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Filière coton : la réorganisation après l’échec de Cancun

Publié le vendredi 21 novembre 2003 à 11h56min

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Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) ont organisé les 19 et 20 novembre, sous légide de la commission de l’UEMOA un atelier régional de concertation sur la filière coton.

"Les indicateurs de performance et les enseignements à tirer de la réorganisation des filières cotonnières en Afrique Sub-saharienne." C’est sur ce thème, que s’est tenu à Ouagadougou les 19 et 20 novembre, un atelier régional du réseau coton (RESOCOT) sous l’égide de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA). Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) sont les principaux organisateurs de cette rencontre.

Cet atelier, selon le directeur régional du CIRAD pour l’Afrique de l’Ouest continentale fait suite à des ateliers nationaux de restitution qui ont eu lieu dans l’ensemble des pays du réseau (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana et Mali). "Il vise une restitution au niveau régional des résultats de la phase pilote du projet RESOCOT en se concentrant sur les produits et outils". L’occasion est ainsi donné aux chercheurs d’exprimer leurs critiques et réactions en vue de dégager une vision commune de promotion de la filière et de ses performances. Ils ont également partagé les expériences conduites dans les pays de la sous-région concernant la réorganisation de la filière sur tous les plans.

"Le coton comme l’a réaffirmé le commissaire de l’UEMOA chargé des politiques économiques M. Frédéric Korsaga, "occupe de nos jours une place stratégique dans l’économie de nos Etats". Le coton en effet procure des emplois et des revenus aux populations, constitue, pour plusieurs pays africains, le premier produit d’exportation et fait vivre directement plus de 10 millions de personnes en Afrique de l’Ouest.

Le coton, une culture importante

L’échec de la conférence de Cancun aura au moins permis de mettre en exergue l’importance du dossier coton. La rencontre de Ouagadougou a été une occasion pour les participants de voir dans quelle mesure "on peut rebondir après l’échec de Cancun". A l’heure actuelle les filières coton des, différents pays se portent de manière différenciée : au Burkina Faso, un record de production est annoncé. Il en est de même au Mali. Au Bénin et au Cameroun les productions seront à peu près les mêmes que lors de la campagne précédente. Le Ghana pour sa part a une production assez basse. Le marché mondial en général est fluctuant, très volatile...

C’est une réalité qui, malheureusement s’impose aux pays cotonniers de l’Afrique. Il convient donc que ces différents pays se retrouvent pour échanger "leurs diverses expériences pour mieux gérer et agencer les segments de la filière coton à savoir : l’approvisionnement, l’appui-conseil, la recherche agricole, la production, la transformation et la commercialisation" .

Toutes ces expériences gagneraient à être capitalisées et analysées en vue de déterminer les forces et les failles et de définir une conduite à tenir. Il s’agit de se mettre ensemble afin d’avoir un œil sur le marché mondial et défendre leurs intérêts. Il y va de la survie de la filière coton dans la sous-région.

Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA
Sidwaya

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