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Burkina/Supposée augmentation des prix des produits de grande consommation : Le RENCOF invite le gouvernement à mesurer la souffrance des pauvres contribuables

Publié le vendredi 9 février 2024 à 19h00min

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Burkina/Supposée augmentation des prix des produits de grande consommation : Le RENCOF invite le gouvernement à mesurer la souffrance des pauvres contribuables

Dans un communiqué en date du 9 février 2024, le RENCOF invite le gouvernement à mesurer la souffrance des pauvres contribuables et à explorer d’autres poches pour mobiliser des ressources dans le cadre de l’effort de paix.

En rappel selon le communiqué, par arrêté conjoint n°2024-002/MDICAPME/MEFP du 06 Février 2024, le gouvernement burkinabè de Transition annonçait aux consommateurs une augmentation sur les prix de vente au détail des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire national.

Une annonce qui a conduit certains médias et des internautes à annoncer une augmentation des prix des hydrocarbures de 100 F CFA, à compter de ce 11 Février 2024.
Une information, vite démentie par le président du Comité Interministériel de Détermination des Prix des Hydrocarbures (CIDPH), qui continue d’alimenter une vague de spéculations et de suspicions.

Selon ledit communiqué, si certains consommateurs perçoivent cette annonce comme un ballon d’essai pour tester la réaction des consommateurs, le RENCOF a la faiblesse de croire qu’il ne viendra nullement à l’esprit du gouvernement d’augmenter de nouveau le prix du litre du carburant.

« Ce d’autant que le gouvernement a manqué de diligenter l’audit de la gestion de la Nationale des hydrocarbures et alors que le prix du baril de pétrole a amorcé une tendance baissière sur le marché international, loin du pic de juin 2022, 120 dollars américains.

Il convient de rappeler qu’en l’espace d’un an, le pays avait enregistré une triple augmentation du prix de l’or noir sous les MPSR ( l &II) : 100 F CFA, le 11 mai 2022 ; 35 F CFA, le 18 Août 2022 et 100 F CFA, le 10 Février 2023. Ce qui revient à une augmentation de 235 F CFA. Ce serait donc la quatrième augmentation et celle de trop, sous le MPSR, qui en impose trop à des consommateurs burkinabè, sans véritables pouvoirs d’achat, écrasés par les attaques terroristes, étouffés par les taxes sur les produits de grande consommation et sonnés par l’inflation, la plus importante d’Afrique de l’Ouest », indique le communiqué

À lire le communiqué, le RENCOF redoute cette hypothèse qui entrainerait de facto une avalanche d’augmentations des prix des produits de grande consommation, dans un contexte où les prix desdits produits ont déjà augmenté.
La suite dans le communiqué ci après.

Lefaso.net

Ouagadougou, le 09 Février 2024

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par arrêté conjoint n°2024-002/MDICAPME/MEFP du 06 Février 2024, le gouvernement burkinabè de Transition annonçait aux consommateurs les prix de vente détail des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire national.
Cette annonce a conduit certains médias et des internautes à annoncer une augmentation des prix des hydrocarbures de 100 F CFA, à compter de ce 11 Février 2024. Une information, vite démentie par le président du Comité Interministériel de Détermination des Prix des Hydrocarbures (CIDPH), qui continue d’alimenter une vague de spéculations et de suspicions.

Si certains consommateurs perçoivent cette annonce comme un ballon d’essai pour tester la réaction des consommateurs, le RENCOF a la faiblesse de croire qu’il ne viendra nullement à l’esprit du gouvernement d’augmenter de nouveau le prix du litre du carburant. Ce d’autant que le gouvernement a manqué de diligenter l’audit de la gestion de la Nationale des hydrocarbures et le prix du baril de pétrole a amorcé une tendance baissière sur le marché international, loin du pic de juin 2022, 120 dollars américain.

Il convient de rappeler qu’en l’espace d’un an, le pays avait enregistré une triple augmentation du prix de l’or noir sous le MPSR(I&II) : 100 F CFA, le 11 mai 2022 ; 35 F CFA, le 18 Août 2022 et 100 F CFA, le 10 Février 2023. Ce qui revient à une augmentation de 235 F CFA. Ce serait donc la quatrième augmentation et celle de trop, sous le MPSR, qui en impose trop à des consommateurs burkinabè, sans véritables pouvoirs d’achat, écrasés par les attaques terroristes, étouffés par les taxes sur les produits de grande consommation et sonnés par l’inflation, la plus importante d’Afrique de l’Ouest.

Le RENCOF redoute cette hypothèse qui entrainerait de facto une avalanche d’augmentation des prix des produits de grande consommation, dans un contexte où les prix desdits produits ont déjà augmenté. A titre d’illustration, le prix du sac de riz de 50 KG (Parboiled) est passé de 21 000 F CFA à 24 000 F CFA et la boite de tomate (moyenne/Salsa) de 550 à 850 F CFA, le lait Nido de 2500 à 3050 F CFA.

Le RENCOF invite le gouvernement à mesurer la souffrance des pauvres contribuables et à explorer d’autres poches pour mobiliser des ressources dans le cadre de l’effort de paix. Il invite par la même occasion les consommateurs à rester vigilants pour assurer la défense de leurs intérêts matériels et moraux.
Le Consommateur, d’abord !

Le Président
Adama BAYALA

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