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Violences basées sur le genre au Burkina : Le 80 00 12 87 pour dénoncer les cas

Publié le mardi 2 mars 2021 à 22h59min

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Violences basées sur le genre au Burkina : Le 80 00 12 87 pour dénoncer les cas

Le Premier ministre Christophe Dabiré a procédé, ce mardi 2 mars 2021 à Ouagadougou, au lancement officiel du numéro vert de dénonciation des cas de violences basées sur le genre au Burkina Faso. La cérémonie a connu la participation des partenaires techniques et financiers avec, à leur tête, le représentant de l’UNFPA, Auguste Kpognon.

C’est désormais chose faite ! Les femmes et filles burkinabè bénéficient maintenant d’un numéro vert pour dénoncer les cas de violences basées sur le genre. Le 80 00 12 87, c’est le numéro officiel de dénonciation. C’est un numéro gratuit et anonyme auquel les victimes et les témoins peuvent appeler pour recevoir toutes formes d’assistance. Et c’est le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, qui a procédé au lancement officiel de ce numéro vert. Une occasion pour lui d’appeler l’ensemble de la population burkinabè à briser le silence en composant le 80 00 12 87 pour dénoncer tous les cas de violences basées sur le genre.

Le Chef du gouvernement, Christophe Dabiré, appelle les populations à briser le silence et à utiliser le numéro vert pour dénoncer les violences basées sur le genre

. « Nous avons fait adopter des lois concernant la protection des femmes et des filles de notre pays, mais pour pouvoir appliquer les dispositions de ces lois, il faut que les autorités politiques ou judicaires soient au courant de ce qui se passe derrière les murs des familles », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que ce numéro vert un pas positif dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG). « Et ce pas positif, il faut que l’on l’exploite pour renforcer le développement de notre pays et faire en sorte que les discours concernant la question de la promotion de la femme, du genre et la lutte contre les violences basées sur le genre, prennent une forme réelle dans la société », a-t-il invité.

5 224 personnes victimes de VBG en 2020

Selon les statistiques du ministère en charge de la Femme et de ses partenaires, au total, 5 224 personnes ont été victimes de VBG en 2020, et ont été prises en charge. Ces statistiques, selon la première responsable du ministère, Marie Laurence Ilboudo, viennent une fois de plus illustrer et indiquer que beaucoup de progrès restent à faire dans la lutte contre les VGB dans notre pays. Car, explique-t-elle, beaucoup de femmes et de filles sont victimes d’actes de violences qui leur causent des souffrances tant sur le plan physique, sexuel que psychologique, et ce, du simple fait des différences établies par la société entre les sexes.

Selon la ministre en charge de la Femme, Marie Laurence Ilboudo, les violences basées sur le genre ne sont ni tolérables ni légitimes

Ces violences, selon la ministre, se manifestent sous de multiples formes notamment le viol, les violences conjugales, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, souvent sous le regard complice ou impuissant des communautés. « Cette réalité dévastatrice ne tient compte ni des catégories sociales, ni des âges ou encore de la géographie. Elle s’exerce au quotidien dans toutes les classes sociales et sur l’ensemble de notre territoire », a-t-elle enseigné.

Les acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre mobilisés pour le lancement officiel du numéro vert

Mais pour Laurence Ilboudo, quelle que soit leur manifestation, ces VBG ne sont ni tolérables ni légitimes, et il faut donc redoubler d’efforts pour donner à la lutte contre ce phénomène toute la portée qu’elle mérite. « C’est pourquoi, la mise en place de ce numéro vert (80 00 12 87) répond à ce noble objectif qui est de renforcer les nombreux efforts fournis par le gouvernement et les acteurs impliqués, afin de réduire le phénomène des violences basées sur le genre et améliorer la condition de la femme au Burkina Faso », a-t-elle fait savoir.

Le représentant des partenaires techniques et financiers, Auguste Kpognon, lance un appel à toutes les parties prenantes pour une utilisation maximale de ce numéro vert

Renforcer les services déjà existants en matière de lutte contre les VBG
Pour le représentant des partenaires techniques et financiers, Auguste Kpognon, la mise en place de ce numéro vert permettra également de renforcer l’offre des services déjà existants en matière de lutte contre les VBG au profit des femmes et des filles. « C’est pourquoi, nous saisissons cette occasion pour lancer un appel à toutes les parties prenantes pour une utilisation maximale de ce numéro vert et pour assurer son fonctionnement adéquat et efficace en vue de sauver des vies ».

Yvette Zongo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 3 mars 2021 à 07:36, par Aya ! En réponse à : Violences basées sur le genre au Burkina : Les victimes et témoins peuvent désormais appeler le 80 00 12 87 pour dénoncer leur bourreau

    Protéger les femmes hein ?
    Et les hommes victimes de violences conjugales ? Car il y a bien des hommes battus, des hommes victimes d’agressions verbales chaque jour.

    La petite effrontée, qui en circulation roule mal et qui invective ou insulte qui bon lui semble peut-elle être dénoncée sur cette ligne ?

    Celle qui bouscule tout le monde dans la foule ou le rang, juste parce qu’elle est femme, peut-elle être dénoncée ?

  • Le 3 mars 2021 à 10:51, par Ismaël PARE En réponse à : Violences basées sur le genre au Burkina : Le 80 00 12 87 pour dénoncer les cas

    Bonjour !

    C’est noble et juste cette lutte. Nous sommes toutes et tous interpellés. Cependant, le genre est-ce seulement les femmes et les filles ? Attention à ne pas créer une discrimination positive à l’avantage des femmes et filles. A l’opposé, un sentiment de rébellion et de méfiance des hommes vis-à-vis de la gente féminine. Le genre n’implique t-il pas équité et égalité des sexes ? il y’en a des hommes dans le cas, mais qui ont honte de s’exprimer.

    Cordialement

  • Le 3 mars 2021 à 13:48, par Saw En réponse à : Violences basées sur le genre au Burkina : Le 80 00 12 87 pour dénoncer les cas

    Donc la violence congugale faite à l’homme n’est pas pris en compte ? un homme battu se tourne vers quel service ? Vraiment c’est dommage. Les méchants hommes et les toutes fragiles et inoffensives femmes ?

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