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Burkina/Portefeuille des programmes et projets de la Banque mondiale : Fournir des réponses adaptées à près de deux millions de PDI

Publié le vendredi 24 mai 2024 à 22h55min

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Burkina/Portefeuille des programmes et projets de la Banque mondiale : Fournir des réponses adaptées à près de deux millions de PDI

Une revue conjointe du portefeuille des projets et des programmes qui lie le Burkina Faso à la Banque mondiale s’est tenue le vendredi 24 mai 2024 à Ouagadougou, autour du thème : « Performance et défis stratégiques du portefeuille ». La cérémonie a été présidée par le ministre de l’économie, Dr Aboubakar Nacanabo. Cette séance plénière a été précédée par une journée d’examen de chaque projet par la partie nationale et les spécialistes de la banque.

La Banque mondiale est une institution multilatérale de financement ayant pour mission fondamentale de promouvoir le progrès économique et social dans ses pays membres en développement dont le Burkina Faso, le 98e membre. La présente revue conjointe a servi de cadre pour évaluer la performance du portefeuille des projets et programmes financés par cette institution financière au « pays des hommes intègres ». Avec comme objectif ultime d’améliorer leur qualité d’exécution et d’échanger sur les perspectives.

A fin avril 2024, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Burkina Faso compte 30 projets dont 19 projets nationaux et 11 projets régionaux, pour un montant total approuvé de 3,77 milliards de dollars américains dont plus de 2 milliards de dollars américains restent non décaissés. L’engagement financier total, en termes de montant des accords signés en faveur des projets nationaux est de 2,7 milliards de dollars américains et celui en faveur des projets régionaux s’établit à 1,07 milliard de dollars américains.

Les participants ayant pris part à la revue conjointe du portefeuille des projets et des programmes de la Banque mondiale au Burkina Faso

Les opérations financées par la Banque mondiale couvrent les secteurs des infrastructures, de l’eau, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de l’environnement. Ces domaines sont au cœur des priorités de développement du Burkina Faso. « Ce qui veut dire que nous devons être très regardants et faire en sorte que ces projets et programmes s’alignent avec le Plan d’action pour la stabilisation et le développement qui est notre référentiel de développement. Avec la Banque mondiale, les discussions que nous avons nous permettent d’aligner les projets et programmes avec nos priorités. Ce qui permet de faire en sorte que ces projets et programmes puissent contribuer au développement du pays à travers l’accompagnement qu’on apporte à nos populations résilientes », a déclaré le ministre de l’économie, Dr Aboubakar Nacanabo. Soulignant le contexte sécuritaire difficile dans certaines régions du pays, le ministre de l’économie se dit satisfait de la performance des projets et programmes financés par la Banque mondiale.

Le ministre de l’économie, Dr Aboubakar Nacanabo, se dit satisfait des résultats engrangés

Des défis à relever...

Cependant, il existe des goulots d’étranglement à relever pour une mise en œuvre efficiente du portefeuille. En effet, la crise multidimensionnelle que connaît le pays nécessite plus d’engagement pour répondre aux besoins les plus urgents des populations les plus vulnérables menacées d’insécurité alimentaire. « Dans le contexte qui est le nôtre, nous ne devons pas chercher à être seulement bons. Il faut qu’on soit excellents », a laissé entendre le ministre. Relever ce défi n’est pas la mer à boire. « Nous avons tous les acteurs nécessaires qui sont réunis pour que nous puissions faire en sorte que ces projets et programmes puissent réaliser des résultats concrets sur le terrain au profit des populations ».

L’excellence et le dynamisme du partenariat entre les deux parties ont été salués

Cette rencontre était aussi une occasion pour cerner les contraintes qui entravent la mise en œuvre efficiente du portefeuille. L’insécurité reste le défi majeur auquel les projets et programmes sont confrontés dans leur exécution, ce qui est de nature à impacter négativement leurs performances dans l’atteinte des résultats.

Ainsi, les propositions de solutions et les recommandations issues des échanges techniques et des discussions sur ce thème, permettront d’améliorer les interventions au service de la croissance économique du Burkina Faso. Après avoir traduit sa gratitude à la Banque mondiale pour ce partenariat de longue date, le ministre Nacanabo a décliné les ambitions de son département pour les années à venir. Les priorités sont orientées vers les domaines du développement rural (l’agriculture, l’environnement, l’eau), du capital humain (la santé, l’éducation), des infrastructures routières et de l’énergie. « En termes de perspectives, nous allons regarder comment mettre en place des projets et programmes qui répondent à ces priorités qui permettront au Burkina Faso d’atteindre ses objectifs », a conclu le ministre.

La salle a refusé du monde

Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, le Burkina Faso est l’un des pays qui perçoit le plus et le mieux en matière de décaissements et d’impact pour les populations. « Nous pouvons constater tous les jours, les projets qui sont exécutés par le Burkina Faso et qui visent à atteindre les points les plus reculés. En dépit de la situation sécuritaire, nous couvrons l’ensemble du territoire. Nous travaillons activement avec les autorités. Le premier bilan que nous faisons, c’est que le portefeuille est dynamique, performant et s’exécute de manière satisfaisante ».

Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil

Malgré l’effort accru de mobilisation des ressources, le représentant résident de la Banque mondiale a, lui aussi, relevé les difficultés qui constituent un frein à la mise en œuvre efficiente du portefeuille. En effet, les échanges techniques ont mis en exergue trois points d’attention que sont les lenteurs dans la délivrance des avis de non-objection, le renforcement continu de la capacité institutionnelle et les divergences d’interprétation sur les passations des marchés.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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