LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Soyez un repère de qualité. Certaines personnes ne sont pas habituées à un environnement où on s’attend à l’excellence.” Steve jobs

Burkina/Développement : La société civile, la Banque africaine de développement et le gouvernement en concertation

Publié le mercredi 17 mai 2023 à 17h07min

PARTAGER :                          
Burkina/Développement : La société civile, la Banque africaine de développement et le gouvernement en concertation

Ce mercredi 17 mai 2023 se tient à Ouagadougou, un dialogue entre les organisations de la société civile, la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement à travers la Direction générale de l’économie et de la planification. Cette rencontre fait suite au passage en revue du portefeuille des projets et programmes de la BAD au Burkina auquel a pris part pour la première fois, la société civile.

La BAD finance de nombreux projets et programmes au Burkina Faso. Selon les statistiques du ministère de l’Économie, des finances et de la prospective, les projets et programmes de développement représentent une enveloppe globale de 8 000 milliards de F CFA, soit 80% du PIB du pays. Et la BAD à elle seule contribue à hauteur de 500 milliards de F CFA pour les projets et programmes en cours.

Les participants vont discuter entre autres des perspectives du partenariat entre le gouvernement, la société civile et la BAD.

À en croire Dr Charles Didas Konseibo, membre du conseil d’administration du SPONG, si ces financements sont à saluer, il n’en demeure pas moins que l’exécution de ces projets et programmes est émaillée de plusieurs difficultés. Il souligne en effet que lors de la revue du portefeuille des projets et programmes de développement financés par la BAD avec la partie nationale et qui a associé pour la première fois la société civile, il ressort que certains projets et programmes sont prorogés au-delà de la durée initiale de mise en œuvre. D’autres ont même fait trois ans sans qu’aucune activité ne soit implémentée en dehors des frais de fonctionnement.

Dr Charles Didas Konseibo, membre du conseil d’administration du SPONG a salué la participation du SPONG à la revue du portefeuille-pays de la BAD.

A cela s’ajoute le processus de passation des marchés, qui de son point de vue, est pris en otage par le dispositif national de passation des marchés des ministères de tutelle des projets et demanderait donc à être dynamique. Pour venir à bout de ces difficultés, la société civile estime que c’est à la partie nationale d’entreprendre des réformes afin d’accroître l’efficacité des projets et programmes et à la société civile de soutenir l’élan des réformes du gouvernement et d’intensifier la veille citoyenne. "La rencontre d’aujourd’hui consacre les actions que nous avons suivies à l’occasion de la revue du portefeuille de la BAD. Aujourd’hui c’est la rencontre entre la BAD et la société civile pour échanger sur le niveau et l’état de mise en œuvre des projets et programmes financés par la BAD.

Les conventions c’est entre la BAD et la partie burkinabè. Et nous en tant que société civile, c’est de mener une veille citoyenne afin que ces projets et programmes répondent aux besoins des populations à la base. Il faut dire que nous société civile, ONG, associations de développement et fondations membres du SPONG, sommes des organisations qui sont sur le terrain. Ceci étant, nous connaissons mieux les problèmes que les populations vivent sur le terrain.

Les participants ont posé pour la postérité.

L’intérêt pour nous de suivre cette revue de portefeuille, était de faire rejaillir les préoccupations des populations afin qu’elles soient prises en compte dans le montage, la mise en œuvre des projets et programmes financés par la BAD au Burkina", a confié Dr Charles Didas Konseibo, membre du conseil d’administration du SPONG.

Zéneb Touré, manager de la division société civile et engagement communautaire de la BAD, salue elle aussi, la participation de la société civile à la revue du portefeuille des projets et programmes de la BAD. Elle souligne en effet que les ONG de développement que le SPONG a mobilisé pour participer à la revue, ont apporté des solutions novatrices afin de permettre la réarticulation des interventions de la BAD. Et ce, grâce à leur connaissance du terrain et leur proximité avec les communautés.

Ce qui, à son avis, permettra de toucher les véritables préoccupations des populations. "Nous avons l’habitude de tenir des dialogues et revues de portefeuille sur les projets que nous finançons dans le pays. Pour la première fois, nous engageons la société civile dans cette revue pour qu’elle apporte aussi sa connaissance locale, sa proximité avec les populations en tant que relais pour faire remonter auprès de nous leurs attentes afin que nous puissions en tenir compte dans les projets", a-t-elle laissé entendre.

Zéneb Touré manager de la division société civile et engagement communautaire de la BAD a souligné que les organisations de la société civile ont apporté des solutions pour la réarticulation des interventions de la BAD au Burkina.

C’est convaincue du rôle important que peut jouer la société civile dans la mise en œuvre des projets et programmes, que Mme Touré confie qu’avec l’autorisation du bureau-pays de la BAD, la rencontre de dialogue entre la société civile, la BAD et le gouvernement sera institutionnalisée avec une périodicité convenue par l’ensemble des parties.

En attendant, le dialogue qui se tient ce 17 mai 2023, sera l’occasion pour les parties prenantes, de discuter de l’état des lieux et perspectives de leur partenariat, notamment des pistes pour la formalisation du comité tripartite gouvernement-société civile-BAD. Ce sera aussi le lieu de présenter l’engagement de la BAD avec la société civile, en l’occurrence les directives et plan d’action 2024-2028.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

PARTAGER :                              

Vos commentaires

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Burkina : Une économie en hausse en février 2024 (Rapport)