Actualités :: Burkina Faso : Combien y a-t-il de langues ?

Des textes sans auteurs circulent sur depuis un certain temps les réseaux sociaux avec pour titres : liste des communautés du Burkina Faso, ou encore liste des langues du Burkina Faso. Si ces textes d’auteurs anonymes ne citent aucune source, ils viennent apporter plus de troubles à la question ethnolinguistique dans notre pays ; car les débats qui s’en suivent.

peuvent dériver souvent sur des terrains dangereux et les plus insoupçonnés. Qu’entendent les auteurs par communautés du Burkina Faso ? S’agit-il de communautés ethniques ou de communautés communautés linguistiques ? L’absence de réponse à cette question de précision laisse la porte ouverte à toute sorte d’interprétation débouchant sur des dérives dont les conséquences sont souvent difficiles à rattraper. Dans le même ordre d’idées, nous avons été interpellé à plus d’une reprise – cours, conférences-débats, causeries…- sur la question du nombre de langues au Burkina Faso ou encore celle du nombre de langues du Burkina Faso. « Vous qui êtes linguiste, dites nous-il y en a combien même ? ».

D’entrée, il faut préciser que si la question est la bienvenue surtout dans ce contexte où le débat sur les langues nationales est revenu devant l’actualité grâce à la révision constitutionnelle de décembre 2023. Il faut également reconnaître qu’elle est digne d’intérêt ; car il serait incroyable de vouloir planifier et aménager les langues sans régler les préalables comme leur nombre, leur poids démographique, leur répartition géographique, leurs dynamiques ethnolinguistiques, leurs représentations socio-politiques, leurs fonctions sociales….

Avouons, pour commencer, que la formulation de la question en elle-même pose problème car nous avons tantôt « Combien de langues il y a au Burkina Faso ? » Ou encore « Il y a combien de langues du Burkina Faso ? » Reconnaissons que les deux formulations contiennent des nuances plus que sémantiques mais réellement politiques. Elles prennent réellement position sur la présence des langues dans le premier où Burkina Faso est complément de lieu tandis que dans le second, il s’agit de se prononcer sur l’appartenance de telles ou telles langues à notre sphère culturelle et politique, où Burkina Faso est complément de nom langue. Dans le contexte actuel, les formulations des idées valent sur pesant d’or et il ne faut pas compter sur les sous-entendus pour vous disculper. Aussi, avons-nous travaillé sur l’analyse de ces discours (ce qui a été dit) sur « les langues de et dans notre pays ».

Ainsi, nous nous rendons à l’évidence qu’aux curieux désirant réellement en savoir davantage sur la question des langues nationales dans le contexte de regain d’intérêt en la faveur de la révision constitutionnelle, il faut ajouter ceux qui formulent également de fausses questions avec beaucoup de sous-entendus du genre : Est-ce que le Yaana et le moore, ce n’est pas la même langue ?

Et le Zaoré ? Birifor, Lobi et Dagara, est-ce que ce n’est pas la même chose ? Et les Senufo là, ils parlent combien de langues ? Et les Gourounsi là ? Est-ce que le Haousa même est une langue du Burkina Faso ? Et le dioula là même ? C’est la langue de quelle ethnie ça ? Est-ce qu’on doit compter le français ?...

Loin d’être exhaustifs, des interrogations fusent de toute part dès qu’il s’agit de la question des langues africaines encore appelées langues nationales tant le sujet est sensible et soulève, par conséquent, beaucoup de passion. Notons, au passage que si la première appellation -langues africaines- a été consacrée par la littérature coloniale, la deuxième -langues nationales- est un statut juridique reconnu par l’Etat dans la législation linguistique ; ce qui à la source de nombreuses confusions entre les deux termes.

Cependant, au-delà des aspects étymologiques et l’évolution des concepts, il convient de faire la différence entre les deux. En effet, le premier est beaucoup plus en usage chez les scientifiques tandis que le second est lié à la politique linguistique. Ainsi, dans le second cas donc, on va des actions sur le statut langue nationale par des dispositions dont les Etats seuls déterminent le contenu comme le cas du Mali et du Niger.

Ces Etats ont fixé le nombre de langues nationales sans critères précis et en la matière, on dit, en toute souveraineté. Au Sénégal, toute langue disposant d’un système orthographique élaboré bénéficie, d’office, du statut de langue nationale. Au Burkina Faso, la révolution d’août 1983 a accordé le statut de langue nationale à toutes les langues parlées par les ethnies du pays. Cette approche circulaire – c’est quoi ethnie ?- dans sa démarche pose en elle-même deux autres problèmes :

-  1. La révolution qui – dans la recherche d’une équité et d’une égalité sociale- a mis toutes les langues au même niveau sans en donner une nomenclature, n’est pas allée au bout de la logique. En d’autres termes, une simple liste des langues nationales aurait suffi à régler, en partie, le problème sur le plan de la législation linguistique. Devant cette défaillance dans la procédure et la démarche, la question des langues reste entière :

2- Quelles sont les groupes ethniques du Burkina Faso ? puisque le texte dit que « les langues nationales sont des langues des groupes ethniques ». Il n’en n’existe pas, à notre connaissance, une liste officielle. Quand on sait qu’il y a des groupes ethnolinguistiques comme les Dioula auxquels on entend dire ça et là qu’il ne s’agit pas des ethnies, comment est-ce qu’on va traiter leur langue ? Et les ethnies différentes comme les Bolon, les Marka et les Dioula… qui parlent la même langue (mandingue) ? Et le Moose et le Yarse ? Une même ethnie ou deux ethnies différentes ?

Les Wagara (Wara) et Niatioro avec le Samué / Samkuné ? Qu’est-ce qu’on doit compter ? Langue ? Ou ethnie ? quand les travaux ont montré qu’il n’y a qu’une seule langue ? Comment comptabiliser les San quand des travaux soutiennent qu’ils parleraient deux langues (san du Nord et san du Sud) tandis qu’eux-mêmes n’ont aucun doute quant à l’unicité ethnique de leur groupe ? Et ceux communément appelés Bobo (Bwaba et Mandarè) considérés comme un seul groupe ethnique alors qu’ils ne sont même pas de la même famille linguistique ? Les premiers sont voltaïques tandis que les seconds sont mandé.

-  2- Et les langues de travail français et anglais consacrées par la constitution révisée et qui n’ont aucun lien avec un groupe ethnique ? On va les lier à quelle communauté ethnique ? Pour rappel, le premier avait jusqu’à présent le statut unique de la langue officielle. Les deux sont désormais langue de travail : Sont-elles des langues au Burkina Faso ou des langues du Burkina Faso ?

Nous percevons donc ensemble qu’une question, en apparence simple, soulève bien d’autres ce qui rend la réponse complexe. Néanmoins, nous allons tenter d’apporter des réponses en nous situant sur les divers champs théoriques auxquels font appels les sciences du langage, notamment la linguistique.

Nous partons de l’hypothèse que la question des langues est très sensible dans l’édification des groupes, des Etats et des Nations ; car les langues reflètent les identités multiples de ceux qui les parlent. Par conséquent, ces sujets ne doivent pas être traités à la légère au risque de mettre en cause l’équilibre fragile de notre vivre ensemble dans ce contexte sécuritaire déjà difficile.

Dans un premier temps, il faut noter que l’ethnie et la langue sont deux paramètres différents que les gens confondent, en général. Pour faire simple, disons que l’ethnie – sens large- est une communauté formée par quatre éléments : 1. l’histoire / légende (ancêtre commun) ;

2. le territoire commun ;

3. le destin / appartenance commune et enfin,

4. une langue commune. La langue est donc, comme nous pouvons le voir, le moyen de communication d’un groupe ethnique. Cependant, une conception largement répandue, par l’ethnographie au service de l’administration coloniale, a laissé entendre que les membres d’un même groupe ethnique parlent la même langue ; ce qui a fait établir l’équation langue = ethnie. En d’autres termes : si on est Moaaga, on parle moore, si on Gurmantché, on parle gulmanceman, quand on est Peul : le fulfulde et quand on est Bissa : le bissa…

Cette idée est tellement répandue que l’on n’hésite pas à vous demander si vous être Toussian parce que vous parlez le tussian, Songhay parce que vous parlez Songhay, Senufo, parce que…

Cette conception caricaturale de la réalité africaine occulte les dynamiques ou vitalités ethnolinguistiques africaines. En effet, s’il est admis que l’appartenance ethnique se transmet suivant le sang, qu’en est-il de la langue ? L’enfant né d’un gulmance, d’un tiefo, d’un toussian, d’un winien… va-t-il nécessairement parler la langue de son père comme il hérite de son ethnie ? N’y a-t-il pas d’autres facteurs qui vont contribuer à formater son profil linguistique indépendamment de son appartenance ethnique ?

En second lieu, s’il est admis chez les ethnolinguistes que la communauté ethnique regroupe les membres de la même ethnie, pour les sociolinguistes, la communauté linguistique rassemble l’ensemble des locuteurs de la même langue. Autrement dit, si vous ne pouvez appartenir qu’à une seule une seule ethnie par transmission de vos parents (patrie ou matrie, c’est selon), vous pouvez parler plusieurs langues, ce qui nous amène à dire que vous appartenez à plusieurs communautés linguistiques.

Autrement dit, vous pouvez être né à Bobo-Dioulasso, de parents Moaaga (père) et Dafin (mère), avoir le dioula comme langue maternelle , apprendre ensuite le Dafin puis le moore et le français à l’école.... Rappelons donc que de par l’organisation socio-anthropologique des nombreux groupes ethniques du Burkina Faso, vous êtes de l’ethnie Moaaga, (communauté ethnique). Cependant, vous appartenez aux communautés linguistiques dioulaphone, dafinphone, moorephone, francophone et si vous apprenez l’anglais, on peut même ajouter que vous être anglophone.

Comme on le voit, la situation de notre pays est aussi simplement représentée à travers le cas de cet individu d’une communauté ethnique, mais il est exposé à plusieurs communautés linguistiques. La question devient alors, quelle est son identité ? Si nous sommes sur le terrain de la langue, il a une identité multiple : dioulaphone, moorephone, markaphone, francophone, anglophone…, ce qui est le cas de la plupart de nos compatriotes. Mais, si nous restons dans le strict cas de l’ethnie, la question ne se pose pas, du moins parce que dans la plupart de nos communautés ethniques, l’enfant appartient à celle du père ; sujet que nous allons aborder sur la question de la langue maternelle.

Maintenant que nous connaissons la différence entre langue et ethnie et que nous savons comment manipuler les deux paramètres, voyons comment compter les langues ?

Pour rappel, la langue est le moyen de communication d’un groupe, qu’il soit une ethnie (langue), une société (sociolecte : argot, langue standard, vulgaire, langue secrète…) une catégorie professionnelle (jargon), d’un espace géographique large (dialecte) ou d’un espace réduit comme un village ou un quartier (parler), d’un groupe spontané (pidgin) ou circonstanciel mais historiquement stabilisé (créole). Les termes péjoratifs comme idiome ou patois ne seront pas utilisés ici tandis que le vernaculaire caractérise ce qui est local, autochtone et le véhiculaire, ce qui fait le lien entre des groupes de langues premières différentes.

Si dans le langage commun, la langue est perçue comme l’outil de communication des membres d’une même communauté linguistique, les ethnologues la considère comme appartenant à une communauté ethnique à laquelle on l’identifie. Quant aux sociologues, la langue est perçue dans sa dimension de ciment de la société en ce sens qu’elle permet aux membres d’une même communauté linguistique de se reconnaître. Néanmoins, c’est sur le terrain de la linguistique que nous allons nous focaliser davantage. En effet, la langue est, d’après Saussure F. « un système de signes linguistiques ».

Quelle la portée de cette théorie saussurienne pour les langues africaines, en général et pour les langues nationales en particulier ?
Pour rappel, l’administration coloniale qui a été la première à dresser une liste des langues africaines dans ses différentes colonies a utilisée des méthodes scientifiques d’une autre approche avec pour objectif de multiplier le nombre de langues. Il s’agissait de présenter une Afrique caricaturale, divisée avec des coutumes, des cultures et des langues changeant d’un village à l’autre. Cela a eu comme conséquence d’établir des deux catégories de pays :

1. Des pays qui en comptent peu comme le Mali, la Mauritanie, le Burundi, le Rwanda contre 2. des pays qui en compte des centaines comme la RDC, le Cameroun, le Nigeria, le Burkina Faso... Le hasard a voulu que les pays de peu de langues soient des espaces issus des grands empires ou royautés fortes tandis que les groupuscules de sédentaires agricoles ont constitué les groupes les plus complexes du point de vue linguistique et ethnique.

L’influence des grandes entités politiques, économiques et militaire sur la configuration linguistique de l’espace est très vite perceptible, ce qui a fait dire que l’histoire des langues et le versant linguistique de l’histoire des communautés.

Néanmoins, si on s’en tient aux fondamentaux de la linguistique, on se rend à l’évidence que des critères subjectifs ont été introduits à dessin pour augmenter le nombre de langues. Sinon comment comprendre qu’après avoir établi l’équation : une langue = une ethnie on peut avoir 9 langues (Tagba, Naneregue, Sucite, Supiere, Cicite, Minianaka, Bambargue...) pour la seule ethnie Senufo ; deux pour le fulfulde, le Bissa, le San, quatre pour le Samogo et le Bwamu… ? Comment comprendre également – dans le même ordre d’idées- que deux ou trois ethnies considérées comme différentes parleraient une seule langue comme le cas des Songay, des Zama, des Dendi (Benin), ou encore celui des Minianka (Mamara), Karaboro, Tagba, Senufo….

Nous proposons ainsi 1. De séparer les deux paramètres que sont la langue et l’ethnie dans le décompte. 2. Tenir compte de l’interaction entre les deux, mais de leur nature et leurs dynamiques tout à fait différentes. 3. De tenir compte de la législation linguistique du pays car il serait bien paradoxal de ne pas compter les langues de travail nommément citées dans la constitution en cherchant des langues dont on ne dispose même pas d’une liste officielle.

Ainsi, pour ce qui est du dénombrement des langues, si l’on ne compte que les systèmes de signes, nous pouvons dire qu’il n’y en a pas 60, même pas 50 au Burkina Faso. Nous en sommes à 48 et le collègue Malgoubri Pierre de l’Université Joseph Ki-Zerbo en a dénombré 46. La différence entre nos deux données s’expliquerait sans doute par la prise en compte du français et l’anglais qui sont les langues de travail selon l’article 35 de la constitution révisée. C’est dire combien, on peut encore réduire le nombre de langues du Burkina Faso, si l’on s’en tient aux seuls fondamentaux de la linguistique descriptive.

Liste des langues du Burkina Faso, à partir des critères de la linguistique

Il reste entendu que si l’on tient compte d’autres critères sociopolitiques, on peut multiplier, à souhait, le nombre de langues. Ainsi, nous avons vu des différentes catégories de langues dans la partie consacrée aux définitions de la langue et la communauté linguistique. Si l’on introduit par exemple, la fonction, on pourrait casser le dioula en dioula ethnique (parler dans les villages par les vieux = chronolectes) et le dioula véhiculaire ou dioula urbain qui est commun à l’Ouest et aux grands centres urbains du pays. A ceux deux, on pourrait également ajouter le dioula commercial appelé dioula taboussi en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’un pidgin ou variété parlée dans les marchés pour des échanges entre clients et vendeur. De même, si nous nous basons sur l’intercompréhension, nous nous rendons à l’évidence que certains usagers d’une même langue ne se comprennent pas sur des espaces géographiques différents (dialectes). C’est le cas du bolon, du dioula et du marka (dafin). Toutes les études ont montré que le système fonctionne de la même façon même si des nuances de vocabulaires entravent souvent l’intercompréhension. Il en est de même des deux variantes du Songhay où le système connait des variations importantes comme la non-pertinence du ton d’un côté et sa pertinence de l’autre. Le paradoxe est celui du dogono (dogon = peuple à cheval entre le Burkina Faso et le Mali) où il n’y a pas d’intercompréhension entre les 24 variantes dialectales. Ils sont obligés de parler une langue véhiculaire comme le bambara (en ville) ou le fulfuldé (villages) pour se comprendre. Mais, il vient à l’esprit de qui de diviser les Dogon en 24 ethnies parlant 24 langues différentes ? Le manque d’intercompréhension entre deux branches ne suffit pas, à déclarer que nous sommes en face de deux langues distinctes. Des individus proches des zones inter-dialectales et ceux qui circulent entre les différents espaces savent bien établir des différences et les rapprochements dans le vocabulaire et même des nuances grammaticales.

Pour conclure, retenons que l’équation langue = ethnie ne fonctionne pas nécessairement car la langue est le bien commun de tous ceux qui le parlent tandis que l’ethnie est un des indicateurs de l’identité des membres d’une et une seule communauté. De même, dans l’histoire des langues du monde, toutes n’ont pas été portées par une ethnie lors de leur glottogenèse (naissance d’une langue). Le pidgin devenu créole puis langue que sont le Kiswahili (Tanzanie) et le Munukutuba (Congo) en sont la parfaite illustration. Il en est de même de l’espéranto (URSS), une langue artificielle créée pour éviter d’imposer la culture portée par une langue dominant aux autres communautés.

Nous avons enfin, des franges ou parties d’une langue qui se déploient dans une nouvelle fonction, en l’occurrence véhiculaire, en se diversifiant de la branche source comme dans le cas du dioula, du lingala et de l’anglais des aéroports. Des groupes spécifiques pourraient s’approprier de ces dialectes pour en faire des bases de création de phénomène d’ethnogenèse comme le cas des Numu avec la langue Kpe ou Kpégo dans la Leraba au Burkina Faso. La langue peut créer une ethnie comme l’ethnie peut créer une langue. Mais, les deux phénomènes peuvent évoluer chacun, avec son histoire et sa dynamique propre.

Mamadou Lamine SANOGO
Directeur de Recherches en sociolinguistique

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