la sécurité alimentaire mais aussi sur le plan nutritionnel, comment les utiliser pour lutter contre la famine dans les ménages vulnérables.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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