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Réduction des inégalités et élections : Les femmes juristes plaident pour le droit à la santé à Koudougou

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 20 novembre 2020 à 14h00min
Réduction des inégalités et élections : Les femmes juristes plaident pour le droit à la santé à Koudougou

L’association des femmes juristes du Burkina Faso ((AFJ-BF), en collaboration avec d’autres structures, a organisé, le 18 novembre 2020 à Koudougou, une conférence publique sur les inégalités dans le domaine de la santé au Burkina Faso. L’objectif recherché d’une telle activité est de contribuer à la cohésion sociale et à la construction d’une société plus inclusive, stable et libre de pauvreté à travers la réduction des inégalités.

L’Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ-BF) en collaboration avec le Balai citoyen, le Secrétariat Permanent des Organisations Non-Gouvernementales (SPONG) et de la Confédération Paysanne du Faso (CPF), ont lancé une campagne dénommée « agir contre les inégalités au Burkina Faso. » C’est une campagne qui s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction des inégalités et Elections.

Selon Pauline Seguelas, coordonnatrice des femmes juristes, il s’agit d’amener les candidats et leurs partis politiques à intégrer la réduction des inégalités comme axe majeur dans leurs programmes de société à l’élection présidentielle de 2020. Elle ajoute que ledit projet a été mis en place sur la base d’un manifeste des études sur les inégalités avec des thèmes choisis tels que la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, l’accès à la sécurité, etc. « C’est à partir de ce manifeste qu’on a rencontré tous les candidats pour qu’ils s’engagent dans leur programme de société a intégré la réduction des inégalités. En plus de ce travail qui a été fait avec les candidats, nous organisons des conférences publiques pour sensibiliser les gens sur les inégalités qui existent au Burkina Faso et pour les inciter à faire le suivi, la veille citoyenne des engagements pris par les candidats, une fois qu’ils seront élus. » a-t-elle précisé.

Ils ont répondu à l’appel de l’AFJ/BF pour montrer leur volonté à vouloir le changement, dans la réduction des inégalités dans le domaine de la santé.

Avec pour thème « l’accès à la santé au Burkina Faso : état des lieux, enjeux et défis », l’association des femmes juristes du Burkina Faso veut engager les organisations de la société civile et la population de Koudougou à promouvoir le droit à la santé. A cet effet, deux communications ont été retenue à cette conférence. Il s‘agit du droit à la santé : cadre juridique, état des lieux, enjeux et défis ; et du rôle des organisations de la société civile et des populations dans le suivi des engagements de l’Etat en matière d’accès à la santé.

Des engagements non respectés

Julie Rose Ouédraogo et Antoinette Kanzié, toutes deux magistrates et membres de l’association, avaient pour mission d’éclairer la lanterne de la cinquantaine des participants sur le thème de cette rencontre. Selon Julie Rose Ouédraogo, l’Etat a pris des engagements au niveau international et régional pour protéger le droit à la santé de ses populations, malheureusement, la concrétisation de ces engagements laisse à désirer, car dit-elle, « on se retrouve dans une situation d’inégalité d’accès à ce droit ». Elle interpelle à cet effet les dirigeants en ces termes : « Il faut que les décideurs prennent conscience de leur rôle de détenteurs d’obligation, donc il leur incombe de mettre tout en œuvre pour pouvoir combler les attentes des populations notamment en matière de santé et surtout d’être à l’écoute des populations ».

Cette activité a lieu grâce à l’appuis technique de Oxfam et au soutien financier de l’Ambassade Royale du Danemark. En effet, selon la chargée de communication d’OXFAM, Syntyche Ouédraogo, sa structure n’a pas hésiter d’accompagner les OSC dans le but d’éveiller la conscience des potentiels électeurs, des populations à pouvoir voter utile. D’où que selon elle, leur satisfaction est grande en voyant la grande mobilisation des populations durant les différentes sorties. Pour elle, cela démontre une réelle volonté des populations à vouloir le changement, en voulant la réduction des inégalités parce que ça les implique directement.

P.O
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