Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Quelle que soit la difficulté de la vie, il y a toujours quelque chose que vous pouvez faire et réussir.» Stephen Hawking Artiste, Astronome, Astrophysicien

Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 29 juillet 2021 à 12h50min
Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du

Parmi les conclusions du dernier sommet du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina et la Côte d’Ivoire, il y a une de remarquable et qui retient l’attention. C’est celle de donner un délai jusqu’au mois de septembre après lequel il sera mis fin à la cession si la Société international de transport africain par le rail (Sitarail) ne démarre pas les travaux de rénovation de la ligne Abidjan-Kaya et sa prolongation à Tambao. C’est une décision qui était attendue depuis longtemps du côté de Ouagadougou par différents acteurs de la société civile comme l’UAS (Unité d’action syndicale) et le Consortium Burkina 2050 qui la réclamaient depuis quelques années.

En espérant que les chefs d’État vont entériner rapidement cette décision du conseil des ministres conjoint du Burkina et de la Côte d’Ivoire lors du 9e TAC tenu en juillet 2021 à Abidjan, revenons sur l’histoire de ce serpent de fer des forêts et savanes africaines, fruit du labeur et du sang des peuples colonisés des deux pays. Lesquels ont exploité en commun la Régie Abidjan Niger et que par une furie néolibérale le FMI et la Banque mondiale ont contraints à la privatisation. Comment s’est traduite au niveau de Sitarail la belle efficacité de gestion du privé ?

L’histoire du rail dans les colonies de Côte d’Ivoire et de la Haute Volta, c’est l’histoire des travaux forcés que le colonisateur français a imposé à nos peuples pour tirer profit de ses colonies. Le chemin de fer avait pour objectif de transporter vers le port les matières premières. Il est arrivé à Ouagadougou seulement en 1954 et la prolongation vers le Niger n’a pas été faite, ni sous la colonisation, ni après les indépendances, bien que la régie s’appelait Abidjan Niger.

C’est en 1985 que le Burkina Faso fait le tronçon Ouagadougou Kaya. Les dirigeants de l’époque avaient compris l’importance du rail dans le développement du pays et Kaya était l’étape vers Tambao qui abrite le gisement de manganèse dont l’exploitation faisait rêver dirigeants et populations. Cette préoccupation n’a pas été observée avec la privatisation imposée par le FMI et la Banque mondiale lors de la cession de la gestion à Sitarail, filiale du groupe Bolloré.

Dans le premier contrat de concession du 12 décembre 1994, c’était le modèle d’affermage qui liait Sitarail aux deux États. Sitarail exploitait le rail entre les deux pays et devrait verser un pourcentage de 2% du chiffre d’affaires à l’État burkinabè pour l’utilisation du rail et du matériel roulant qui appartenaient à la société du patrimoine. Dans ce modèle, Sitarail n’a pas versé un centime pour obtenir la concession. Profitant de la crise ivoirienne, avec l’arrêt de la circulation des trains pendant un an, le milliardaire français en renard et véritable loup des affaires va devenir un véritable exploitant de la veine qu’il a trouvée par des astuces et des procédés juridiques qui augmentent chaque fois ses avantages et lui ne concède rien aux autres parties.

Suite à la crise ivoirienne, Sitarail obtient un avenant en 2004, à la concession, qui est le troisième en neuf ans d’exploitation, ce qui devrait mettre la puce à l’oreille des États sur le genre de partenaire auquel ils avaient à faire. Sitarail avait refusé de garder l’ensemble du personnel de la RAN et n’avait pas indemnisé correctement les déflatés. Mais les changements de gouvernement de l’un ou l’autre pays faisaient qu’étant la seule partie qui ne changeait pas, Sitarail obtenait toujours ce qu’elle voulait. Pour la crise ivoirienne, elle obtient un moratoire sur ses dettes et arriérés de paiement, prétextant avoir investi pour maintenir l’outil en l’état alors qu’il ne fonctionnait pas pendant un an pour les marchandises et 18 mois pour les passagers.

Travailleurs déflatés, gares fermées, zéro franc pour l’État

La société ferme les gares secondaires et met l’accent sur le transport des marchandises sous le sacro-saint principe de la rentabilité mais ne paie pas pourtant le pourcentage promis à l’État. Or ces gares comme Siby, Darsalami, Bingo etc. étaient des poumons économiques pour l’écoulement des produits maraîchers et de la volaille. Faute de marché, les paysans qui excellaient dans ces activités les ont abandonnées et les localités sont tombées en déclin.

Après avoir obtenu cela, Sitarail voudra davantage, selon le principe qui dit que « tant qu’on gagne on joue ». Il lui faut une révision de la concession. Pour mieux obtenir cette révision, lors du TAC de 2016, le groupe Bolloré se présente comme un chevalier qui veut le développement de l’outil et promet un investissement de 262 milliards de F CFA sur quatre ans pour le démarrage de la prolongation de la voie sur Tambao, après avoir pris langue avec l’investisseur roumain qui envisageait exploiter le manganèse et qui devrait être transporté par Sitarail.

Les deux États signent ensemble d’une seule main. Mais Bolloré demande plus, il veut le chemin de fer, totalement à lui, une concession intégrale de l’outil de type ROT en termes techniques, où il va réhabiliter, exploiter et transférer. Pour cela, il obtient une concession de trente ans, récupère la propriété du matériel roulant des États qu’il utilisait à crédit pour un paiement sur 15 ans, avec un différé de 5 ans, retarde encore une fois le paiement de ses dettes sur le même modèle.

Cette convention révisée qui a été signée en 2019 fait que Sitarail n’a encore pas versé un centime aux deux États pour une exploitation de 26 ans, avec un an d’arrêt. C’est un exploit de roublardise capitaliste et de faiblesse coupable des États ivoirien et burkinabè. Les différents régimes des deux pays en portent la responsabilité.

Bolloré veut exploiter le train sans rien donner aux États. Après avoir appris le projet de voie ferrée entre le Ghana et le Burkina, Bolloré s’est plaint de la non rentabilité future de Sitarail si ce corridor était accessible un jour par le rail. Un pays doit-il abandonner son développement pour les seuls intérêts d’une société ? Avec cette résiliation, il se sera fait des millions sans avoir investi un centime.

Nos pays n’ont pas défendu leurs intérêts et le milliardaire breton en a profité. Il faut s’attendre à ce qu’il paye une armada d’avocats pour attaquer cette décision et réclamer des dommages et intérêts alors que les vrais victimes ce sont nos États et nos populations. Si le train sifflait à Tambao, est ce que nos éleveurs du Sahel n’auraient pas pu exporter en sécurité une partie de leurs animaux que les groupes terroristes leur retirent ?

Sana Guy
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 juillet à 18:35, par dommage En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Comment peut t on se faire rouler de la sorte s’il n’y a pas de complicité au niveau local qui se sont rempli les poches . L’enjeu est tellement important que je pense à mon avis que c’est sur des dossiers comme ça que l’Assemblée doit ouvrir les enquêtes parlementaires.
    Si on annule la concession en Septembre , Bolloré va immédiatement attaquer au Centre International d’Arbitrage et ouvrir droit à une longue procédure ; cela lui permettrait de ne pas s’acquitter des sommes dues au titre des échus en évoquant le fait que le dossier est pendant en Arbitrage.
    A mon humble avis , il faut l’assigner en paiement de ses arriérés et s’il ne s’exécute pas ce sera un motif légitime pour mettre fin à la concession

    Répondre à ce message

    • Le 29 juillet à 13:12, par Sidpassata Veritas En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

      @ Dommage, votre questionnement est légitime, quand vous vous demandez : « Comment peut t on se faire rouler de la sorte s’il n’y a pas de complicité au niveau local qui se sont rempli les poches . » C’est vrai il peut y avoir des affairistes coupables qui préfèrent remplir leurs poches au détriment des intérêts de nos pays.
      Mais il faut croire que tout cela n’est possible que parce que nos autorités politisent et personnalisent tout, de sorte qu’avec une administration politisées, le personnel administratif est souvent renouvelé au rythme de la valse des dirigeants politiques si bien que les cabinets ministériels et services administratifs spécialisés n’arrivent pas à suivre correctement ces genre de dossier. Cela non seulement à cause des changements intempestifs qui ne tiennent compte ni des enjeux, ni des compétences techniques, mais plutôt appartenance politique partisane, mais aussi à cause de l’orgueil et de l’appétit des hommes politiques qui tiennent à dicter leurs volontés sans tenir compte des règles administratives et à monnayer leurs décisions souvent autoritaires contre des espèces sonnantes et trébuchantes nécessaire pour financer les campagne politique et maintenir un train de vie au-dessus des moyens de l’État.
      La sagesse populaire dit que "on ne marche pas deux fois sur les testicules d’un aveugle" ; car après la surprise de la première fois, il va ranger ses affaires soigneusement. Mais nos dirigeants manquent de cette sagesse et méprisent les intérêts supérieurs de nos nations, si bien que certains s’autorisent à danser sur les testicules de nos pays. Comme quoi, il ne suffit pas de scander des discours patriotiques de fierté nationale, il faut défendre réellement nos nation, avec fierté et détermination.
      Quand vous avez des gens qui vous gouvernent et qui pensent pour vous que les CFA français, est une bonne monnaie pour vous alors que les français eux-mêmes n’utilisent pas cette monnaie de singe, vous avez encore à lutter contre des colons-nègres et de nouveaux colons-blancs. La décolonisation n’est pas terminée.

      Répondre à ce message

    • Le 29 juillet à 13:12, par Sidpassata Veritas En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

      @ Dommage, votre questionnement est légitime, quand vous vous demandez : « Comment peut t on se faire rouler de la sorte s’il n’y a pas de complicité au niveau local qui se sont rempli les poches . » C’est vrai il peut y avoir des affairistes coupables qui préfèrent remplir leurs poches au détriment des intérêts de nos pays.
      Mais il faut croire que tout cela n’est possible que parce que nos autorités politisent et personnalisent tout, de sorte qu’avec une administration politisées, le personnel administratif est souvent renouvelé au rythme de la valse des dirigeants politiques si bien que les cabinets ministériels et services administratifs spécialisés n’arrivent pas à suivre correctement ces genre de dossier. Cela non seulement à cause des changements intempestifs qui ne tiennent compte ni des enjeux, ni des compétences techniques, mais plutôt appartenance politique partisane, mais aussi à cause de l’orgueil et de l’appétit des hommes politiques qui tiennent à dicter leurs volontés sans tenir compte des règles administratives et à monnayer leurs décisions souvent autoritaires contre des espèces sonnantes et trébuchantes nécessaire pour financer les campagne politique et maintenir un train de vie au-dessus des moyens de l’État.
      La sagesse populaire dit que "on ne marche pas deux fois sur les testicules d’un aveugle" ; car après la surprise de la première fois, il va ranger ses affaires soigneusement. Mais nos dirigeants manquent de cette sagesse et méprisent les intérêts supérieurs de nos nations, si bien que certains s’autorisent à danser sur les testicules de nos pays. Comme quoi, il ne suffit pas de scander des discours patriotiques de fierté nationale, il faut défendre réellement nos nation, avec fierté et détermination.
      Quand vous avez des gens qui vous gouvernent et qui pensent pour vous que les CFA français, est une bonne monnaie pour vous alors que les français eux-mêmes n’utilisent pas cette monnaie de singe, vous avez encore à lutter contre des colons-nègres et de nouveaux colons-blancs. La décolonisation n’est pas terminée.

      Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 18:38, par Yao Isidore En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Le projet du rail Ouaga Kaya a été lancé en octobre 1980.

    Répondre à ce message

    • Le 29 juillet à 09:33, par SOME En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

      Si ça a été lancé en 1980, c’est bel et bien sous la révolution de Thomas Sankara qu’il a été mise en œuvre avec la bataille du rail avec participation populaire ou les populations portait les rails à mains nues. La France avait refusé à travers la SNCF la vente au Burkina Faso de tout matériel ferroviaire même usagé ou inutilisable . Cela a stoppé les travaux (entre autres).
      SOME

      Répondre à ce message

      • Le 29 juillet à 15:51, par Sidnoma En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

        Merci M. SOME. Dieu continue de vous bénir !...
        Il faut absolument que la représentation nationale se saisisse du dossier afin que les pauvres contribuables sont situés sur la question...
        C’est vraiment irresponsable de la part des deux états de permettre à une entreprise étrangère d’asphyxier autant l’économie de nos deux pays ! Cela fait d’autant plus mal quand on se rappelle que le Capitaine SANKARA et ses braves populations ont construit, sous le soleil ardent, ces rails qui faisaient la fierté de tous !
        A bas les fossoyeurs de la république !

        Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 19:10, par Adakalan En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Bolloré est dans sa ligne d’homme d’affaire, ce sont nos dirigeants les véritables problèmes.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 19:41, par Rayesyé En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Bolloré est le bras financier de la campagne électorale de nos dirigeants actuels en Côte d’Ivoire tout comme au Burkina Faso avec ce qu’on a savamment appelé la révolution" Orange" à l’image de son groupe de téléphonie mobile. Demandez à Seydou Diakité, qui sont les véritables actionnaires de Sitarail et autres entreprises de Bolloré dans ces pays ? Vous serez édifiés. Tous ceux qui sont autour de cette table du conseil des ministres conjoint du TAC sont des représentants cagoulés de Bolloré. C’est une énième arnaque qui sera validée tout simplement. Pauvre de nous.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 19:50, par TIENFO En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Bonne nouvelle. Qu’un Comité de suivi de cette déclaration salutaire soit mis en place pour éviter toute action retro-pedalage. Du côté burkinabé, ledit comité doit être présidé par madame la ministre Nestorine SANGARÉ qui connaît bien les dessous de la fourmilière pour l’avoir secouée à maintes reprises. Elle avait décrié le super-impérialisme du groupe BOLLORÉ sur ce même site et personne ne l’a écoutée. Vivement que le MPP se fasse peau neuve par la bonne gouvernance. Le Burkina regorge des compétences pour y parvenir. On vous suit pour une fois.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 20:41, par A qui la faute ? En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Pourquoi même ç’avait été vendu ? Je parie que si Bolloré part ce sont les travailleurs mêmes qui vont se plaindre. Le problème c’est que la gestion de l’Etat est encore pire que la gestion des capitalistes.
    Entre les recrutements familiaux et les avantages faramineux l’Etat a vite fait de rendre la société encore plus minable. Pourquoi l’Afrique de l’Ouest n’a pas une seule compagnie aérienne digne de ce nom ? Pourquoi Air Burkina ne couvre même pas toute l’Afrique ? Pourquoi l’aéroport de Bobo ne sert à rien ? Pourquoi l’aéroport de Donssin n’est pas opérationnel ?
    C’est parce l’Etat ne vaut rien que nous entendons parler de Bolloré. Une entreprise comme les rails n’a pas besoin d’être vendue.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juillet à 21:02, par Un Burkinabê En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Il n’ya pas que le rail à "nationaliser". Il faut ajouter la Brakina, Orange, etc...)

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 07:53, par Guigui En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Pauvre Afrique !!!Pauvre Afrique !!!Pauvre Afrique !!!Pauvre Afrique !!!
    A quand le réveil !!

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 07:58, par songdo En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    La france -afrique nous a sucé et continue de nous sucer jusqu’à la moelle épinière.C’est pour cela Thomas sankara a été assassiné.vive le patriotisme.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 08:30, par Ka En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Sana Guy, merci pour ta très belle analyse ! Rien à dire... Certes, dans l’analyse de l’administration de Lefaso.net du dimanche 25 juillet 2021 de : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération : J’ai déjà signalé le vol de la famille Bolloré, et voilà que le masque est tombé.

    Et ce que tu viens d’analyser, résume la politique africaine, quand on demande que les Africains résolvent eux-mêmes leurs problèmes ? Eh bien, voilà un cas pratique, dont ils sont complices des vols par contrats de celles ou ceux qui savent les manipuler comme la famille Bolloré dont le continent est son terrain de chasse préféré.
    En tant que conseiller technique au développement et ayant été un observateur a la création du TAC, voilà ce que je disais a l’ouverture du 25 juillet 2021 par les Experts aux développements des deux pays.

    ’’’’’’’’’’’’Merci à Lefaso.net de nous apporter le résumer de ce TAC très constructif pour les deux nations qui ne font en réalité qu’un.’’’’’’’’’’’’’’’

    Saluons avec fierté les projets dans le cadre du TAC dont on dit ici ’’’’’’sont nombreux et brassent plusieurs secteurs. Il s’agit des volets relatifs à l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao. Les projets, ce sont aussi l’énergie électrique et les hydrocarbures ; le renforcement des capacités énergétiques ; la matérialisation des frontières, le transport aérien, l’Education, la migration ; le commerce ; le transit ; le transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la lutte contre la traite transfrontalière des enfants ainsi que des questions spécifiques, relativement notamment à la post-évacuation du mont Péko, la coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme.’’’’’’’’

    ’’’’’’’’Et mon souhait en lisant cela, est que ce traité ne doit pas être une base de copinage pour organiser des projets de détourneurs de fonds, mais forger les sillions du développement pour les deux pays.
    ’’’’’’’Pour moi, je dis bravo pour cette initiative, et ce qui compte, c’est que les décideurs des deux camps aient le courage d’aller jusqu’au bout de leurs promesses.’’’’’’’’

    Au début de la création de ce TAC, inviter en tant qu’observateur, je disais à l’époque, que "pour aller à l’émergence véritable des deux pays, il est indispensable voire incontournable, que nous maintenions le cap sur la lancée du moment pendant encore les 20 prochaines années à venir." Traduction en français facile : l’émergence promise au premier congrès du TAC n’arrive pas.

    Ma proposition à l’époque en tant que conseiller au développement était que les deux pays ne soient pas gourmands et laisser les jeunes Burkinabé ou Ivoiriens comme esclaves dans les champs de café ou cacao, mais des deux côtés, donner du travail à cette jeunesse en réduisant la corruption et le pillage des caisses de nos Etats... faire bénéficier une partie des grands contrats des deux Etats et des gros marchés aux entreprises locales (PME et PMI,) afin que la croissance de nos deux pays soit plus inclusive, en touchant le plus grand nombre.

    A l’époque on sentait déjà la porte grandement ouverte du continent aux Chinois avec des contrats bons marchés d’exploitation de nos ressources ou infrastructures, dont des experts concluaient qu’avec ceux-ci, la Chine voudrait recolonisé notre continent.
    De nos jours on voit que "la Chine n’entend surtout pas gérer l’Afrique à la place des Africains", elle préfère laisser les Africains se vautrer dans leurs errements et leur mauvaise gouvernance pour qu’ils continuent à stagner dans leur sous-développement et leur gouvernance, en se laissant exploiter complaisamment jusqu’à la moelle et piller sans vergogne leurs matières premières et ressources naturelles, pire qu’aucun colonisateur n’a jamais osé le faire, sauf la famille Bolloré qui joue l’autruche pour tout volé à sa façon.

    Ce qui ne regarde que Ka, ’’pour que la forte croissance actuelle des deux pays soit plus "inclusive" et nous conduise vers l’émergence, il faudrait favoriser les PME des deux pays dans les grands chantiers des Etat (autoroutes, mines, énergie, barrages...) qui sont octroyés aux multinationales, françaises, chinoises... Dans les autres pays émergents tels que l’Ethiopie, le Kenya que je connais bien, l’Afrique du sud, la Turquie, le Brésil..., ces pays ont des clauses de "préférence nationale", qui obligent les multinationales qui ont les gros contrats de l’Etat à sous-traiter de 35% à 50% de ces contrats d’Etat avec les PME locales.

    Mais au Burkina, nos PME manquent des contrats avec des avantages comme pour Bolloré ou les Chinois, et sont ainsi étouffées financièrement, et beaucoup font faillite. le "Contenu local" est le développement du tissu industriel local et des compétences locales en faisant participer nos PME aux activités industrielles dans les secteurs des hydrocarbures, des mines, de l’industrie forestière, des BTP, des services...Ce sont les retombées directes dans l’économie nationale attendues de ces activités, en plus du paiement des taxes, et des revenus ou royalties perçus par l’Etat qui feront de nos deux pays, des pays émergents.

    Répondre à ce message

    • Le 29 juillet à 14:03, par Amoless black power En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

      Pour une fois je constate que le vieux Père a fait une analyse pertinente des maux qui minent nos économies locales même s’il n’a pas osé prôner la déconnexion ouvertement mais plutôt de façon sybilline digne du politicien madré qui se cache derrière le conseiller en développement. Le seul problème reste cependant l’intégration réelle des peuples, et nous en sommes loin avec ces programmes d’éducation inadaptés et incapable de faire émerger une conscience citoyenne. Là réappropriation de notre passé et le respect strict de nos valeurs ancestrales (vie humaine sacrée, intégrité ,justice, ordre et discipline ) sont les seules voies à même de nous sortir de la léthargie. Emancipons nous de l’esclavage mental comme disait Bob Marley

      Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 08:57, par Beonere En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Il n’ ya pas de mot pour qualifier l’attitude de nos autorités face à cette situation inique.
    Pour ma part Bolloré n’est pas le bourreau, c’est bien nos dirigeants qui utilisent Bolloré pour s’enrichir sur le dos de leurs concitoyens. Demandez-leur qui sont les africains qui travaillent au haut niveau chez Bolloré ? La réponse vous permettra de comprendre. Certains burkinabés ne pensent qu’à leur panse. Malheur à ces corrompus.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 09:18, par Cequejenpense En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Toute la responsabilite revient a nos dirigeants. Bollore est un homme d’affaire et jamais un philanthrope. Avez vous deja entendu son nom dans une oeuvre sociale d’envergure en Afrique ou il fait le gros de son chiffre d’affaires ?
    Il nous exploitera tant que nos dirigeant feront financer leurs campagnes electorales par lui.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 09:19, par DImathème En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Dommage !
    Comment deux Etats se font rouler dans la farine comme des enfants à la plage ! Je ne peux pas comprendre cela même si je soupçonne des éléments de nos différents gouvernements et hommes d’affaires d’être des actionnaires cagoulés dans les entreprises Bolloré et qui selon ma petite pensée profitent à chaque fois des retombées de ce serpent de mer.
    Chaque fois ce sont nous les africains qui tuons au sens figuré comme au sens propre, nos économies et notre future pour plaire ou faire plaisir à des personnes qui ne vont jamais essayer de faire le 1/1000 ème de ce que nous faisons pour eux dans leur pays.
    Vous verrez rarement un Européen détourner de l’argent dans son pays pour venir investir en Afrique. S’il parvient à le faire, sachez qu’il va investir dans son pays et quand la justice le prendra, on verra en lui quelqu’un qui a crée des emplois, créer des entreprises, en un mot, quelqu’un qui injecte de l’argent dans l’économie locale.
    Vous verrez rarement un Européen prendre des armes pour diviser son pays en deux , prôner un certaine suprematie ( en dehors du cas de Hitler et quelques fanatiques du 20è siècle).
    Mais chez nous ici, on vole l’agent du peuple pour aller créer des emplois ailleurs, pour aller améliorer l’économie de d’autres pays.
    Chez nous pour un rien on est prêt à prendre les armes que les autres nous donnent pour détruire le pays.
    Continuez de piller, détruire et vendre le pays aux autres. Vos enfants que vous préparez dans l’ombre vont-ils règner sur des arbres où sur le sable du désert ?
    J’ai l’impression que nos dirigeants ne se posent pas de question. Quelqu’un qui me doit, il ne me rembourse pas mon argent et il veut encore un autre prêt dites moi, bonnes gens, c’est quelle banque qui va accepter cela ? Nos dirigeants n’ont ils pas des conseillers en économies ? D’ailleurs ils ont presque tous de gros diplômes en économie et c’est tout cela qui me dérange.
    Quelqu’un qui a un prêt en banque n’aura pas d’autres prêts s’il n’a pas soldé l’ancien. Alors chers dirigeants, pourquoi prêter encore à Bolloré si depuis des années le pays n’a rien reçu ? Pourquoi encore faire confiance à quelqu’un qui n’a pas de parole ?

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 09:30, par Le Pacifiste En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Monsieur TIENFO (dire la vérité en dioula), vous dites de confier le comité de gestion à Nestorine Sangaré. Les Nestorine ont géré le pouvoir pendant plusieurs années. Le TAC a été lancé (ou renforcé) sous leur régime. La rénovation de la voie ferroviaire Abidjan-Kaya-Tambao a été décidée ou (re) décidée sous leur régime. Pendant plusieurs années, rien n’a été fait ; c’est maintenant que cette décision forte à été prise (ou relancée). Et vous voulez que Nestorine Sangaré gère le Comite de gestion. Ne pensez vous pas que tous ses écrits sont ceux d’une personne qui a perdu le pouvoir et qui veut revenir ? ; S’elle revient, voyez moi cher ami, qu’elle ne dira plus un mot comme d’ailleurs tous les autres qui sont en train de revenir les uns après les autres parce qu’ils ne tiennent plus là où ils sont actuellement. Suivez mon regard : Tout compte fait, c’est une joyeuse nouvelle qiue nous avons apprise quand à l’injonction faite au groupe Bolloré de commencer les travaux d’ici septembre faute de quoi, il se verra retirer le marché

    Répondre à ce message

    • Le 29 juillet à 21:26, par Ka En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

      Merci Internaute Le Pacifiste : Belle analyse, impartiale et simplement citoyenne. Et pourtant tu as raison, car le régime de l’époque le mensonge était érigé en système de gouvernement. Et les ministres comme Nestorine Compaoré Sangaré jouaient à "Tout va très bien Madame la Marquise", et on ne supporte pas la moindre critique, même, et surtout, si elle est justifiée. "Il n’y a que la vérité qui blesse" dit le proverbe.

      Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 09:55, par Stalinsky En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Cette affaire est une preuve manifeste de ce qu’est l’impérialisme tel que décrit par Vladimir Ilitch LENINE (Pour les jeunes lisez "L’impérialisme stade suprême du capitalisme". Comme l’a signifié un Economiste Français lors de la rencontre des chefs d’Etat sur le financement de l’Afrique du fait des conséquences de la COVID 19, la France ne va jamais assurer le développement de l’Afrique. Leur objectif que les nègres de l’Afrique ne meurt pas de faim mais soit seulement capable d’acheter leurs produits industriels. Ils ne feront jamais de transferts de technologies. La solution le retour au pouvoir des révolutionnaires encore vivants du 4 Aout 1983.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 09:56, par SOME En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Oui pour une fois je salue ce journaliste pour son analyse qui présente le fond du problème
    oui pour une fois je félicite ce gouvernement pour avoir enfin ouvert ce dossier si symbolique à tous les niveaux. Quand nous roulons sur ces rails nous avons conscience que nous roulons sur les cadavres et le sang de nos parents et concitoyens

    La RAN était un élément très stratégique pour la révolution de Thomas Sankara c’est pourquoi il avait été mise en œuvre la bataille du rail avec participation populaire ou les populations portait les rails à mains nues. La France avait refusé à travers la SNCF la vente au Burkina Faso de tout matériel ferroviaire même usagé ou inutilisable . Cela a stoppé les travaux (entre autres).
    Roch avait promis de récupérer ce symbole et nous n’avions rien vu venir. Il tient là un élément pour se réhabiliter.

    cet article nous donne une idée de comment l’Afrique est exploitée et pillée par le système de la France Afrique dont bollore est un responsable clé. À nous peuple d’imposer l’idée de bien public stratégique à nos dirigeants. La France résiste à la privatisation de la SNCF face aux directives européennes mais nous on le vend au privé français.
    SOME

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 10:46, par kayalais En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Encore la France.
    Effectivement on constate que le trafic ferroviaire est bien développé en France et pourquoi chez ça va à reculons.
    En moins de 2 ans Sankara à siffler le train à Kaya soit 100km.

    C’est quoi notre problème ???????????

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 11:01, par Abdoulaye En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Il fo immédiatement mettre fin à ce groupe sans condition. Et notre état doit faire une révolution des voies ferriers à commencer par le Ghana 🇬🇭. Sinon le colonisateur sera mieux que nous.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 12:41, par Bravo En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Bravo au journaliste et à Faso net de nous éclairer.
    Je tire les conséquences suivantes :
    - Un débiteur indélicat : Bolloré qui peut être poursuivi pour le non respect de disposition contractuelles et qui bénéficierait de relais locaux
    - Un Etat grugé : L’Etat du Burkina Faso, qui peut être poursuivi pour manquement dans sa gestion du patrimoine ferroviaire ayant entrainé des pertes de ressources potentielles , cela par son inaction ou la complicité de ses mandataires ( tous les représentants de l’Etat dans le dossier SITARAIL)
    - Une victime : Le peuple qui voit se volatiser des ressources qui auraient pu servir à son profit au plan économique et social
    Je suggère que l’Assemblée Nationale qui est composée d’élus du peuple et qui prend des lois "au nom du peuple" ouvre une enquête parlementaire au nom du peuple. Je propose aussi que vu le caractère flagrant de la dénonciation que le Balai Citoyen ( défenseur) porte plainte contre l’Etat et Bolloré , le REN LAC aussi. Je pense aussi que le MBDHP peut exiger une "enquête et que toute la lumière soit faite" s’agissant d’une présomption de crime.... économique

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 15:14, par Cissin En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Très bon article ;
    Pour commencer l’historique de la RAN ; elle était prévue d’aller jusqu’à Niamey, comme le Dakar-Niger et , à vérifier, Cotonou-Parakou le chemin de fer du Dahomey comme le disait une chanson. En 1972 une rédaction avait été demandée aux collégiens de Niamey : "comment voyez vous le Niger en l’an 2000".
    Une majorité de collégiens avait cité "le chemin de fer arrivera à Niamey".

    Bolloré c’est un capitalisme cynique, sans scrupules, il n’a aucune morale ; il n’hésite pas à acheter, corrompre pour arriver à ses fins. Il sévit d’abord en France où il a acheté plusieurs médias dont la chaîne d’info continue C-NEWS (après CANAL+, Cstars, ...). Combiné avec l’achat de HAVAS, la plus grande entreprise de publicité, il dispose de moyens de pression importants en France. Il a licencié les journalistes qui ne marchaient pas au pas, quitte à payer les indemnités. Partout où il peut Bolloré agit en prédateur.

    Il n’est pas le seul, une multitude de prédateurs agissent, en premier lieu des capitalistes chinois, soutenu par le pouvoir dictatorial qui ose encore se réclamer du communisme pour se justifier ! Le capitalisme chinois est comme Bolloré un capitalisme sauvage, celui du 19ème siècle en Europe, exploitant travailleurs femmes enfants. Il n’y a rien à attendre d’eux comme on le voit dans la spoliation de ports en Afrique avec des contrats signés par les pays africains, impossibles à tenir.

    L’Afrique ne pourra être développée que par les africains, avec des compromis "justes" avec les puissances financières, plus compliquées à monter que les filières café juste avec des coopératives et ventes directes.
    Ici encore un commentaire que l’obstacle principal est la corruption.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juillet à 17:17, par FAT24 En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Ne commettons plus une nième erreur : Qu’on demande à BOLLORE de payer d’abord ses arriérés et ensuite stopper la gestion et confier à une autre société par appel d’offres, sinon on ira encore de tribunal en tribunal et de cassation en cassation.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet à 03:50, par Yack En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Je voudrais vous poser 3 questions
    "Qu est ce que la France a de particulier pour être une puissance mondiale ?"
    "Que deviendrait la France sans l Afrique"
    "Imaginez vous une Afrique en paix, sans guerres,sans terrorisme que deviendrait les armes fabriquées.une Afrique en bonne santé que deviendrait les médicaments fabriqués ?"
    Sachez qu aucun régime ne peut survivre s il ne fait pas ce qu on lui demande il y plusieurs exemples.
    Le seul remède c est l union ,malheureusement tous ont compris que la majorité des africains sont ne voient que les intérêts individuels ...donc facilement manipulables, corruptibles, séparables ...donc quand on aura plus de ressources naturelles au moins les conflits vont diminuer.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet à 10:33, par KOUDOUGOU Yilké Augustin En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Article très intéressant et très instructif. Certaines réactions le sont également. Mais je demanderais à Clarté de clarifier sa position. De quel ^coté est-il ? L’analyse dit clairement que c’est sous le dictât de la banque mondiale et du FMI que les rails ont été privatisés. Le reste est sans commentaire. Monsieur Clarté, soyez plus clair. Merci.

    Répondre à ce message

  • Le 30 juillet à 18:52, par Sarakani En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Il suffit que Macron convoque Rock et Ouattara pour leur signifier qu’ils ne défendent pas les intérêts de la France et cette décision ne sera jamais entérinée. Attendons de voir.

    Répondre à ce message

  • Le 1er août à 20:41, par Alexio En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Qui est au sommet de la banque mondiale et le FMI ? Les patrons de Macron, La famille Rotschilds qui pilote toutes les centrales banques de ce monde.

    Une famille esclavagiste juive Khazari qui ont fait du pognon avec son alliance avec le Duque de la Hollande pour etablir leur comptoir colonialiste en Afrique du Sud dans les annees 1600.

    Les fruits de cette ehontee exploitation de l or des noirs a contribuer a creer la premiere bangue sentrale mondiale.

    Quand au truant Breton Bollore son bradage sur tous les ports et les rails en Afrique occidentale dite francaise, l Elysee est parmi ses carnets d adresse de traffic d influence sur nos etats sous le regime Francafrique. Un centre de corruption erigee en geopolitique et economique par la France.

    Le sport prefere de Mr Bollore est la corruption, l optimisation fiscale et l evasion fiscale. Sponsering des presidents en annee d election en Guinee et au Togo.

    Lhomme devrait etre bannit de l Afrique pour cette culture de corruption dans nos palais.

    NB : Son ami est l ancien president Nicolas Sarkosy qui sous mandat de depot judiciaire pour crimiminalite organisee internationale en France,

    Répondre à ce message

  • Le 19 août à 01:21, par Sidsooré En réponse à : Transport ferroviaire au Burkina : Vers la fin du "hold-up" du groupe Bolloré ?

    Il faut que nos prétendus dirigeants soient plus responsables et préoccupés par l’intérêt du peuple. Leurs peuples les contraindront tôt ou tard par la révolution, seule voie de libération. Ce n’est pas un hasard si la France a passé par la révolution pour la libération de son peuple. Ce qui est insultant et à la limite intolérable, c’est le mépris et l’arrogance de ces multinationales vis à vis de nos dirigeants et de notre peuple. La France a suffisamment démontré que ce qui compte pour elle, ce sont ses intérêts. Peuples burkinabé et ivoirien quels sont vos intérêts ? La lutte doit se poursuivre avec plus de sacrifices et de détermination.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Guinée : L’ancien porte-parole du gouvernement arrêté par des hommes cagoulés
Coupe CAF : L’ASFA se qualifie aux 16e de finale en battant le FC San Pedro
GANZOURGOU : La journée marathon du ministre Bougouma
Semaine nationale de l’information et de l’orientation post-baccalauréat : « Une belle opportunité d’échanges avec les nouveaux bacheliers sur la formation et le financement des études », selon Dr Lydia Rouamba
« Surveillance rapide de la mortalité au Burkina Faso » : près de 25 000 décès enregistrés en 2020 et 2021
Burkina : Le ministère en charge de la Réconciliation nationale rappelle qu’« il n’est pas en mesure d’accorder un quelconque soutien financier »
Communes à statut particulier : Des réflexions pour améliorer la législation
Kaya : SOS village d’enfants clôture son projet d’aide d’urgence
Burkina : L’ONU-HABITAT et ses partenaires renforcent les capacités des acteurs du Centre-nord sur la gouvernance foncière locale
Camp Ouezzin Coulibaly : Sortie de la 47e promotion des Sous-officiers de la gendarmerie
Maintien de la paix dans le monde : 147 policiers et gendarmes burkinabè prêts à servir
Journée mondiale de la sécurité des patients au Burkina : Les soins maternels et néonatals sans risque au cœur de la célébration
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés