Actualités :: 31 octobre : Ne tuez pas le pays !

Pardonnez-moi de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je n’ai jamais eu confiance à un politicien, quelle que soit sa tenue. Et je me suis appliqué à me tenir loin de cette engeance. Mais, avec les vidéos et audios qui me sont parvenus, il faut dire STOP !

Quelqu’un dans l’équipe du MPSR ou du gouvernement ne peut-il pas aller expliquer aux gens qu’un syndicat est dans son rôle quand il appelle à manifester ou à tenir un meeting ? Qui peut être assez honnête pour dire à leurs partisans qu’un syndicat est un groupe constitué légalement reconnu, et pas un groupe de terroristes ? Les syndicats étaient là, des décennies avant la crise sécuritaire.

Si nous n’avons pas pitié de nous-mêmes, si les souffrances des populations nous laissent indifférent, ayons au moins peur de Dieu ! Un vieux à barbe blanche ne doit pas mentir aux enfants. Un vieillard doit être une boussole. Ce n’est pas à un ancien de mettre le feu au pays. Si pour avoir dit cela vous allez me machetter, qu’il en soit comme Dieu voudra.

Vous appelez à acheter des machettes. Mesurez-vous les conséquences d’un affrontement sanglant en plein Ouagadougou ? Après, il ne faudra pas venir dire que c’est telle ou telle puissance étrangère qui cherche à nous diviser. Puisque nous nous divisions nous-mêmes, pile au moment où des populations sont confinées dans des villes encerclées.

Si réellement vous soutenez l’action de nos combattants, si vous mesurez le sacrifice de nos enfants FDS et VDP, si vous voulez donner une chance de succès au Président de la Transition pour la libération de notre territoire, arrêtez ça tout de suite !

SAUF SI VOUS VOULEZ OUVRIR LES PORTES DE OUAGADOUGOU AUX GROUPES DJIHADISTES.

DANS TOUS LES PAYS DU MONDE, LES SYNDICATS ONT LE DROIT DE MENER LEURS ACTIVITES.

Voilà ! J’ai rempli mon devoir de fils de ce pays, mon devoir de doyen, mon devoir d’un Burkinabè qui a eu la chance de mener des études. Et qui a eu la chance d’aller voir comment les gens vivent dans les autres pays de ce monde. Que chacun entende cet appel comme il veut. Mais, de grâce, ne brûlez pas ce pays que vous prétendez aimer !

Il y a peu d’importance à mes yeux de savoir qui a tort ou qui a raison. Le Burkina Faso, notre mère, est malade. Elle est alitée et a besoin de soins patients. Ne l’achevons pas !

Sayouba Traoré
Journaliste, écrivain

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