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Ressources pourvoyeuses de devises : Le Burkina compte sur les "fruits" du karité

Publié le mercredi 11 février 2004 à 07h25min

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En prélude aux prochaines Journées du karité prévues du 12 au 15 février 2004 à Ouagadougou, la présidente du comité d’organisation, Mme Jocelyne Vokouma a rencontré la presse, mardi 10 février dernier.

Il s’est agi de porter l’information à la connaissance du public burkinabè afin de le sensibiliser au soutien de la promotion du karité.

Le karité constitue la troisième ressource pourvoyeuse de devises du Burkina Faso après le coton et le bétail. Selon les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), l’exportation en 2000 des amandes de karité a généré 50 millions de francs CFA. Au regard des potentialités burkinabè en matière de production de karité et des retombées économiques, l’organisation des acteurs de la filière et leur professionnalisation s’avèrent nécessaires. C’est la raison pour laquelle les présentes journées se tiennent sous le thème : "problématique de l’organisation et de la professionnalisation des acteurs de la filière de la production et de la commercialisation".

Les Journées nationales du karité poursuivent entre autres objectifs, la valorisation du beurre de karité et des produits dérivés (savon, produits cosmétiques, produits pharmacologiques), la découverte des potentialités et surtout, l’établissement des contacts de partenariat entre groupements producteurs et acheteurs.

Une centaine de participants ou de participantes représentant cinquante (50) groupements et producteurs de karité et des produits dérivés sont attendus à cet événement. Les organisatrices prévoient au programme une exposition-vente des produits du karité à la salle Dimaako (hôtel Indépendance) et un espace forum où des communications seront restituées en langues nationales, afin de permettre aux actrices et acteurs de la filière de débattre sur les questions du décollage de ladite filière.

Une activité porteuse d’espoir

Répondant aux questions des journalistes, Mme Jocelyne Vokouma a relevé que la filière karité connaît un certain nombre de difficultés, à savoir la professionnalisation, l’insuffisance des outils de production, le problème de normes internationales. Mais comme des études scientifiques attestent que le beurre de karité burkinabè est le meilleur, Mme Vokouma appelle à une mobilisation intérieure et à la patience car la reconnaissance internationale est une lutte de longue haleine. Elle estime par ailleurs que les premières actrices (les femmes) de la filière doivent redoubler d’efforts afin de positionner les produits burkinabè sur le marché international.

Courbe de l’exportation des amandes de karité

Le Burkina Faso produit environ 30 mille tonnes de beurre de karité par an. Des pays comme la Grande Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, la France et la Suède sont des importateurs des produits de la filière karité du Burkina. Toutefois, on assiste à la chute des exportations des amandes de karité ces dernières années comme l’indique la courbe. Face à cette situation, Mme Jocelyne Vokouma pense qu’il est temps que les femmes burkinabè soient appuyées en vue de constituer une force de production pour satisfaire la demande.

Enok KINDO
Sidwaya

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