Actualités :: Contre la candidature Blaise Compaoré : "La lutte continue"

"Non à la candidature de Blaise Compaoré en 2005, c’est le message que lance le "Front", dont déclaration suit. Son porte-parole, Aristide Ouédraogo, y dit qu’il faut que "d’autres puissent prendre les commandes du bateau Burkina Faso, afin que nous puissions atteindre la terre promise".

En cette rentrée scolaire, je voudrais, en tant que porte-parole du Front de la jeunesse contre la candidature de Blaise Compaoré en 2005, vous souhaiter à vous, chers amis jeunes, bonne rentrée scolaire. A vous, chers parents, amis et sympathisants, je viens par la présente réitérer toutes mes amitiés. Je suis très touché par la marque de sympathie que vous avez témoignée tout au long des vacances au Front. Des quatre coins du pays vous avez envoyé qui des courriels, qui des SMS pour marquer votre soutien à notre cause, que vous jugez juste et noble.

Je voudrais en particulier et au nom du Front remercier ceux qui nous ont envoyés de Fada, de Ouahigouya, de Bobo, Koudougou et Gaoua des SMS. Nous sommes depuis notre création combattus, menacés et méprisés par des gens sans scrupule et sans foi pour notre droit d’exprimer notre opinion et par notre volonté de vouloir d’un pays prospère et en parfaite intelligence avec les pays frères et amis de UEMOA, de la CEDEAO et de l’Afrique.

Si rien ne nous oppose à l’homme Blaise Compaoré si ce n’est sa volonté de faire de vieux os au pouvoir, il faut que vous sachiez que nous sommes soucieux de l’émulation d’une démocratie vraie, juste dont le jeu ne sera pas sapé par les rapaces, les goujats, les chiens de palais, qui, par des calculs malsains, veulent hypothéquer notre avenir pour assouvir des desseins inavoués.

Nous nous étions penché il y a quelques temps sur la volonté de Blaise Compaoré et de ses valets de chambre d’hypothéquer notre société, et sur leur volonté de privatiser notre pays. Le pouvoir d’achat, l’électricité et l’eau seront un luxe pour notre peuple, et seule une classe privilégiée de personnes pourront en profiter. L’école, la santé et la sécurité alimentaire ne sont qu’un mirage pour nos populations. L’avenir ressemble à une sécheresse dont on ne sait pas quand cela va finir.

Mercenariat et voyoucratie comme patrimoine

Cher compatriote, aujourd’hui, nous sommes face, une fois encore, à notre histoire, une histoire qui risque de se répéter si rien n’est fait pour dissuader Blaise Compaoré de se représenter une énième fois à l’élection présidentielle. Face à la misère de notre peuple et à la précarité de la vie, nous assistons à une cabale du pouvoir. Un pouvoir qui semble jouer au mercenariat et à la voyoucratie.

Nous ne sommes pas en train de faire la promotion de qui que ce soit, mais nous voulons seulement rappeler à chacun de prendre sa place pour que nous puissions nous sortir de la misère et de la pauvreté. Nous voulons que d’autres puissent prendre les commandes du Bateau Burkina Faso afin que nous puissions atteindre la terre promise. En 13 ans de règne démocratique de Blaise Compaoré, seuls les bâtiments, les rues et les châteaux ont pu voir le jour à Ouagadougou dans les quartiers résidentiels.

Dans les autres contrées c’est la désolation et le désespoir. Le peu de ressources que nous avons est gaspillé bradé et dealé par les assassins de la république, en témoigne la route Boromo-Bobo. Je voudrais vous rappeler que grâce au sacrifice d’un de nos braves fils, Norbert Zongo, nous pouvons nous targuer aujourd’hui de vivre une paix relative.

A l’évocation de son nom, le pouvoir tremble, et ça, il ne faut pas que le peuple l’oublie. Il nous a tirés de l’oppression, du bâillonnage et des brimades. Il est le martyr qui nous a donné un semblant de liberté de parler, d’aller et de venir. Il a su rendre sa vie utile pour l’éternité, et il faut que l’on lui rende justice afin que son âme repose en paix. Nous sommes sûrs qu’il n’a pas encore la paix de l’âme à cause de notre comportement, de nos attitudes. Faisons quelque chose pour que son combat ne soit pas vain.

Persuader Blaise de laisser le pouvoir

Chers amis et chers compatriotes, ce qui se passe en Guinée-Bissau n’est pas pour nous rassurer parce que les militaires sont descendus dans la rue pour revendiquer leur paye, pour les missions de maintien de la paix de l’ONU au Liberia. Avec le pseudo-coup d’Etat, nous avons su que nos militaires aussi manifestaient des signes d’inquiétude sur ces mêmes revendications. Nous sommes des démocrates et nous croyons fermement en la démocratie. Nous condamnons toute forme de coup de force ou de putsch, qui ne feront que retarder pour longtemps le développement socio-politique et économique de notre pays. Nous sommes pour le changement pacifique et par la voie des urnes.

Mais la barbarie, l’embrigadement et les attitudes belliqueuses des dirigeants de la IVe République ne sont pas pour nous rassurer. Tous les observateurs de la scène politique de la Haute-Volta au Burkina Faso peuvent faire une corrélation entre 1980 avec l’avènement du CMRPN et ce qui se passe maintenant. L’air se dégrade inexorablement et cela se perçoit avec inquiétude. Si nous ne voulons par tomber dans les travers d’un régime militaire, il faut persuader Blaise Compaoré de laisser le pouvoir.

Chers amis et chers compatriotes, nous savons que si d’autres soutiennent Blaise Compaoré et que cela fait l’objet de tapage médiatique sans commune mesure, nous, ce qui nous attend, ce sont les geôles de la sûreté ou de la MACO, mais d’autres, avant nous, se sont sacrifiés pour que nous puissions réussir et nous ne voyons pas pourquoi nous n’en ferions pas autant. Nous, nous n’avons que notre volonté de construire, de pacifier et de donner la meilleure arme que nous possédons et que la constitution nous garantie, qui est notre opinion. Les autres, qui sont en face, ont la puissance financière, les armes et le pouvoir.

Mais l’histoire nous enseigne que si un peuple se mobilise pour demander le changement, aucun pouvoir ne peut y résister. 70 000 morts dont certains ont été écrasés par les blindés en Roumanie, mais Nicolae Ceausescu est mis à mort le 25 décembre 1989. C’est le triste sort qui attend ceux qui veulent s’ériger en monarque-dictateur à travers une démocratie édulcorée.

Nous sommes maîtres de notre destin et il faut que nous prenions conscience de cela pour garantir à ceux qui viendront après nous un avenir meilleur. Partout où il y aura des gens soucieux de lendemains meilleurs, retrouvez-vous, soyez solidaires et faites-le savoir. Allez au fond de vous et sortez l’homme et la femme qui sommeillent, pour le combat afin que les chaînes de l’esclavage tombent.

Vive le Burkina Faso ! Vive la paix ! Non à la candidature de Blaise Compaoré en 2005 !

Le Front Le porte-parole,
Aristide Ouédraogo (Frontcontrebc@hotmail.com)

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