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Le secteur informel à l’école de la gestion FASI

Publié le mercredi 5 novembre 2003 à 11h08min

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Le 30 octobre 2003 a eu lieu au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse, le lancement officiel des sessions de formation des promoteurs ayant bénéficié des financements du Fonds d’appui au secteur informel (FASI). La série de formations devrait permettre aux bénéficiaires de mieux rentabiliser leurs activités.

"Renforcer les capacités d’organisation et de gestion de la micro-entreprise", c’est dans cette optique que le Fonds d’appui au secteur informel (FASI) a initié ces sessions de formation.

Le FASI est né pour répondre au problème de financement auquel le secteur informel reste quotidiennement confronté, un secteur pourtant pourvoyeur d’emplois et contribuant pour 31% dans le Produit intérieur brut (PIB) du Burkina. En effet, ce fonds soutient à travers les micro-crédits, des promoteurs intervenant dans les domaines de l’artisanat, de la construction, du transport, du commerce et des prestations de services, de l’agro-pastoral. Les crédits du FASI dont le plafond est fixé à un million cinq cent mille (1 500 000) francs CFA, sont remboursables avec un taux d’intérêt qui varie en fonction du domaine d’activité et du statut du bénéficiaire. Ainsi, pour l’agro-pastoral, le taux d’intérêt est de 10%, il est de 13% pour les autres activités précitées. Les activités rémunératrices des personnes handicapées sont affectées d’un taux d’intérêt de 4%. L’action du FASI apparaît, selon le ministre du Travail de l’Emploi et de la Jeunesse, M. Alain Ludovic Tou qui a présidé la cérémonie, comme "un véritable instrument de reconnaissance officielle de la promotion du secteur informel, mais aussi de lutte contre la pauvreté".

La série de formations dont le lancement a eu lieu le 30 octobre dernier va permettre à mille (1000) promoteurs de dix sept (17) provinces du Burkina de "se familiariser avec les outils simplifiés de gestion, de sorte à leur permettre entre autres d’augmenter le niveau des ventes, de mieux gérer les crédits du FASI", affirme M. Dieudonné Zaida, directeur du Fonds. Les formations ainsi initiées pour une durée d’un mois seront l’occasion pour les promoteurs bénéficiaires de l’appui du FASI d’apprendre avec les experts du cabinet CAD (Consultants associés pour le développement) à faire une gestion efficiente des crédits contractés.

Selon M. Zaida, la formation constitue l’une des actions indispensables pour la sécurisation des crédits octroyés par le FASI, une sécurisation plus que jamais nécessaire, car comme l’a souligné le ministre Ludovic Tou "la survie du fonds reste intimement liée aux remboursements des crédits octroyés".

Alassane KARAMA


Le FASI en chiffres

Depuis sa création en 1999, le Fonds d’appui au secteur informel (FASI) a financé quatre mille huit cents (4800) promoteurs pour un montant de un milliard neuf cent quatre vingt dix millions (1 990 000 000) de francs CFA. Cette contribution du FASI a permis la création de six mille trois cents (6300) emplois nouveaux et sept mille huit cents (7800) emplois consolidés.

Sur le plan de l’émergence démographique, cent quarante mille (140 000) personnes ont indirectement bénéficié des retombées des crédits FASI.

Au plan spatial, douze (12) régions sur les treize (13), trente-cinq (35) provinces sur les quarante cinq (45), deux cent quarante vingt six (286) départements sur les trois cent quatre cinq (345) et environ six mille (6 000) villages sur les huit mille (8000) sont concernés par les crédits FASI dont le taux de recouvrement est estimé à 91%.

A.K.
Sidwaya

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