LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Soyez un repère de qualité. Certaines personnes ne sont pas habituées à un environnement où on s’attend à l’excellence.” Steve jobs

Koudougou : Le secrétariat technique de l’apiculture renforce les capacités de 30 équipementiers

Publié le mercredi 8 décembre 2021 à 12h01min

PARTAGER :                          
Koudougou : Le secrétariat technique de l’apiculture renforce les capacités de 30 équipementiers

Il se tient à Koudougou les 7 et 8 décembre 2021, une formation des fabricants d’équipements sur les caractéristiques techniques du matériel apicole. Initié par le secrétariat technique de l’apiculture avec le soutien du PACAO-BF et de la Chambre du commerce et de l’industrie du Burkina, cet atelier vise une croissance des productions apicoles.

Du 7 au 8 décembre 2021, 30 équipementiers dont des fabricants de matériel individuels, membres de groupements et autres membres de l’interprofession miel sont outillés sur les caractéristiques techniques du matériel apicole afin d’améliorer la qualité des équipements de production. Le présent atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités à travers le Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’ouest volet Burkina Faso ( PACAO-BF) mis en œuvre depuis 2020 financé par l’Union européenne et avec l’appui de la Chambre du commerce et de l’industrie du Burkina Faso.

Issoufou Nana, secrétaire technique de l’apiculture

Il s’est agi, au cours de cette formation, de renforcer les capacités des équipementiers sur les spécifications techniques du matériel de production apicole tel que les ruches kenyanes, les ruchettes et d’autres accessoires notamment les enfumoirs, les supports, et la tenue complète de protection. Aussi, les participants ont été dotés de compétences sur les spécifications techniques du matériel de transformation comme les extracteurs et les maturateurs. Aux dires du secrétaire technique de l’apiculture, Issoufou Nana, ces équipementiers ont également été sensibilisés sur l’entretien du matériel apicole. « Tout le problème du Burkina Faso, c’est que chaque fois, nous pouvons aller acquérir du matériel, mais s’il n’y a pas d’entretien, le matériel cesse de servir avant même son temps d’amortissement », affirme-t-il.

Une ruche kenyane appropriée pour l’apiculture

Produit dans toutes les régions du pays, le miel apparaît comme une alternative économique et écologique pour une gestion durable des ressources naturelles. De ce fait, les acteurs du secteur doivent s’approprier le matériel adéquat pour être plus efficaces. Selon le secrétaire technique de l’apiculture, un référentiel technico-économique a été élaboré, donnant les bonnes pratiques au niveau du matériel ainsi qu’au niveau de la norme miel. A l’en croire, un constat fait cas de la variation de production des ruches en fonction des régions. Il recommande donc un retour aux dimensions (24 barrettes par ruche) afin d’augmenter la capacité de production, de transformation et de commercialisation du miel et dérivés.

« D’abord, on les a écouté. Chacun a parlé de ce qu’il sait faire. Nous notons que la majorité avait déjà une notion dans la fabrication des ruches. C’est au niveau des autres équipements comme l’enfumoir, les tenues et les gants, qu’ils ne savent pas encore faire. Mais nous allons surtout travailler sur la fabrication des ruches car c’est ce qui est beaucoup plus demandé en milieu paysan », nous fait savoir Valentin Zoungrana, technicien à l’ONG Wend puiré, formateur. Il attend donc qu’au sortir de cette formation, les participants soient à mesure de fabriquer des ruches car, pour lui, l’objectif est de permettre au monde paysan d’accéder plus facilement au matériel apicole à coût réduit.

Valentin Zoungrana, technicien à l’ONG Wend puiré, formateur

Cet atelier de renforcement des capacités des équipementiers vient renforcer la chaîne de réponse du PACAO-BF face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les pays de la CEDEAO : coût élevé des principaux facteurs de production tels que l’énergie, le transport ; main d’œuvre non qualifiée ; faible accès au financement bancaire ; faible capacité de transformation ; faible capacité de l’innovation et de la recherche.

Prince Omar
Lefaso.net

PARTAGER :                              
 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Vaccination de routine : : 14 vaccinations (Dioula)
Santé/Alimentation : Ces aliments qui boostent la fertilité
Vaccination de routine : : 14 vaccinations
Burkina : Un camion citerne pour dissimuler des marchandises