Actualités :: Article 37 : 1 bâtonnet + 1 bâtonnet = 2 bâtonnets

La possibilité ou pas pour le président Blaise Compaoré de se présenter en 2005 continue de faire des vagues. Dans une déclaration parue dans l’Observateur Paalga du 24 février 2004, M. Traoré Sayouba trouvait que la réponse à la question était élémentaire : 1 bâtonnet + 1 bâtonnet faisant 2 bâtonnets, 1 mandat + 1 mandat égalent 2 mandats.

En réaction à cette déclaration, la réponse couroucée de M. Toé Zéphyrin François parue dans l’Observateur Paalga du mercredi 13 avril 2004. Dans la présente, M. Traoré Sayouba revient à la charge.

J’avais résolu de ne plus revenir sur la question de l’article 37. Mais l’écrit de Monsieur Zéphyrin Toé François, paru dans l’Observateur Paalga du mercredi 13 avril 2004 - en réponse à mon article paru dans le même journal le mardi 24 février 2004 - appelle à son tour une réponse. Toutefois, le lecteur voudra bien pardonner que cette réponse se fasse à la lecture de mon précédent écrit.

C’est la teneur de l’article de monsieur Toé qui le commande. Monsieur Zéphyrin Toé François, avant toute chose, un grand merci. Lorsqu’un homme s’égare dans ses propos, il est du devoir de ses frères de le rappeler à l’ordre. Si mon propos a semblé "méprisant" ou "injurieux" à quelqu’un, qu’on veuille bien me le pardonner. Si j’ai pu paraître discourtois, manquant d’humilité et de respect envers mon prochain, qu’on veuille également me le pardonner. Tous ceux qui me connaissent savent que ma conduite habituelle se tient bien loin de telles attitudes. Il ne plaît à personne de se faire remonter les bretelles. Mais il est tout de même réconfortant de savoir qu’on a des frères pour le faire lorsque cela est nécessaire. Merci mon frère !

Une deuxième précision s’impose. Aucun mouvement, pas un parti, nulle organisation, ni même une association ne m’ont mandaté pour parler en son nom. Du reste, ces structures ont des gens à même d’exposer leur point de vue à l’opinion burkinabè. Je suis un citoyen burkinabè. Je parle librement des affaires de mon pays. Il n’y a pas à chercher plus loin. Et vous ne sauriez m’en vouloir d’être "passionné" par mon pays. Du moins, je le crois...

Une troisième précision : j’admire énormément la formule "liberté de penser". C’est en vertu de cela que je me permets de penser et de dire publiquement ce que je pense. Mais que vaut la liberté sans la possibilité - certains diront l’opportunité - de l’exercer ? Tous, nous sommes libres d’aller sur la lune. Rien ni personne ne nous en empêchent. Mais que vaut cette liberté théorique ? Est-ce "méprisant" ou "injurieux" de le dire ? Je ne saurais y répondre...

Est-ce "méprisant" ou "injurieux" d’exercer ma "liberté de penser" ? Dans les circonstances actuelles et vu la tonalité que vous imprimez au débat, il me semble risqué d’y répondre par l’affirmative. Ces précisions et remarques faites, je crois pouvoir affirmer que vous ne pouvez vous limiter à souligner de prétendus dérapages verbaux dont je serais coupable à vos yeux. Mon écrit pose des questions que vous ne sauriez éluder. Et puisque vous me sommez de démontrer des évidences, allons-y !

Attentat contre la raison

Monsieur Zéphyrin Toé François, on ne saurait exiger de moi que je me soumette au hara-kiri intellectuel que commandent les tripatouillages successifs de la constitution de juin 1991. J’ai bien écrit hara-kiri intellectuel. Je m’en explique : on monte une mystification. Celui qui dit qu’il ne marche pas dans la combine devient coupable de je ne sais quelle turpitude. Si fait, le citoyen doit éviter d’exercer sa, car il serait alors coupable de comprendre ce qui se joue. Et si par mégarde on n’a pas pu s’en empêcher, on est sommé de dire qu’on n’a pas compris la manœuvre. Si on a compris, il est plus sage de le garder pour soi. Cela rappelle un fameux texte qui circule dans les bureaux disant que : .

Je prends les Burkinabè à témoin de faits qui se sont déroulés au Burkina Faso et qui ne sont pas de mon fait. "L’article 37 de la Constitution de juin 1991 disait initialement qu’un seul homme ne pouvait exercer plus de deux mandats consécutifs.

Il y a eu une première révision, à moins que ma mémoire ne soit défaillante, qui supprimait cette première limitation. Lors de cette première révision, il n’y a eu personne au Burkina Faso pour remarquer que les lois ne pouvaient avoir d’effet rétroactif. Puis une seconde révision est venue rétablir l’article 37 dans sa mouture initiale de juin 1991. Il est bon d’instruire le peuple. Personnellement j’ignorais qu’une loi ne pouvait pas être rétroactive. C’est à cette occasion que j’ai appris cette vérité juridique. La question c’est : pourquoi pas au moment de la première révision ?".

Ces lignes sont extraites d’un précédent texte que j’ai fait paraître dans l’Observateur paalga. On voit que je suis constant dans ma quête de compréhension puisque je continue mon questionnement : Il serait souhaitable qu’on nous explique une fois pour toutes les raisons qui ont conduit à ces différentes révisions de notre Constitution. Pourquoi les avoir faites ? Quel impératif les imposait ? Et pourquoi les avoir faites de telle manière que vous pouvez en tirer aujourd’hui des conclusions qui vous arrangent, même si ces conclusions sont moralement irrecevables, politiquement inacceptables et juridiquement contestables ?

Monsieur Toé, quand je ne comprends pas quelque chose, je demande qu’on me l’explique. Je ne crains jamais d’insister. Mais lorsqu’on contourne mes questions, quand on choisit d’ignorer mes interrogations, je finis par me persuader qu’un silence pesant de la part d’habituels bavards ne peut être que louche. Et si on m’oppose un silence louche, je pense qu’il y a des racailleries.

La meilleure façon de me faire penser autrement et de me faire parler un autre langage, c’est de répondre de façon convaincante aux questions qui m’assaillent l’esprit. Ceux qui savent doivent montrer à ceux qui veulent apprendre. C’est ainsi que les sociétés progressent. Pour ce qui me concerne, dans cette affaire, je ne demande qu’à comprendre.

Et si on me répond par des arguments tordus, je les refuse. Je refuse les arguments spécieux. Je refuse le silence. Je refuse de faire celui qui n’a pas compris l’entourloupe. Je refuse de me soumettre à cette dictature intellectuelle d’un genre nouveau. Je rejette cet attentat contre la raison. Je refuse qu’on me prenne pour un... Bref, je refuse cet hara-kiri intellectuel. Est-ce "méprisant" ou "injurieux" de dire ces choses ? Je ne le crois pas. Car la "liberté de penser" ne saurait être le privilège d’une seule catégorie de citoyens. En tout cas, pas à vous seul.

Amalgames douteux, procès d’intention, calomnies variées...

Monsieur Zéphyrin Toé François, vous demandez à juste titre un débat civilisé, un débat empreint de "probité intellectuelle". Cette volonté serait louable si vous ne tombiez vous-même dans certains travers. Pour la lisibilité de mon propos, je mets face à face deux citations : [Et nous restons convaincus que, même au CDP, "1 bâtonnet plus 1 bâtonnet égalent 2 bâtonnets" et "1 mandat plus 1 mandat égalent 2 mandats".

Et lorsque nous disons convaincus, gardez-vous de lire cons vaincus.] On peut lire cela dans l’Observateur paalga du 24 février 2004. C’est là ce que j’ai écrit et tout un chacun peut le vérifier sans problème. Il est difficile de voir par quel procédé vous, mon frère, pouvez tirer de cette citation la conclusion suivante : "Monsieur Traoré revient avec aigreur à la charge pour signifier en termes ambigus et énigmatiques, qu’au sein du CDP, il y a des cons/vaincus et non des convaincus". C’est bien ce que vous avez écrit pour pouvoir soutenir que mon propos est "méprisant" et "injurieux".

Très cher frère, n’importe quel Burkinabè peut vérifier que vous procédez là à une manipulation. Si un membre du CDP doit se sentir insulté aujourd’hui, c’est bien par vous, Zéphyrin Toé François. Car j’ai beau chercher, lire et relire mon article, je ne parviens pas à voir comment vous avez pu en déduire que j’ai qualifié un quelconque membre du CDP. J’ai écrit : "Nous restons convaincus".

Relisez mon article et vous le constaterez très aisément. "Nous", venant de moi, cela ne peut et ne pourra jamais désigner le CDP. Vous le savez, mais vous préférez prendre des chemins de travers pour étayer votre démonstration tortueuse. Comme à bout d’arguments, vous préférez attirer de façon totalement artificielle la colère d’autrui contre ma personne. Cette façon de procéder porte un nom.

Je vous laisse deviner lequel. En tous les cas, je prends tous les Burkinabè à témoin pour juger de la bonne foi de l’un et de la mauvaise foi de l’autre. Tordre la vérité, déformer les propos d’autrui est une bien singulière manière de montrer votre "probité intellectuelle". Il suffit de lire ce que j’ai écrit et de se rapporter au traitement que vous en faites et on se fait rapidement une religion sur vos méthodes. Et c’est vous qui osez appeler à "civiliser les débats passionnées sur l’article 37" ! Un autre exemple : je peux comprendre que le mot "politiracailleries" puisse choquer.

Mais je refuse qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit. Qu’est-ce que j’ai dit ? C’est quelque chose qui a été porté sur la place publique par voie de presse. Néanmoins, une citation : "Le piège a été posé par les hommes et les femmes qui ont procédé aux différentes révisions de l’article 37. Je reste persuadé que ce furent deux opérations politiciennes. Vous constatez que lorsqu’il s’agit de dire clairement les choses, je ne freine pas ma plume. J’ai bien écrit politiciennes. Pour être plus exact, il s’agit de politicailleries menées sous le couvert de la loi. Ce qui fait que même le terme politicailleries est insuffisant. Il s’agit de "politiracailleries". Si quelqu’un le conteste, je ne demande qu’à apprendre.

Il serait souhaitable qu’on nous explique une fois pour toutes les raisons qui ont conduit à ces différentes révisions de notre Constitution. Pourquoi les avoir faites ? Quel impératif les imposait ? Et pourquoi les avoir faites de telle manière que vous pouvez en tirer aujourd’hui des conclusions qui vous arrangent, même si ces conclusions sont moralement irrecevables, politiquement inacceptables et juridiquement contestables ? Monsieur Toé, là également, je maintiens ma position : "Si quelqu’un le conteste, je ne demande qu’à apprendre".

La meilleure façon de me faire changer d’avis, c’est de m’expliquer très clairement pourquoi on a révisé la Constitution. Et pourquoi l’avoir fait de cette manière piégée. Ni l’anathème, ni l’injure, ni encore moins la calomnie ne sont des réponses valables. Prenez votre temps ! Expliquez doucement ! Répétez s’il le faut ! Mais répondez ! Si vous ne le savez pas plus que moi, taisez-vous ! Ayez "l’humilité" de vous taire et laissez ceux qui savent répondre ! Ayez l’honnêteté intellectuelle de dire que vous n’en savez rien et demandez, comme moi, que ceux qui savent vous l’expliquent !

Un bâtonnet plus un bâtonnet...

Qu’on aime Blaise Compaoré ou qu’on le déteste, une chose est certaine et indiscutable aujourd’hui : il est le président de tous les Burkinabè. Que cherchez-vous, Monsieur Toé, par ces : "Je reste pour ma part convaincu que le président Compaoré est le président de tous les Burkinabè..." ? Que cherchez-vous à nous dire ? Blaise Compaoré est le président de tous les Burkinabè. S’il était resté simple agent de l’Etat, ce qu’il fait ou pense n’intéresserait personne.

Et son plan de carrière ne regarderait que lui seul. Il est mon président. Ses actions actuelles m’intéressent. La suite de ce qu’il envisage dans la vie publique m’intéresse. Dans le privé, il se peut qu’il soit un époux attentionné, un père de famille prévenant, un frère généreux, un ami digne de confiance. Mais dans le privé, ce qu’il fait ne regarde que lui et ses proches. En tant que président, il a en charge la destinée de mon pays. C’est donc un homme important pour moi.

Blaise Compaoré est important par la fonction qu’il occupe. Il est important parce que quand il signe un papier sur son bureau ou prend une décision avec ses collaborateurs, cette action a des conséquences directes ou indirectes sur la vie de tous les Burkinabè où qu’ils se trouvent. Et je ne vois pas au nom de quoi on voudrait m’empêcher de m’intéresser à mon président. A la vérité, ce qui vous terrifie, ce qui est une hantise pour vous, c’est l’idée que Blaise Compaoré en vienne à écouter une autre voix que la vôtre. C’est une obsession que vous ne parvenez plus à masquer.

Vous n’allez tout de même pas me faire le coup du "défenseur de la Constitution". CFD ! Pour vous, ces trois lettres de l’alphabet ne veulent peut-être rien dire. Pour nombre de Burkinabè, CFD, ça parle ! Ça évoque des souvenirs. Ces lettres sont à l’origine d’une bataille acharnée pour sortir de l’Etat d’exception.

Cette constitution n’est pas tombée du ciel. Elle a une histoire. Il ne faut pas vivre dans le passé, mais il ne faut pas non plus oublier ce qui a été fait. A l’époque, des gens n’en ont pas voulu. D’autres l’ont souhaitée. En ont rêvé. Et ont eu gain de cause. Et la constitution est là qui demande à être scrupuleusement respectée. Comme toute œuvre humaine, elle est perfectible. C’est bien pourquoi il est prévu des cas de révision.

Là également, vous cherchez à me brouiller avec autrui. Nul mépris pour les hommes et les femmes qui font un travail de révision constitutionnelle. D’abord parce que tout le monde ne peut pas le faire. Il faut un grand savoir. Ensuite parce qu’il faut y mettre tout son cœur, tout son temps, toute son énergie. Toutes choses qui appellent plutôt du respect. Là où nous divergeons, vous et moi, c’est que moi, simple citoyen, je demande à comprendre et que vous, de votre côté, vous trouvez ce questionnement inconvenant.

Ce n’est nullement de "l’infantilisme" que de chercher à comprendre. Cela découle plutôt du bon sens. Pour pouvoir juger de la qualité d’un travail, il faut en comprendre les raisons et en saisir les modalités. Et vous ne me dites pas pourquoi le travail de révision constitutionnelle devrait être jugé autrement que les autres tâches. Pour quelles raisons pourrait-on juger le travail d’autrui alors que dans le même temps interdiction catégorique serait faite de toucher au travail de révision constitutionnelle ? Est-ce là mépriser ceux qui ont fait le travail de révision, comme vous l’insinuez perfidement dans votre écrit ? Monsieur Toé, cher frère, je suis persuadé qu’on peut faire la politique avec dignité.

J’ai des amis au CDP. Je connais des gens au CDP pour qui j’exprime le plus grand respect. Ils savent que nous ne sommes pas du même bord, que nous ne partageons pas les mêmes idées. Ils savent également qu’il y a une chose qui nous unit, une chose qui se situe au-dessus de toute autre considération : le Burkina Faso. Je respecte ces gens-là parce que leur attitude et leur conduite sociale entraînent ce respect. Parce que le respect ne se commande pas. Il se mérite.

A la lecture de votre écrit, on sent bien que vous rêvez de me tenir entre quatre murs pour une explication musclée. Ce faisant, vous m’obligerez à vous craindre. Certainement pas à vous respecter. Blaise Compaoré peut-il se présenter ? Monsieur Zéphyrin Toé François, vous-même n’êtes pas très à l’aise avec cette question. Des preuves ? Un extrait de votre écrit : "Le président actuel du Faso peut-il se présenter ou se représenter ? La question ne semble plus d’actualité, (...) même si le Conseil constitutionnel tranchera s’il le faut en temps opportun...".

Soit la question est tranchée, réglée, et dans ce cas elle n’est "plus d’actualité", soit "Le conseil constitutionnel tranchera s’il le faut en temps opportun", ce qui veut dire, dans ce second cas, que la question n’est pas du tout tranchée, et donc qu’elle est toujours d’actualité. Tant de contradictions ne nous aident pas à comprendre. Surtout des hommes comme moi qui ont toujours été nullissimes en mathématiques.

4 bâtonnets moins 2 bâtonnets égalent 2 bâtonnets. Sans le vouloir peut-être, vous résumez parfaitement la question. Des 4 bâtonnets que vous avez dans vos projets, devez-vous retirer les 2 bâtonnets indus ? Nous nous tournons naturellement vers la Constitution, qui ne dit pas que "La longévité au pouvoir de tout président élu par les urnes tend vers X". Ce texte dit qu’un seul et même individu ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs. Et la constitution, c’est le seul et unique guide dans cette affaire. Si vous avez un autre guide, prière le faire savoir.

Monsieur Toé, vous appelez l’économie à la rescousse : "C’est dire donc que ce sont les actions du pouvoir en matière de développement économique et de lutte contre la pauvreté qui détermineront sa pérennité et sa finalité. Le développement économique se fait généralement dans la stabilité certaine d’un régime, plutôt que dans l’alternance incertaine d’une démocratie probable des temps nouveaux". C’est là une argumentation des plus étranges. J’avais toujours pensé que le législatif primait sur l’économique.

Ce n’est pas le développement ou le marasme économique qui déterminent l’organisation de la vie politique nationale, mais la constitution, c’est-à-dire un texte juridique. Ce n’est pas la richesse ou non des citoyens qui organise et conduit la vie quotidienne, mais plutôt la loi et les autres textes réglementaires. Que dit la Constitution de juin 1991 ? Répétons-le : elle dit qu’un seul et même individu ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs. Nulle part il n’est fait mention de réussite économique, ni de mérite d’aucune autre sorte. On fait deux mandats consécutifs et on s’en va. Qu’importent les succès remportés ou les échecs subis.

De vous à moi

De vous à moi, fraternellement : pour mieux trafiquer le kilométrage de la voiture d’occasion que vous tenez à me vendre, vous croyez habile de lui faire poser un compteur neuf à la place du compteur d’origine. Lors d’une première visite, je ne manque pas d’être intrigué par ce compteur ultra-propre encastré dans un tableau de bord usagé. Je demande donc à revenir en compagnie d’un ami garagiste pour une deuxième visite. Lors de cette seconde visite, comme par miracle, le compteur d’origine est de retour sur le tableau de bord. Toutefois, le kilométrage indiqué est si faible que cela ne manque pas d’intriguer mon ami garagiste.

Et c’est là qu’il y a le gag. Gag, car vous avez oublié d’enlever le petit autocollant apposé sur le moteur à l’occasion de chaque vidange. Et cet autocollant porte le kilométrage indiqué par le compteur au moment de la dernière vidange. La différence entre le compteur et l’autocollant est si criarde que vous baissez les yeux. Voilà exactement la position dans laquelle nous sommes dans cette histoire d’article 37. La question maintenant, c’est : que fait-on ?

À la lecture de votre texte, j’ai la bizarre sensation que quelqu’un d’autre vous a tenu la plume. Intuition ou fausse intuition ? Est-ce "méprisant" ou "injurieux" de dire ces choses ? Est-ce ou de se mêler des affaires de son pays ? Il se trouve que je sais lire un texte.

Et le vôtre est un étrange hybride : une tête de criquet, un cou de buffle, un corps de serpent, une queue de kangourou, des pattes de mouche et des plumes de pintade. On dirait un texte écrit en comité, un texte dans lequel les contradictions et les manipulations s’entrechoquent. Quand on demande de la politesse, on s’astreint soi-même à être poli. Quand on demande un "débat civilisé", on se doit de donner l’exemple. Quant à votre "probité intellectuelle...".

Traoré Sayouba

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